Eloge des différences qui nous rassemblent

Eloge des différences qui nous rassemblent

Article tribune initialement publié dans Présences magazine.

Je voulais vous dire que chaque voix compte. Quelle que soit notre histoire, nous pouvons la porter à notre façon dans le monde pour reconstruire ce sentiment vital d’appartenance.

 Les mots sont toute ma vie. Il est facile de se réfugier derrière eux pour cacher qui l’on est vraiment. 

J’espère que vous pourrez transposer mon message dans votre propre vécu pour vous sentir fier d’être vous.

Quand on travaille comme auteur, les mots imbibent toute notre vie. Et toute notre vie imbibe nos mots. Je reçois depuis longtemps des retours de lecteurs, clients, abonnés, me disant que j’ai les mots justes.

Pour en arriver là, je n’ai rien fait de spécial sinon écrire à partir de moi. Laissez-moi juste vous raconter comment mon parcours de vie s’est construit autour et par les mots, mais pas seulement. La façon dont nous sommes amenés à nous révéler dans notre plein potentiel est toujours guidée par une blessure profonde. Ces cicatrices que nous portons sont autant d’opportunités de résilience.

Partager nos histoires si vulnérables, prendre la responsabilité de s’approprier nos vécus, c’est rendre justice et soin à l’enfant que nous sommes toujours. À mon sens cela fait partie d’une spiritualité incarnée. C’est ainsi qu’on touche les autres, c’est ainsi qu’on est touché à notre tour. Et c’est ainsi qu’on s’autorise les uns les autres à libérer nos voix.es pour enfin être. Et grandir…

Il y a d’abord eu les mots des autres pour me qualifier depuis l’enfance : petite, timide, intello, « celle qui ne parle pas »… (à partir de là, je vous invite à remplacer mes mots par ceux qui font partie de votre vécu)

Puis les mots que j’ai cherchés de moi-même, parce que les premiers me semblaient éloignés de ma nature profonde, passionnée et rebelle. Le sentiment de ne pas être reconnu pour qui l’on est, engendre un véritable désarroi quand on n’a pas de modèle autour de soi à qui s’identifier. Nous sentons un voile qui nous sépare des autres mais il est impossible de s’en défaire pour apparaître dans notre vérité. J’ai donc tenté de trouver qui j’étais à partir de mes « problématiques ». Il en est ressorti successivement, au fil d’un parcours s’étalant sur des années : phobie sociale, haut potentiel intellectuel, autisme (et vous, avez-vous cherché des réponses, diagnostics, étiquettes pour vous aider à savoir qui vous êtes ?)

Ce sont là juste des mots parmi tant d’autres qui pourraient me qualifier (tout comme vous-même pouvez-vous décrire à l’aide d’une liste infinie de mots car vous êtes bien plus que ce que vous croyez). Je les partage car je les assume pleinement après bientôt quinze ans à échanger sur internet à ce propos, à témoigner de mon vécu d’abord dans l’anonymat puis publiquement puisque que je n’ai plus honte et que ma démarche professionnelle s’est entièrement construite à partir de mon vécu personnel. Ces mots portent des visions fragmentées de mes multiples identités (Quels sont les mots que vous assumez pleinement pour vous définir ? Et quels sont ceux que vous rêvez qu’on dise à propos de vous ?). Pour moi l’essentiel aujourd’hui est de ne plus me définir mais de m’autoriser à être pour ne plus souffrir des cases enfermantes créées par les autres ou moi-même. L’hybridation dans mon travail artistique illustre bien le fait que je me sente aux intersections. C’est à la fois joyeux et inconfortable : cela me permet de rester (r)éveillée car sensible aux réalités multiples vécues par les autres. De m’engager auprès de voix dites différentes et discriminées.

La douleur de se sentir séparé des autres est indicible mais physiquement palpable. Le sentiment de rejet, d’invisibilité, de se sentir semblable en apparence mais différent au fond de soi, est parfois insoutenable. C’est à cause ou plutôt grâce à cela que j’ai constamment cherché l’harmonie entre moi et le monde pour réparer cette faille. C’est comme ça qu’à l’aube de ma majorité, la découverte du bouddhisme a constitué une de mes voies de résilience, un repère fiable et libérateur orienté vers la non dualité. Tomber l’ego, non je n’y suis pas encore arrivée évidemment ! Mon idéal demeure de réunifier tout ce qui est possible et ironie logique de l’histoire, je tends désormais à rejeter tout ce qui est synonyme de séparation, de discrimination.

Les étiquettes que nous nous attribuons nous-mêmes sont importantes quand nous sommes en quête d’identification et de rapprochement des autres. (peut-être êtes-vous dans cette quête en ce moment, et il est bon de chercher des pairs quand on s’est senti si longtemps isolé – alors respectez votre besoin de comprendre, de vous identifier pour un temps). Pour moi, ces étiquettes ne doivent pas servir à se complaire dans un entre-soi fermé. Au contraire, elles doivent être dépassées pour rejoindre l’unité et reconnaître avec le cœur les autres singularités. Dans une conférence sur l’hypersensibilité que j’ai donnée il y a deux ans, j’ai vivement encouragé les participants à faire de leur sensibilité une porte d’ouverture sur le monde, de reliance aux autres. C’est tout un chemin que de passer d’une singularité assumée à un sentiment universel d’appartenance. « Voici comme je suis, je me reconnais ainsi. Et sans être à ta place je sais que toi aussi tu te reconnais d’une façon unique. Si tu me racontes comment tu te vis, nous nous découvrirons sûrement des points communs, au-delà des apparences qui nous séparent ».

Nous sommes tous amenés à rejoindre l’unité. En dehors de toute considération idéologique, nous sentons intimement comme nous avons tout autant besoin de nous sentir reconnus pour qui nous sommes, que de nous fondre sans distinction dans le monde afin d’œuvrer pour le bien commun à partir de notre individualité.

Oublier qui nous sommes, tout en le ressentant profondément. Au point de ne plus avoir besoin de s’y attacher. Mais avant cela, encore faut-il s’autoriser à vivre pleinement son histoire, savoir d’où nous venons, partager ce que nous pouvons de notre intime, avec ou sans les mots. Incarner. Sans les histoires des autres nous ne pouvons nous sentir humains. Le monde a besoin d’entendre plus d’histoires singulières, de celles qu’on croit être seul à vivre parce qu’elles ne sont nulle part, ni dans les chansons ni dans les livres. J’écris les mots que j’aurais eu besoin de lire étant petite, puis adulte, pour ne pas avoir honte ni de ce que je suis ni de ce que je vis, pour m’inspirer et me redonner l’élan d’aller vers ma liberté. Pour pouvoir me dire :

« Quelque part dans ce monde, quelqu’un d’autre a vécu ce que je pensais être seule à vivre et ressentir. Et mieux encore, quelqu’un a réussi à faire de tout ça un espace de liberté ! »

Ce n’est pas facile de trouver comment vivre son histoire. Y compris si comme moi, vous êtes constitué de mille facettes contradictoires aux yeux des autres – appartenances multiples, parcours professionnel non linéaire, choix de vie peu communs.

Les mots sont toute ma vie mais ils nourrissent trop le mental si je m’y complais. Être c’est avant tout habiter son corps, sa voix, prendre place. De façon douce et puissante, bien au-delà de la surface des mots.

La pratique de la voix telle que je l’expérimente et la transmets, est ce qui m’aide dans mon corps à réunifier et apaiser toutes les parts de moi. Celles que j’ai tues ou cachées trop longtemps, celles qui peuvent être sous contrôle, inhibées, pour ne pas  paraître « trop » ceci ou cela (Comment faites-vous pour vous sentir réunifié ?).L’expérience de la réunification par la voix, par de simples sons, est pour moi la façon la plus joyeuse, simple, puissante, de vivre, sans plus me poser de question sur qui je suis ou ce que je devrais être. Nous sommes alors au-delà des interprétations et des charges émotionnelles des mots : nous vivons l’unité dans la vibration des sons purs, dénués d’intention. Me relier à ma voix est donc pour moi la voie que j’ai adoptée pour ne plus me sentir écartelée entre toutes mes facettes, et pour ne plus me sentir séparée du monde. Sentir que j’incarne mon histoire et crée ma vie au sens propre, d’une façon unique. C’est là que je puise la force d’écrire. (Avez-vous déjà imaginé sublimer votre vécu sans avoir à tout dire, tout détailler, juste par le son de votre voix ?)

S’il n’y avait pas cette pratique de chaque jour, en corps, en voix, mes mots ne me nourriraient plus et ne résonneraient plus chez les autres. Ils finiraient par s’éteindre, par devenir insipides. Mon travail de création poétique est toujours relancé par l’expérience vocale, spontanée, joyeuse, terriblement vivante, l’air et le feu à la fois. (Quelles parts de votre histoire votre voix a-t-elle envie de dé-voix-ler, en mots ou par la simple transmission de l’émotion du son ?)

La pratique que j’ai créée autour du corps, des mots et de la voix s’appelle Mémovoix pour cette raison : nos mots alimentent notre voix chantée via notre corps, notre expérience de la voix alimente nos mots, ceux que l’on écrit et ceux que l’on prononce. C’est une pratique qui accueille chacun et chacune sans distinction, parce qu’évidemment j’ai à cœur d’en faire un creuset de réunification en soi mais aussi avec les autres.

Dans cette période bouleversante que nous traversons, il est pour moi indispensable de reprendre conscience de ce qui nous réunit. Et vivre ces espace-temps d’union à soi et au Tout nous ramène à la maison, dans notre voix, le berceau de l’expression de notre nature profonde. Chaque fois, ouvrir la porte de sa voix c’est comme renaître à soi, refaire le chemin de réveiller le corps et sortir le premier son.

Vibrer de se sentir vivant, semblable et différent, différent et semblable.

Voilà mon histoire. Chaque voix compte, votre histoire aussi.

marion dorval

 

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Mémovoix, pratique sensorielle holistique par la voix

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Soin et inspiration par les mots doux et puissants:

Hors des sentiers battus, le non effort joyeux

Hors des sentiers battus, le non effort joyeux

Cet article est un extrait de ma lettre « Les mots doux et puissants » de novembre 2021. 

NOVEMBRE 2021

Hors normes, stigmates dorés, ponts invisibles

Dear one,

je sais que tes traversées sont intenses.

Je sens ce qui se fracasse en toi quand la vie ne répond pas à l’amour que tu veux apporter dans le monde.

(…)

…nous grandissons avec l’idée que la vie est un combat permanent et nous utilisons les circonstances extérieures pour justifier nos combats intérieurs.

J’ai si souvent cru devoir faire des choses pour me changer, me suradapter, pour complaire aux normes. Tu sais cela et cela est vrai pour toi aussi.

(…)

Et puis un jour, les efforts n’ont plus eu de sens: mon corps ne pouvait plus, mon coeur ne voulait plus battre pour lutter en permanence.

J’ai saisi que le non effort m’apporterait l’illimité.

(…)

Se libérer c’est arrêter de lutter.

Je ne veux plus d’une vie de survie. Toi non plus, n’est-ce pas?

(…)

J’ai compris à cette époque qu’il fallait décidément assumer une voie hors des sentiers battus, et donc hors de la dualité, pour réussir à incarner ces besoins, cet idéal de liberté qui nous place donc parmi les autres et en même temps en dehors du monde normé.

Chaque jour nous devons faire des choix apparemment anodins et d’autres plus impliquants pour rester fidèle à notre âme. Et les compromis sont réellement douloureux pour nous. Je sais que tu connais cela.

(…)

Ne résiste pas, plonge dans la joie, jusqu’au cou.

Avec amour dans les mots et dans la voix,

marion dorval

🖋  Le texte de ma lettre est accessible en intégralité pour les abonnés.

Laisse-toi toucher par ta voix

Laisse-toi toucher par ta voix

Ecriture intuitive.  07.12.2021 10H15.

Sais-tu reconnaître ce qui fait chanter ton âme?

Si difficile d’être dans le discernement tant que les peurs nous empêchent d’accéder au tréfonds.

Qu’est-ce que tu fais? Tu t’interroges, vraie tête chercheuse… perdue dans les méandres d’une cognition limitée même si puissante. Tu te cognes aux bords de ton mental.

Tu cherches des clés.

Mais tu ne sais même pas où est la porte.

Où est l’ouverture, où est la faille?

C’est si simple, la nature nous l’enseigne: la faille se révèle quand ça tremble au fond.

Alors, va là où ça te fait trembler, vibrer, là où ça met en branle ton coeur et non pas ton mental.

Il y a des canaux qui facilitent cette reconnexion à la faille.

Cette faille qui laisse entrer la douceur, la facilité, le retour à soi, dans sa propre maison intérieure. Là où tout est à sa juste place. Là où le corps se sent enfin chez lui. Là où le chemin se dessine.

Un de ces canaux, si puissant car si naturel, c’est ta voix.

Je ne parle pas de verbaliser.

Si tu es arrivé jusqu’à cette ligne, c’est que tu as déjà beaucoup verbalisé dans ta vie. Ne serait-ce que dans ta tête.

Dire les mots est parfois douloureux, parfois impossible, parfois vital.

Trop de mots brouillent le corps, trop de ruminations alourdissent le coeur.

Trop de mots, de projections, empêchent le discernement de ta Voie.

Il y a ce stade des mots à dépasser, pour toucher au-delà, c’est à dire au fond de soi et par ricochet tout autour de soi – les autres, le monde autour. A un moment tout a été dit ou mal dit, il est temps de retrouver la liberté d’être dans l’ici et le maintenant.

Pure présence à soi et au monde.

Comment veux-tu faire entendre ton écho si tu ne l’émets que de la surface, en demi-teinte, à voix chuchotée, en te cachant dans des peaux qui ne sont déjà plus les tiennes, des mots qui ne te ressemblent qu’à moitié?

Laisse les mots de côté.

Entre dans ta voix.

Plonge dans tes cellules.

Laisse-toi toucher par ta voix.

Oui enfin, laisse-toi toucher par ta propre voix.

C’est sûrement ta plus grande peur, car qui sonde ses failles risque de récolter un trésor éblouissant.

Tes courants intérieurs te soutiennent.

Pour reconnaître ce qui fait chanter ton âme, donc très prosaïquement ce qui te fait te sentir  vivant, nourri, à ta place, calme et plein d’élans à la fois:

suis ta voix, surfe sur tes notes et tes sons de toutes sortes, laisse ton corps-vaisseau te faire plonger pour mieux remonter éclatant au grand jour.

C’est une renaissance éternelle: renaître à soi par la voix.

Et connaître enfin, du fond des entrailles, dans la profondeur du coeur, ce qui fait chanter ton âme, ta mélodie unique, ta médecine, le pouvoir de ta cosmogonie intérieure.

marion dorval

 

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Pour plonger au coeur de soi et révéler la lumière de sa VOIX.E:

Femme en crise aiguë

Femme en crise aiguë

La femme avec un grand H – textile artwork mariondorval.home.blog

Ce qui marque le corps et le coeur

Cette charge mentale qui vient surtout du corps et du coeur…
Les taches. Celles qui t’imprègnent depuis ta naissance parfois: cicatrices, douleurs, blessures physiques et morales. Si difficiles à exprimer, à réparer, parce qu’elles sont intimes, indicibles. Tu penses être la seule. Les souffrances intimes sont universelles.

Les tâches. Celles que le système t’incombe. Système familial, système politique, social et culturel, système intergénérationnel… mais aussi système interne, ton monde intérieur où une petite voix te dit: « Tu devrais, ce serait bien, tu t’es engagée, tu peux bien faire ça… » Tu crois qu’il faut en faire toujours plus pour être digne de recevoir la reconnaissance de tes proches et du monde. C’est une course folle à la perfection, rester sans reproches et peut-être dans le modèle de la petite fille élève parfaite, disciplinée, attentionnée. Bien sous tous rapports.

Etiquettes de la condition féminine.

Culpabilité, honte.

Se cacher, supporter.

Et pire encore, croire qu’avoir été désignée femme fait de toi une victime éternelle.

Tu n’es pas seule.

Tu n’es pas que ça.

Tu peux jouer un autre je(u) dans ta vie.

La voie pour se libérer réside dans la parole sous diverses formes comme celles que je propose moi-même: à travers le corps, à travers les mots. Tout entière, restituer l’estime de toi et reprendre les rênes en mains dans ton royaume.

Loin de vouloir réduire ta personne à une catégorie de maux, mes mots sont là pour soulever le voile qui te sépare de ta propre lumière.

Il est facile de subir en se répétant « c’est comme ça, il faut faire avec ».

Il est pénible de survivre en faisant des efforts pour « aller mieux ».

Femme en crise aiguë, où est le temps que tu prends pour te retourner sur toi et voir ta grandeur?

Admettre enfin que tu dépasses tous les cadres qui t’ont enfermée?

Recevoir la joie d’être toi, juste toi, sans distinction aucune, sans plus aucune étiquette?

Retrouver le plaisir d’exprimer tout sans retenue, sans injonctions, dans le consentement total à faire un avec toi-même?

Du corps à la voix

Ton corps parle souvent et pourtant ta voix se tait.

Alors, femme en crise aiguë, dévouée dans le soin des autres et du monde, je te le demande:

comment vont tes aigus?

Oui, tu m’as bien lue.

Aimes-tu ta voix lorsqu’elle sonne aiguë?

Paroles de femmes complexées par leur voix.

« On dirait une sorcière. »

« On me prend pour une petite fille. »

« J’ai l’air d’une hystérique. »

Te reconnais-tu?

Les aigus sont des envolées vers le ciel.

Physiologiquement, le chant des graves nous ancre dans le sol en ramenant notre conscience dans le bassin, réceptacle des désirs et berceau de la créativité. Le chant des aigus touche au sacré, il élève notre âme et délivre le mental. Il amène notre conscience à des plans plus subtils, qui nous font dépasser nos propres limites.

Au-delà de ces considérations un peu techniques, il y a ton expérience de ta propre voix.

Qu’est-ce que tu as peur de montrer, de donner comme image, si tu parles aigu ou si tu chantes aigu? D’où te viennent ces idées sur ta voix?

Qu’est-ce qui va changer autour de toi et en toi?

Et surtout: qu’est-ce qui va se mettre à chanter en toi, dans tout ton être, si tu quittes le sol enfin, si tu te délestes de tes fardeaux et te met à t’envoler avec ta voix?

Quels sont ces cieux, ces rêves que tu t’empêches d’atteindre?

Il y a le concret des sons, il y a surtout pour toi toutes les croyances qui vont avec.

Tous ces concepts auxquels tu te crois attachée et qui te définissent. Tu y as  consenti malgré toi.

Une femme en crise aiguë, redoutant les notes qui vont faire croire qu’elle est un être éthéré ou énervé, une furie ou une vierge. Une possédée ou une possédante.

Vibrer au monde en étant soi

Je te le dis:

crie

parle

chante

en tous points, en tous sens.

Des graves aux aigus. Retrouve cette intensité vibrante, ce souffle de l’existence dénué de toute culpabilité. Pour cela, il faut libérer la gorge, ce chakra de l’expression de soi, qui contient tant de noeuds depuis si longtemps.

ça fritte, ça déraille? Et alors? C’est toi qui vis et pour une fois tu ne te prends pas pour une autre. C’est normal, c’est resté coincé dans ta gorge si longtemps… laisse-toi le temps d’apprivoiser les sensations, laisse ton larynx se déployer, tes cordes vocales apprendre à vibrer.

Et plus tu t’autoriseras à retrouver cette légèreté des aigus enfantins, cette puissance des cris aigus, plus tu reconstruiras le fil en toi entre le bas et le haut, les entrailles et le mental.

Tu aimeras toutes les facettes de ta voix. Tu aimeras davantage ton corps qui te permet cela. Tu aimerais être tous ces personnages en toi.

Tu retrouveras la liberté d’apparaître aux autres exactement comme tu l’auras décidé.

Aller aux aigus c’est relier le passé au présent, ne plus se séparer de ce qui fait qui nous sommes au fond de nous.

Il est fini le temps d’avoir honte de sa voix, des idées sur l’image que ça donne de soi.

Fini de sacrifier des parts de soi en portant un masque différent à chaque fois qu’on s’exprime devant quelqu’un.

Vis tes sons.

Vis ta voix.

Ton corps est un vaisseau qui porte tous les possibles de ton âme encore si discrète.

Le monde ne te connaît qu’à moitié et tu mesures à peine tout ce que tu peux être.

Reviens en toi, écoute ton corps, écoute la voix qui demande à sortir enfin sans retenue.

Explose tes aigus, chavire ton corps, caresse les notes tout en haut pour te bercer.

Tout est permis.

marion dorval

 

EnregistrerEnregistrer

Ta voix.e n'attend que toi

Et si ça reste difficile de t’autoriser à te relier à toi-même, je t’offre la possibilité d’y goûter à travers une expérience joyeuse, apaisante et fortifiante.

Rejoins-moi ici: