Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

se trouver inintéressant

En tant que personne hypersensible, il vous est sûrement arrivé de vous sentir comme une coquille vide face aux autres. Vous n’avez rien à dire. Vous pensez que vous ne valez pas la peine que les autres s’intéressent à vous.

J’ai connu cela : une estime de soi tellement mauvaise qu’on est littéralement bloqué pour sortir de sa bulle et oser aller vers les autres.  Et ce sentiment tenace de se trouver inintéressant.

Imaginez si vous pouviez vous débarrasser de cette croyance : est-ce que vous ne vous sentiriez pas tout simplement libre et fier de vous ?

Voici 3 idées à explorer pour vous sortir de cette pensée qui vous limite.

1) Quelles sont les peurs cachées derrière ce sentiment d’être inintéressant ?

Imaginez le pire : quelqu’un vous fait remarquer qu’il vous trouve inintéressant. Comment vous sentez-vous ? Je reconnais que ce n’est pas une expérience agréable même à visualiser ! Mais si vous la faites vraiment, il y a des chances que vous mettiez le doigt sur les véritables peurs en vous. Vous vous sentez nul, vous avez honte, vous voulez disparaître… Parce que l’autre vous signifie que vous n’êtes pas valable à ses yeux. Voilà comment on en arrive à se trouver inintéressant. Ce n’est pas grave en soi, sauf si vous attendez quelque chose de cette personne. Et quoi ? De l’amour bien sûr ! De l’attention, du respect, de la reconnaisance. On y est : lorsque vous attendez que l’extérieur vous apporte la preuve de votre valeur, vous vous sentez vulnérable. Vous attendez que les autres vous aiment à votre place.

2) Que trouvez-vous d’intéressant chez les autres ?

Un bon moyen pour se détacher de votre croyance est de prendre de la distance. Changez de focus et pensez à la façon dont vous percevez les autres. Qu’ont-ils de plus que vous qui pourrait les rendre intéressants ? Je suis quasiment certaine que vous surestimez ce que les autres donnent à voir. Or, eux aussi ont leurs failles. Il arrive à tout le monde de se trouver inintéressant. Vous ne voyez que ce que les gens veulent bien montrer d’eux. Rappelez-vous : personne n’est parfait. Vous comparer aux autres est le meilleur moyen de vous sentir inférieur à n’importe qui. Pourquoi ? Parce que vous imagienz que vous devez prouver aux autres que vous êtes intéressant en permanence. Cela n’existe pas. Il n’y a rien à prouver aux autres. Quel que soit votre mode de vie actuel, vous valez autant que n’importe qui.

3) Quelles parties de votre monde intérieur pouvez-vous mettre en valeur ?

Ce qui compte pour éviter de vous comparer inutilement, c’est justement de partir de ce qui fait votre différence. Qu’est-ce que vous avez plaisir à faire ? Quelles sont vos passions ? Vos talents, vos sujets de prédilection ? A quoi aimez-vous passer votre temps ? Il y a des chances que vous connaissiez un sujet dont vous pourriez parler pendant des heures ! Bien sûr, il ne s’agit pas de changer du tout au tout et de parler sans s’arrêter de vos passions. Il s’agit plutôt de prendre conscience que vous avez une vie intérieure riche, même si vous ne l’exposez pas beaucoup ou pas du tout aux autres. La prochaine étape pour vous sera alors de vous entraîner à déterminer les sujets sur lesquels vous pouvez facilement vous exprimer. Si vous êtes passionné, vous verrez qu’il est plus facile de parler de ses centres d’intérêt car alors vous vous concentrerez sur ce que vous dites. Pas sur vos ressentis, et pas sur vos jugements internes. C’est ainsi qu’on élimine doucement mais sûrement le sentiment de se trouver inintéressant.

Alors, comment faire concrètement ?

Les pratiques créatrices sont un excellent moyen pour à la fois cultiver son monde intérieur et le partager par l’intermédiaire de ses créations. Montrer aux autres un peu de soi à travers ce qu’on écrit, ce qu’on chante, ce qu’on dessine… c’est s’exposer à sa façon et retrouver l’estime qui fait défaut quand on se trouve inintéressant. Cultivez votre créativité et vous vous sentirez suffisamment riche intérieurement pour dépasser la croyance que vous n’avez rien à partager.  Cela ne demande pas de devenir doué dans un domaine artistique! Il s’agit plutôt de retrouver plaisir à agir par soi-même, réussir à accomplir de petites choses qui font remonter l’estime de soi. Pratiquer un art c’est aussi un bon moyen de trouver des points communs avec d’autres personnes, donc pouvoir créer des relations basées non pas sur l’apparence mais sur ce qui fait votre authenticité. Vous donner cette chance, c’est vous aider à exprimer davantage votre voix unique et prendre votre place à votre façon.

Si vous voulez en savoir plur sur la façon dont l’expression créatrice peut vous aider à trouver votre place et oser aller vers les autres, rejoignez-nous dans le groupe Facebook. Un espace tranquille où vous pouvez interagir à votre rythme !

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Quand nous osons exprimer notre voix, nous nous offrons une chance de nous révéler aux autres et de vivre des relations facilitées et épanouissantes, en harmonie avec notre identité profonde. Je crée des espace-temps pour vous aider à vous exprimer votre intériorité en douceur, à votre rythme, et à trouver votre place unique et juste. Découvrez mes parcours guidés en mots et en voix!

Je ne sais pas quoi dire: 3 pistes pour surmonter cette peur

Je ne sais pas quoi dire: 3 pistes pour surmonter cette peur

peur de ne pas savoir quoi dire conversation
Pendant très longtemps, j’ai eu peur de ne pas être intéressante et de ne pas savoir quoi dire. Je vivais les discussions comme des examens oraux ou des entretiens d’embauche. Chaque fois que je disais quelque chose, je me jugeais aussitôt sévèrement. Chaque fois que je me taisais je pensais que j’allais paraître idiote devant les autres.
Je n’avais pas encore les clés pour me rassurer et me faire confiance sur l’attitude à adopter : faire semblant et dire des choses qui ne me ressemblaient pas ou bien m’enfoncer dans mon malaise et me sentir exclue? C’est quand j’ai réussi à sortir de ce dilemme que j’ai pu accepter d’être simplement moi et que j’avais le droit d’avoir des choses à dire comme de rester silencieuse.

Que faire quand on est terrifié par l’idée de devoir prendre la parole?

Comment faire quand on est persuadé qu’on n’a rien d’intéressant à partager avec les autres?

Voici 3 pistes pour surmonter cette peur. 

  • Identifiez ce qui vous donne envie de vous exprimer

Bien se connaître est une clé fondamentale pour partager avec les autres ce qu’on porte en soi.

Qu’est-ce qui vous procure de grandes émotions?

Qu’est-ce qui vous fait réagir?

Ce peuvent être des sujets d’actualité, des persones que vous appréciez, des passions, des causes à défendre, des sujets d’étude… Trouvez ce qui vous mobilise, vous fait vibrer. Vous verrez qu’au-dedans, ça fourmille. Passez par l’écrit pour noter ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à ces thèmes qui vous tiennent à coeur!

 

  • Choisissez les contextes qui vous conviennent

Vous avez certainement plus de chance de vous sentir rempli de choses à dire si vous pouvez aborder des sujets qui vous passionnent. C’est vrai aussi si vous êtes en compagnie de personnes avec qui vous êtes suffisamment à l’aise pour vous exprimer sans crainte du jugement. La discussion idéale n’existe pas, mais vous pouvez privilégier les contextes où vous vous sentez sécurisé pour expérimenter la prise de parole. On peut oser sortir de sa zone de confort quand on a un minimum confiance dans son environnement. L’envie dépasse la peur et on se lance.

 

  • Ecoutez les autres et relativisez

Vous n’êtes pas obligé de parler de tout, tout le temps avec tout le monde. Observez les autres: chacun a sa propre façon de s’exprimer, à son propre rythme et avec une quantité de contenu différente. Vous avez le droit de choisir votre place et votre rôle dans chaque nouvelle conversation. Rien n’est figé ! Prenez également conscience que les autres s’autorisent à être eux-mêmes en se jugeant sûrement moins sévèrement que vous ne le faites avec vous-même. 

Enfin, si vous avez envie de mettre en pratique tout cela, rien n’est plus efficace que le lâcher prise à travers une pratique créatrice. Je vous invite à découvrir mes propositions pour vous aider à vous exprimer au plus proche de vous, avec plus de spontanéité et de confiance.

Quand nous osons exprimer notre voix, nous nous offrons une chance de nous révéler aux autres et de vivre des relations facilitées et épanouissantes, en harmonie avec notre identité profonde. Je crée des espace-temps pour vous aider à vous exprimer votre intériorité en douceur, à votre rythme, et à trouver votre place unique et juste. Découvrez mes parcours guidés en mots et en voix!

Apprivoiser sa voix grâce à celle des autres

Apprivoiser sa voix grâce à celle des autres


Quel est le chemin le plus court pour faire connaissance ou reconnaissance avec sa voix ?

Chanter, parler, s’écouter ?

Une démarche apparemment naturelle, centrée sur ses propres besoins. Il y est question de mettre en voix ce qui résonne en nous et de progresser à son rythme et à sa façon, guidé ou non par un enseignant.

Il me semble que les limites d’une pratique toute individuelle résident dans le fait de justement ne pas pouvoir recevoir d’écho à ce que l’on a lancé… On aura beau faire, si notre voix résonne seule, la pratique tournera en rond.

Pratiquer le chant à plusieurs est une habitude plus qu’ancestrale et se prête à des modalités très richement diversifiées à travers le monde. Outre le plaisir de chanter ensemble, l’écoute des autres et le mélange de voix met en œuvre des mécanismes vocaux différents parfois d’une pratique solo. On pourrait également évoquer les bienfaits vibratoires d’un ensemble vocal, encore un vaste sujet ! Improviser en collectif est un moyen particulièrement adapté pour travailler confiance en soi, lâcher prise, créativité. A son rythme.

Qu’est-ce qui se passe quand je chante avec les autres ?

 

Vous avez certainement fait cette expérience de chanter avec une ou plusieurs personnes, que ce soit chez vous, dans la voiture, en apprivoiser sa voixchorale, en soirée, en représentation… Indépendamment de l’objectif visé, nous allons mettre en œuvre différents comportements selon le contexte :

– chanter à l’unisson

– chanter en écho, l’un après l’autre

– chanter plus ou moins  fort que l’autre pour que l’on puisse s’entendre

– chanter une octave plus haute ou basse pour rester dans notre confort vocal

– …

Qu’est-ce que l’on fait au juste, si ce n’est s’adapter à l’autre voix en fonction de la sienne ? Se met alors également en place un jeu, au sens premier du terme. Ce jeu bien moins anodin qu’il n’y paraît est une conversation où chacun va tenir un ou plusieurs rôles. Comme dans notre vie quotidienne, lorsque nous chantons, nous agissons en fonction de notre subjectivité. Si les pratiques artistiques sont un terrain propice pour bousculer cette subjectivité et incarner une autre façon d’être au monde, le chant à plusieurs est une place où s’observent des jeux relationnels évocatifs et où l’on peut requestionner notre place et surtout la façon de l’ancrer sereinement dans un cadre protégé.

On voit donc qu’une fois mise en voix avec d’autres, notre propre voix va se trouver confrontée à se positionner d’une façon ou d’une autre.

 

Comment mêler ma voix à celle des autres tout en la faisant entendre ?

Le plaisir de chanter ensemble, au-delà de l’aspect purement énergétique, réside me semble-t-il – entre autres – dans celui de pouvoir être connu et reconnu par ses pairs.

Mais que cherche-t-on au juste ?

  • faire entendre à l’autre notre voix et acquérir sa reconnaissance tacite de sa justesse, son originalité, son esthétique ?
  • obtenir de l’autre une réponse à ce qu’on vient de chanter et donc instaurer un dialogue au sens propre ?
  • harmoniser nos voix pour atteindre un idéal esthétique déjà connu et reconnu  par l’extérieur ?

Lors des sessions de Chant pour tous que j’anime, il est crucial pour l’animateur de faire passer le message suivant aux participants : la séance n’est pas un cours, elle est participative. Ceci exige de ma part de mettre de côté certains aspects purement pédagogiques et didactiques de mon enseignement, tout en créant les conditions favorables pour que chacun se sente en confiance et en droit et  de participer sans jugement des autres. Les autres, dans lesquels je m’inclus alors, sont également aux prises avec les contraintes de cette pratique. Il n’y a pas de transmission d’enseignement, tout repose donc en grande partie sur la dynamique du groupe sur laquelle l’animateur peut influencer dans une mesure existante mais naturellement limitée.

 

Je voudrais revenir sur celles-ci, car si le Chant pour tous offre un espace privilégié d’expression et de partage, il n’en demeure pas moins qu’avant de recevoir… il faut donner ! Chaque participant, invité comme animateur, se retrouve alors face à des situations souvent inédites par rapport à sa propre pratique vocale, des situations parfois embarrassantes, plus ou moins agréables, déroutantes dont voici quelques-unes. La confiance mutuelle qui s’installe progressivement est un élément clé pour donner forme au chant.

Essayez donc de vous projeter dans les situations décrites : comment réagiriez-vous ?

  • émettre un son libre sans modèle donné
  • improviser avec une personne n’ayant pas le même timbre de voix
  • gérer des mouvements corporels rythmés (gestes, déplacements) tout en chantant
  • ne pas savoir quand commencer ni quand finir puisqu’il n’y a ni partition ni mesure
  • entendre soudainement le silence alors qu’on ne s’y attendait pas
  • avoir le choix de démarrer sur la note que l’on souhaite
  • se retrouver avec l’impression de ne pas réussir à créer un son harmonieux à plusieurs
  • avoir une mélodie en tête mais ne pas pouvoir la faire entendre car les autres nous couvrent de leurs voix
  • avoir l’impression de suivre l’autre en lui répondant par une phrase vocale adaptée et ne pas comprendre la réplique qu’il nous donne alors
  • avoir envie de continuer et de prolonger une circle song et se retrouver tout seul car les autres ont arrêté avant nous
  • avoir l’énergie dans notre voix qui demande à sortir mais ne pas trouver le soutien dont on aurait besoin dans le cercle pour avoir le temps de se lancer et prendre confiance

Que retrouve-t-on là si ce n’est des situations finalement très banales et quotidiennes ?

 

Quel rôle je joue devant les autres ?

Il n’est pas question ici de développer plus avant les mécanismes relationnels en jeu, mais simplement de mettre en exergue quelques aspects que l’on va retrouver dans ce contexte particulier du chant improvisé :

  • rapports de force plus ou moins établis mis en scène par le jeu vocal, avec les rôles de composition permis par ce cadre privilégié
  • attitude de repli ou affirmation de sa présence
  • écoute timide mais intégrative qui permet de se lancer au moment opportun pour soi
  • paradoxe intérieur du vouloir et ne pas vouloir être entendu, avoir envie d’y aller mais ne pas oser
  • frustration de l’expérience vécue comme inaboutie
  • sensation désagréable de dysharmonie d’après les normes harmoniques occidentales
  • confrontation aux voix qui ne nous « parlent » pas : qu’en faisons-nous ?

apprivoiser sa voix

Je vous laisse le soin de faire les rapprochements ou analogies avec votre propre vécu ! Les échos sont étonnamment très larges et souvent partagés… Inutile de dire que l’influence de notre culture est tout simplement… énorme. Et que se détacher de nos propres repères, nos « notes en tête », nos mélodies toutes faites, demande un effort de décentrage quasi-permantent, rendu possible – à mon avis – par l’écoute et le lâcher prise. Pendant la pratique et bien sûr par un travail personnel en dehors. Il en va de même pour nos postures respectives, animateur ou participant : comment je prends ma place, comment je perçois celle des autres, comment j’évolue dans les interactions qui se créent.

On ne vise pas l’esthétique. On cherche une façon d’être ensemble, qui va passer par la voix chantée.

 

Se décentrer pour mieux se recentrer : voilà tout l’enjeu !

Que cela nous fasse peur ou envie, l’expérience prouve que nos réactions évoluent, d’une séance sur l’autre et d’une minute à l’autre lors d’une même session. Ce processus dynamique d’échanges vocaux est par nature non figé et se veut donc le moyen idéal pour se mettre dans un état à la fois réceptif et actif. Plus j’écoute, plus je me donne le droit au silence, plus je suis en mesure de redonner de ma voix. Plus je me lance sans filet, plus je rentre dans le jeu en répondant aux autres, plus je me donne de chances d’aller là où je n’ai encore jamais mis les pieds… dans ma voix et dans mon rapport aux autres !

 

apprivoiser sa voix

Mon parcours personnel étant ce qu’il est, j’essaie de toujours rester dans une sollicitation non intrusive des participants. Se forcer ne sert à rien, être doucement impliqué me paraît plus porteur… ce n’est pas évident, ni pour l’animateur, ni pour le participant. Tout est question de savoir : est-ce que je veux jouer le jeu ? Est-ce que je m’accorde le droit de prendre le risque, avec moi-même et avec les autres ? Il est bien sûr avant tout question de confiance et le climat bienveillant nécessaire pour lâcher prise s’instaure dans la dimension collective. Les bénéfices sont larges même si pas immédiatement ressentis ou constatés. Seule la pratique peut aider à se familiariser et à oser un peu plus. 

 

 

Plus de confiance en moi, plus de confiance en la voix des autres, plus d’assurance pour oser me lancer là où je ne suis pas encore allé avec ma voix…

 

Apprivoiser la voix des autres, y prêter non seulement l’oreille mais aussi le cœur et le corps, c’est se mettre tout autant à l’écoute de la nôtre. C’est se donner une chance d’enrichir de multiples dimensions de nous-même : bien au-delà d’une pratique vocale, le chant improvisé en groupe nous met au travail pour requestionner notre sentiment d’appartenance tout autant que notre unicité. Une chance de pouvoir asseoir notre équilibre et développer notre sentiment d’ancrage et d’individualité au croisement de celle des autres !

 

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Pourquoi se sentir différent peut être un atout

Je me sens toujours différent des autres… je ne comprends pas comment les autres personnes fonctionnent.

Je me demande ce qu’il faut faire pour ne plus me sentir en décalage permanent.

Vos différences sont précieuses et je vous encourage à les cultiver…

Se sentir différent peut être douloureux: à force de se sentir trop en décalage, nous risquons de développer une personnalité qui n’est pas vraiment la nôtre. Nous ne pouvons pas nous exprimer librement comme nous le souhaiterions.

Sachons reconnaître nos différences, sans chercher à tout prix à rentrer dans les cases…

Les étiquettes c’est pratique, quand on ne sait pas qui on est et qu’on n’a pas le temps/le courage/l’énergie/les tripes pour oser être soi simplement. Ca aide aussi pas mal quand tout le monde a son étiquette, et pas nous: il nous en faut vite une pour être comme les autres, rangé dans notre bocal. Se sentir plus proches des autres bocaux, celui de haricots verts à la tomate et l’autre là, les poires en sirop. C’est cool pour se faire de nouveaux amis, d’ailleurs si on n’avait pas lu l’étiquette sur les poires, même pas sûr qu’on leur aurait proposé de faire ami-ami!

Sauf que comme d’habitude, les petites constructions mentales, ça s’effondre tôt ou tard et l’illusion d’un bocal commun disparaît: on est finalement tous “un” (si tu renverses, ça fait “nu”!), semblables et différents en même temps.

Si on sait reconnaître que l’absence d’étiquettes n’empêche pas le lien, alors on peut décoller l’étiquette et faire connaissance avec les autres pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils pensent être ou pour ce qu’on dit d’eux…

 

faux self créativité

Alors pourquoi ce besoin perdure-t-il ?

Une pise à explorer : que se passerait-il si l’on n’avait pas d’étiquette ? On aurait peur.

Peur de ne pas être reconnu.

Peur de ne pas être identifié dans la masse.

Ou au contraire peur de ne pas correspondre aux codes déjà établis.

Peur de (se) faire peur ?

Peur du rejet.

Peur du jugement.

N’en jetez plus !

 

Les catégories, c’est parfois pratique, mais gare à ne pas en garder une seule. Nous sommes tous issus d’une même espèce, d’un même ancêtre commun (plutôt poisson paraît-il !).

Si nous portons en nous une combinaison unique de gènes, c’est donc que nous sommes littéralement un brassage génétique à nous seuls, et pourtant terriblement proches de tas d’autres êtres vivants.

On pourrait résumer le paradigme en : percevoir l’unicité en chaque être ou bien chercher la similarité à tout prix.

Se sentir unique, c’est bien. Se sentir comme les autres, c’est bien aussi.

 

Encore une fois, tout est question d’équilibre – je préfère parler d’harmonie. Nous portons tous en nous des contradictions, des pôles opposés. Nous sommes tout et rien à la fois.

J’ai longtemps vécu dans un faux-self enfermant car je ne trouvais pas d’étiquette qui me convienne. J’ai finalement décidé de ne pas porter d’étiquette. Ou plutôt, d’être une intermittente de l’étiquette.

faux self création

Quand je crée, j’enlève le masque. Plus rien ne m’empêche de sortir du cadre si ce n’est mes propres pensées que je travaille à apaiser.

La création est pile poil ce qui nous demande de ne pas être dans le cadre.

La création est pile poil ce dont nous avons besoin pour enfin respirer hors du cadre, et rejoindre ce point en nous-même où tout va bien, tout prend sens et où le jugement a finalement peu d’importance.

J’aime des œuvres d’art, des chansons, des films, des BD, des chorégraphies, très variées.

De Basquiat à Klimt, de Stevie Wonder à Liszt : bien plus de connexions qu’on ne pourrait le croire en apparence.

Défaire les étiquettes, sortir du cadre, pour voir d’autres liens et se sentir réunifié dans ce monde si complexe.

 

Je vous souhaite de faire le tour mille et mille fois pour constater comme nous sommes UN.

Ah oui, le bunyip… j’ai failli oublier !

Comme je n’aime pas trop les noms d’animaux à la mode, j’ai été bien contente de découvrir tout récemment dans un superbe album jeunesse, l’existence du bunyip.

Non, je ne vous dirai pas ce que c’est. Ce serait trop réducteur, vous vous feriez des idées, vous rangeriez le bunyip dans une catégorie, pour vous en souvenir…. C’est naturel, on fait tous ça !

Le bunyip est mon héros antifaux-self!

 

fauxself bunyip

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