Le bon moment pour écrire

 

J’aime écrire au petit matin, quand tout semble recommencer et que tout est encore possible. Que va m’apporter la journée à venir?

 

Elle contient plein de surprises, que je vais choisir de recevoir en conscience (du moins, dans l’idéal que je vise! Mais ça n’est pas toujours facile…).

A cet instant où le bruit du dehors est encore faible, où la lumière du printemps se veut déjà éclatante, tout est prêt à exploser de vie.

C’est l’instant du renouveau, en tout cas pour moi c’est véritablement la sensation que j’ai : rien n’est encore fait, acté, prononcé… je peux choisir l’état d’esprit avec lequel je vais aborder cette journée.

Je peux ainsi écrire, en donnant à mes mots l’intention que je souhaite pour imprimer un état d’esprit positif à cette journée que je vais vivre. Des mots d’encouragement pour moi-même, des souhaits pour ce jour ou pour plus tard, mes rêves du moment…

Ou bien les rêves de la nuit passée, qui imprègnent encore mon mental et me retiennent parfois dans une ambiance spéciale, un film dont je ne suis pas encore tout à fait sortie. Ecrire mes rêves me permet alors de me détacher de la nuit et de cette étrange activité onirique qui a eu lieu. Je défais les fils, laisse une trace et repars de l’avant. Parfois écrire ses rêves permet justement de les “effacer”: on prend conscience de leur portée, de leur signification profonde pour nous-mêmes; déliés de cette vérité jusque-là cachée, on continue le chemin avec des billes en plus pour l’avenir.

Cette parenthèse du matin, c’est l’occasion de remettre à plat mes intentions, à moyen ou long terme. Ce peut être juste un objectif pour la journée, ou bien un idéal à atteindre bientôt (du moins je l’espère!).

Cette écriture dont je vous parle, c’est une écriture toute personnelle, un peu à la façon d’un journal de bord: c’est une trace que je relis rarement mais qui reste là et me permet si j’en ressens le besoin de constater l’évolution de mes choix et de mes pensées, ainsi que de leurs résultats.

Ecrire, imaginer, rêver…

Mais ce moment privilégié du matin est aussi celui où l’imagination peut se débrider, à la faveur du renouveau que j’évoquais plus haut: c’est une période propice pour enchaîner sur un projet d’écriture déjà entamé. En ce qui me concerne, ce peut aussi bien être finir de rédiger un article et le publier, que corriger ou terminer un paragraphe ou une partie d’un autre écrit. Rebondir pour aller plus loin.

Beaucoup de personnes privilégient le soir pour écrire. Pour une raison d’abord très simple et pragmatique: libéré des obligations de la journée, on peut enfin se poser et laisser le crayon ou le clavier s’animer sous l’influence de notre inspiration. Ainsi, on crée un sas de décompression, que ce soit pour laisser à l’écrit une trace de nos ressentis quotidiens, ou bien pour s’évader à travers une écriture plus littéraire et scénarisée. Le soir, surtout la nuit venue, peut apporter beaucoup d’avantages : le calme revenu, la noirceur qui nous enveloppe sont idéaux pour créer une atmosphère particulière, celle où l’on apprécie de se plonger dans un bon bouquin pour le dévorer et s’immerger dans un univers différent du nôtre. Ecrire le soir a cette saveur particulière: on travailler à l’heure où d’autres se couchent ou regardent la télé, dans l’ombre, en silence. On crée dans son coin, on entre dans un monde rien qu’à soi qui nous permet de nous éloigner du quotidien.

Les symboles de la nuit sont très inspirants, qu’ils soient réels ou imaginaires: lune, étoiles, bruits insolites, animaux nocturnes et créatures féériques qui s’éveillent à la tombée du jour… Autant d’éléments qui suscitent souvent le réveil de la plume. Le temps s’arrête, ou plutôt on est comme hors du temps. La nuit est simplement magique pour les écrivains.

 

Matin ou soir, ou à tout autre moment du jour, il n’y a pas d’heure, du moment que vous savez saisir l’inspiration quand elle vient.

Soyez réceptifs, laissez venir les images, les sons, les couleurs, même si les mots ne sont pas encore là, vous pouvez vous imprégner de l’atmosphère suggérée par ces touches d’inspiration. L’idéal étant de pouvoir noter d’une façon ou d’une autre (mots clés, schémas ou dessins, trace) ce qui vous est “venu” à l’esprit; et de reprendre plus tard, au moment où vous aurez vraiment le temps, le fil d’inspiration qui s’est présenté à vous.

Quel est votre moment préféré pour écrire?

Vous arrive-t-il d’être inspiré à un moment où vous ne pouvez pas écrire? Comment faites-vous alors pour ne pas perdre votre idée en chemin?

J’aurai plaisir à vous lire dans les commentaires!