procrastiner

Procrastination et créativité #3 : et si on se voilait la face?


Cette fois, je ne vais pas procrastiner: je mets les pieds dans le plat.

procrastiner

 

Je n’aime pas les mots galvaudés.

Or le terme de procrastination en fait partie.

Ca ne veut pas dire que je n’aime pas ce qu’il signifie ou recouvre, juste qu’on a tendance à l’utiliser du coup à tort et à travers.

 

Procrastiner, c’est un mot bien pratique pour se déculpabiliser.

Ca devient même une activité dites donc! Un verbe d’action pour désigner le fait de retarder notre mise en action.

Qu’est-ce que tu fais?

Ben, je procrastine!

J’exagère sans doute, mais sur le fond, ça me paraît important de ne pas se cacher derrière des mots.

Pourquoi est-ce qu’on emploie ce mot, « procrastiner »?

Sans doute pour ne pas s’avouer les raisons pour lesquelles on procrastine…

 

Est-ce que procrastiner, ça ne serait pas plutôt:

  • avoir peur de ne pas avoir le courage d’aller au bout de sa création?
  • retarder le moment où il faudra se regarder dans le miroir, avec ses failles, et agir quand même?
  • cultiver une certaine fainéantise qui nous permet d’éviter de nous confronter à notre imperfection?
  • saboter notre potentiel créatif en prétextant que ce qui sortira de notre voix, de notre stylo, de nos mains, ne sera jamais aussi bien que ce qu’on a dans la tête?

 

Si j’essaie d’être honnête avec moi-même, ce mot fourre-tout m’est quand même bien utile.

Surtout si je ne prends pas soin de fixer des échéances régulières pour me mettre à l’ouvrage, finir un travail… Et pire que ça, je prends des prétextes pour ne pas dire que je procrastine : vous voyez, on en rajoute encore une couche, histoire de bien noyer les vraies raisons sous tout un tas de fausses excuses:

  • pas le temps
  • pas la forme
  • pas l’inspiration
  • pas le courage
  • pas le talent
  • pas la motivation

C’est moins déshonorant que d’avouer nos faiblesses, toutes contenues dans un seul mot: la peur.

Peur d’être soi-même, vulnérable et faillible, vrai et humain.

procrastiner

Ne pas procrastiner à tort…

Et puis, il y a toutes ces fois où on s’inquiète de « procrastiner », alors que non, pas du tout.
On est juste dans un processus naturel, personnel, indépendant du temps qui court et des pressions extérieures.
La relation au temps peut être apaisée quand on n’entre pas dans le jeu de la procrastination qui nous fait retarder et au final échouer si on n’y prend pas garde.

Procrastiner, un mot à ne pas confondre avec:

  • rêvasser
  • inspirer
  • s’inspirer
  • se poser
  • penser les étapes de la création tout en se projetant déjà dans le processus de réalisation.

 

Où en êtes-vous par rapport à la procrastination?

Est-ce que vous utilisez ce mot?

Savez-vous détecter quand vous êtes sujet à une peur qui vous freine et limite votre créativité?

Au plaisir de vous lire dans les commentaires, on a tous des expériences différentes par rapport à cette contrainte du temps qui passe et de la pression qu’on se met!

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