Le réflexe en 3 étapes quand on se sent bloqué ou éparpillé

Le réflexe en 3 étapes quand on se sent bloqué ou éparpillé

Nous aimerions tous avoir une vie remplie d’émotions positives en quantité suffisante.
Pour ceux qui ont tendance à être de vraies éponges, ça ressemble plutôt aux montagnes russes. Les bas peuvent être très bas, les hauts très… hauts! On peut se sentir bloqué, figé, au creux de la vague. Ou à l’inverse totalement dispersé, éparpillé.
Il est fatigant d’être submergé par des émotions dont on ne sait plus que faire. De ne pas avoir l’énergie pour avancer ou bien de ne plus savoir quelle direction prendre.

J’ai longtemps été le jouet de ces vagues sans fin. Avec le temps et la pratique, il m’est maintenant possible de lisser un peu la courbe de ses émotions pour en garder le meilleur.

Comment faire pour ne pas s’enfermer dans ces états un peu extrêmes?

Tu peux regarder la vidéo en cliquant ICI ou bien lire l’article ci-dessous.

bloqué éparpille le réflex en 3 étapes

Qu’est-ce que tes émotions veulent te dire ?

Relis les mots que j’ai utilisés: bloqué, figé, dispersé, éparpillé.

Si tu y prêtes attention, tu verras qu’ils se réfèrent tous à une même thématique: celle du mouvement, de la dynamique.

Porté par les émotions, tu en viens parfois à oublier ton corps. Or c’est bien lui qui parle, en ce moment:

  • si tu restes immobile dans une certaine posture, tu risques la crampe au bout d’un moment. Tu as bloqué ton énergie.
  • si tu commences à courir dans tous les sens sans trop savoir où tu vas, tu vas vite t’essouffler. Tu as dispersé ton énergie.

Il se passe la même chose quand tes émotions sont tellement fortes qu’elles peinent à trouver comment vivre leur vie : le corps prend des meures pour t’avertir de ce qui se passe. La cocotte minute est à fond, ou bien tu as zéro de tension. Bien sûr, toutes les nuances entre ces deux extrêmes sont possibles!

Etape 1: Observe et ressens! 

Maintenant, porte ton attention au niveau corporel. A l’aide d’un miroir, en te filmant, en faisant un petit arrêt sur image durant la journée. Regarde et ressens:

  • ta façon de de te déplacer quand tu marches, quand tu te lèves, que tu t’assois
  • tes gestes de bras, de mains
  • tes expressions au niveau du visage

Etape 2: Nomme et décris ton attitude

 Rappelle-toi : tu ne te résumes pas à ce que tu observes de toi en ce moment.

Tu es simplement traversé par des émotions intérieures qui se traduisent coporellement par de l’agitation ou du retrait.

 As-tu tendance à faire les choses vite, ou sans élan?

 

 Peut-être as-tu des mouvements saccadés, ou bien très peu de mouvements?

Tu n’es pas forcément dans l’une ou l’autre de ces descriptions: ce sont juste des pistes pour t’aider à poser ton regard sur toi-même. Utilise tes propres mots. Ce sont ceux d’aujourd’hui, n’oublie pas que tout évolue et que la phase actuelle que tu traverses n’est que temporaire.

Etape 3: Remets du mouvement

Tu as tendance à t’agiter inutilement?

  • Ralentis tout.
  • Décompose tes gestes
  • Au moins le temps de faire quelques pas, prends le temps de poser ton pied au sol vraiment.
  • Accomplis tes actions de manière séquentielle: l’une après l’autre, et pas deux en même temps.
  • Prends le temps de savourer le vide, le silence entre deux actions, deux pensées

Tu sembles sans énergie, figé?

  • Tiens-toi plus droit, sans raideur.
  • Souris, même intérieurement.
  • Adopte un pas plus léger, sautillant, même juste chez toi pour quelques secondes.
  • Inspire rapidement en gonflant tes poumons, expirer d’un seul coup
  • N’attends rien: va chercher l’élan et lance-toi sans attendre dès qu’une petite envie se pointe.

Pour aller plus loin

Dans ma pratique, j’accorde une grande importance à la prise en compte de l’expression corporelle.

Nous sommes un univers à nous tout seuls. On ne peut pas dissocier les émotions ni les pensées du corps. Tout ce que tu ressens passe par le corps, d’une façon ou d’une autre. Parfois le corps semble dire le contraire de ce que tu penses.

Je profite d’un temps d’ancrage corporel dans chaque séance pour t’amener à t’observer. Mon but n’est pas de te dire quoi faire ni comment.

C’est de te rendre acteur et créateur. Prendre le temps de s’arrêter sur soi, c’est indispensable pour ensuite choisir la direction à prendre.

A travers cette observation consciente et globale, nous pouvons ensemble détecter les blocages, les envies, ce que tu as en toi qui demande à s’exprimer. Ca passe alors par les mots, par le mouvement, par la voix, ou tout cela à la fois.

Regarde en toi.

Choisis ta voie.

Si vous voulez aller plus loin pour être bien en vous et avec les autres, découvrez mon accompagnement en expression vocale créatrice:

La seule question qui compte pour être toi-même

Qui t’empêche de t’autoriser à être toi-même?

 

C’est toi.

 

Oui. Et je ne dis pas ça pour te culpabiliser, pour donner des leçons… je parle en connaissance de cause et je voudrais simplement partager quelques éléments qui te parleront peut-être et je l’espère, t’aideront à te sentir mieux.

Ca peut sembler être une évidence, mais entre le comprendre et l’assimiler, il y a un pas.

 Or, savoir vraiment ce qui fait que tu ne te sens pas libre est fondamental pour avancer vers une vie où tu peux t’exprimer plus spontanément et au plus proche de toi. Sans avoir peur en permanence de ce que l’extérieur va te renvoyer comme image.

  •  On le sait tous, qu’on se met des bâtons dans les roues.
  •  On a des croyances tellement ancrées en nous concernant ce qu’on devrait faire !
  •  C’est comme si tous nos comportements étaient dictés à l’avance par notre passé et les étiquettes qu’on s’est laissé coller volontairement ou non. Tu vois comme c’est aliénant ?

Je fais ce chemin comme toi, pour essayer de faire ma place en me dégageant de tous ces poids inutiles qui ramènent vers le bas et menacent la confiance en soi, l’estime, la fierté, la joie. Et il y a bien des jours où le saboteur interne fait son travail avec trop de zèle…

Je me suis longtemps trouvé toutes les excuses du monde pour éviter de me retrouver libre d’être moi.

Il y a eu la longue phase où j’ai essayé de me changer pour être « comme les autres ». Bien sûr à cette époque, il n’était pas question d’être moi et je ne voyais pas du tout que je m’empêchais d’exister. Je pensais que le problème, c’était moi: je ne savais pas comment faire pour penser et agir comme la majorité des gens qui m’entouraient. J’étais différente de la majorité, alors tout ce qu’il me restait à faire c’était logiquement copier les attitudes des autres.

 

J’étais comme anesthésiée et je cherchais la solution à l’extérieur.

 

Et puis, plus tard, j’ai pris conscience que tout ça c’était des excuses. J’ai vu et rencontré des personnes libres, j’en ai admirées beaucoup (et c’est toujours le cas d’ailleurs! Admirer quelqu’un ce n’est pas rester passivement à l’idéaliser, c’est aussi se donner de l’inspiration pour avancer dans sa propre vie). Il m’est apparu évident que je pouvais passer toute ma vie à trouver une bonne raison de ne pas m’autoriser à m’exprimer à ma façon. Car je serai toujours pas assez ceci ou trop cela aux yeux des autres.

Nous avons tous été plus ou moins façonnés par l’extérieur (famille, société, travail…) et on se faufile au milieu des autres sans se poser trop de questions.

 

Ca c’est quand on veut éviter d’avoir mal. 

On a peur

  • de choisir,
  • de se tromper,
  • de décevoir,
  • de trahir

en osant dire ce qu’on pense, faire ce dont on a envie. En osant être soi.

 

Et puis quand on se sent justement trop mal à l’aise de porter le masque, quand on a développé une personnalité qui ne colle pas à qui nous sommes profondément… ça craque en surface et il reste deux choix : continuer à éviter, ou bien saisir cette opportunité pour commencer à s’affirmer plus sereinement, à son rythme. Ca ne se fait pas d’un coup. Personne ne peut prétendre devenir Bouddha avec quelques pensées positives récupérées ici ou là. Se détacher totalement du regard et du jugement des autres pour permettre à son âme de respirer et d’interagir avec les autres, c’est un idéal. En attendant, le quotidien nous demande d’être attentifs et réactifs. A ce qui se passe au-dehors mais aussi et surtout au-dedans.

 

Il existe encore un espace de liberté à faire grandir en toi et au-dehors.

 

S’il t’arrive de te comporter souvent de façon

  • à ne pas te faire remarquer
  • à te faire apprécier ou à ne pas être détesté
  • à ne pas devoir justifier tes choix, tes goûts, tes idées

 

alors j’aimerais te poser une question fondamentale.

 

Si tu prends vraiment le temps d’y répondre, tu pourras cerner là où ça bloque chez toi.

 

Qu’attends-tu de toi-même?

 

Autremement dit, quelles attentes as-tu vis-à-vis de toi-même? Cette question a l’air toute simple mais je t’assure que si tu prends le temps de creuser, tu pourras en apprendre beaucoup sur toi-même et peut-être entrevoir la façon dont tu peux te te libérer de certains poids.

 Si tu ressens l’élan de partager tes réponses ou une partie, tu peux le faire dans les commentaires. Je serais ravie de te lire!

 

Tu ne voudrais pas te priver de ça, n’est-ce pas?

Quand tu crées, tu installes autour de toi, pour un moment, dans un endroit, la possibilité d’être toi. Sans aucune consigne, ou alors celle que tu as librement choisie. Qui va t’empêcher à ce moment-là d’être toi-même? Plus personne!

 Pour commencer à explorer ta sensibilité expressive et oser enfin aller vers les autres en étant fidèle à toi-même, le premier pas est de sortir de ta bulle.