Tribu: se sentir faire partie d’un groupe

Tribu: se sentir faire partie d’un groupe

Heure des comptes, heure des rassemblements.

Qui avec qui, qu’est-ce qui compte vraiment?

La tribu nous offre la reconnaissance de notre appartenance, souvent en contrepartie d’une loyauté sans faille. 

Est-on libre d’assumer sa singularité dans un collectif fondé sur un dénominateur commun: territoire, valeurs, croyances?

Quand elle nous est attribuée d’office, cette communauté dans laquelle nous évoluons fournit idéalement les éléments essentiels à notre survie: sécurité, solidarité, place toute faite.

Que se passe-t-il quand les bords des tentes deviennent trop serrés? Quand l’envie de prendre le large pour voir ailleurs se fait sentir?

Quitter une tribu pour en rejoindre une autre: une dynamique naturelle qui peut se produire quand le dénominateur commun étouffe la singularité d’un membre. Le commun suffit à faire alliance tant que le consensus existe. Equilibre précaire. Nos groupes, nos sociétés: tribus sclérosées parfois, qui ne prennent pas le soin d’un examen de conscience.

Quand la tribu nous confine dans une histoire étriquée et figée, nous payons là le tribut d’une faiblesse de réflexion, de notre part et de celle de la communauté, à l’égard de notre universalité.

Le dire avec des mots et le vivre en soi

  • ad Tribuere : répartir entre les tribus
  • Tribus : lignée, lignage.
  • Tribu : groupe social de souche commune avec une certaine homogénéité physique, linguistique, culturelle.

Qu’est-ce que ce mot évoque pour moi? Quelles émotions y sont associées? Quelles sensations, agréables ou désagréables?

Si la peur s’invite: qu’est-ce qui me rebute dans l’idée de tribu?

Puis-je trouver un synonyme, ou un mot évoquant la même idée, qui me semble compatible avec ma façon de penser?

Dans les questions suivantes, je peux remplacer tribu par ce mot.

Quelle sont les tribus dont nous faisons ou avons-fait partie? Recenser tous les cercles, choisis ou non, dans lesquels nous avons évolué : cercle familial, scolaires, étudiants, de loisirs, professionnels, de voisinage… Penser autant aux appartenances géographiques que celles d’intérêts, de passions; les communautés en ligne ou « en chair et en os ».

Quel rôle avons-nous joué jusqu’ici dans ces tribus? Actif, passif, observateur, conseiller… Comparer sans généraliser les expériences.

Repérer les schémas de répétition et comment nous pourrions les faire évoluer . 

Quels besoins voulions-nous combler en rejoignant ces tribus? Ou quels besoins auraient dû être comblés : voir les manques ressentis pour dépasser  la culpabilité de ne pas avoir réussi à rester ou à évoluer positivement dans un tribu, un cercle. 

Faire la part des choses entre ce qui relève de ma responsabilité individuelle, mon libre arbitre, et les règles explicites ou tacites de chaque tribu : quelle est la marge de manoeuvre dont je dispose et est-ce que cela répond à mes besoins d’expression?

Déterminer le tribut que nous avons payé envers les cercles auxquels nous appartenons, mais aussi les éléments bénéfiques qu’ils ont pu nous apporter.

Quelle autorité a chaque tribu sur mes choix et mon évolution? Est-ce que je me sens suffisamment à l’aise pour adhérer à une partie des valeurs véhiculées par ces tribus tout en continuant à me nourrir de ce que peuvent m’apporter d’autres cercles?

Est-ce que je me sens libre d’être en marge de ces différentes tribus? Pourquoi?

Appartenance, exclusion: comment est-ce que je vis ces deux mots?

AI-je envie de rejoindre un groupe, même si cela me semble impossible actuellement? Que pourrait m’apporter cette appartenance librement choisie en fonction de mes besoins et mes valeurs?

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Les mots doux et puissants: l’inspiration pour trouver en soi l’écho intime qui fait avancer et oser.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.