Créateur atypique et inspirant: Edith, des bijoux pour aider à vivre sa vie autrement

J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.

Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin.

Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants.

J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres. 

 

A la rencontre d’Edith, fée marraine…

oser se dévoiler

Bonjour je suis Edith Beauchemin, maman de 3 garçons, passionnée de création, de jeux de rôle et des univers fantastiques. Je suis aussi la Fée Marraine de Quête Acceptée qui crée des bijoux magiques pour vous accompagner dans vos épreuves quotidiennes en devenant le héros de votre histoire.

 

  • Pourquoi as-tu choisi de faire de la création de bijoux magiques ton métier à part entière ? 

En fait, je n’avais jamais pensé être entrepreneure dans la vie. J’ai été inspectrice en bâtiment dans des municipalités pendant 9 ans. Mais ma dernière année s’est très mal passée au point où j’en suis tombée malade et j’étais incapable de retourner au travail. À ce moment-là, créer des bijoux, c’était à peu près la seule chose concrète que je pouvais faire de mes journées. Ça m’a permis de tout remettre en perspective et de réaliser que je ne voulais pas être inspectrice toute ma vie. 

Voilà plus de 12 ans que je fais des jeux de rôle (style Donjons et Dragons et du Grandeur Nature). C’est comme un mixte entre de l’improvisation, du théâtre et c’est vivre une histoire en en faisant partie et en pouvant influencer le cours des événements. J’adore ça !

Alors, Quête Acceptée est un peu la jonction de deux passions : la création de bijoux et les jeux de rôle, l’univers fantastique. C’est aussi l’expression de mon empathie : les problèmes que les gens vivent me touchent profondément alors, je pense que la magie de mes bijoux n’aurait pas pu être destinée à autre chose qu’aider les gens à traverser leurs épreuves.

 

  • As-tu eu peur de montrer ce que tu créais? 

Non je suis généralement satisfaite de ce que je crée et fière de mon travail. De temps en temps, il y a des modèles que je n’arrive pas à faire ou que ça ne donne pas ce que je voulais, mais ce n’est pas grave.

D’un autre côté, j’ai toujours été plutôt timide et vraiment nulle à l’école pour faire des présentations orales. Faire des jeux de rôle en incarnant des personnages qui ne sont pas mal à l’aise ça m’a beaucoup aidée à vaincre ma timidité. 

Les premières fois où j’ai tenu un kiosque, j’ai dû beaucoup prendre sur moi pour dire bonjour et parler aux visiteurs. Il fallait vraiment que je me parle et que je me souvienne qu’ils étaient là pour qu’on discute avec eux, que je ne leur taperai pas sur les nerfs. Puis, je me suis souvenue qu’au fond de moi, j’étais aussi une barde, ce personnage que j’avais tellement joué et qui n’avait peur de rien et que le public adorait. Ça m’a beaucoup aidée. Aujourd’hui, je peux parler à mes clients sans gêne (quand même un peu, mais je la surmonte) pendant longtemps et j’arrive à parler librement.

  • Est-ce que tu te sens ou tu t’es déjà sentie différente des autres ? Comment le vis-tu ou l’as-tu vécu ?

Oui et pourtant, je pense que la différence c’est une force. Je pense qu’on est tous différents et c’est ce qui fait que la vie est riche et intéressante. J’aimerais tellement qu’on arrête de se demander d’être toujours parfaits et qu’on ne s’oblige pas à rentrer dans le moule.

Je déteste la discrimination et le rejet, je trouve qu’il n’y a rien de pire pour quelqu’un et c’est injuste. J’aimerais tellement qu’on se laisse être soi-même, qu’on l’assume et qu’on se fiche un peu plus du regard des autres.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce  que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

Pour moi, créer c’est d’abord un loisir, une façon de me détendre et chasser le stress. Je finis pas mal toutes mes journées en créant des bijoux avant de me coucher et ça m’aide à mieux aller dormir.

L’imagination aussi c’est une grande partie de ma vie. Le jeu de rôle, c’est vraiment un tout autre niveau puisque je peux maintenant entrer dans l’histoire et la vivre à fond. Ça me permet vraiment de décrocher et d’explorer celle que je pourrais être.

 

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir  plus proches des autres ?

Je pense qu’on connecte souvent avec les gens d’abord par nos passions, par les intérêts qu’on a en commun. Quand on pratique une activité couramment ensemble ou qu’on partage un sujet qui nous passionne, c’est là que se créent les liens et que naissent les amitiés. 

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ?

J’aime quand j’ai un projet dans la tête, mais je ne sais pas par quel bout le prendre. Parfois, je vais même le mettre de côté parce que je ne vois pas comment je vais le faire. Puis je m’y mets et c’est généralement encore plus beau que je l’imaginais. Là, je suis vraiment fière de moi.

Depuis que je crée des bijoux magiques pour accompagner les autres dans leurs difficulté, c’est de voir des gens les porter réellement à tous les jours et qu’ils me disent que ça les aide à tenir le coup, à faire des changements dans leur vie. Je me sens particulièrement privilégiée de leur apporter autant et d’avoir une place spéciale dans leur quotidien.

 

  • Ta devise ? 

J’ai plutôt une question : Si tu pouvais changer ta vie avec un peu de magie, qu’est-ce que tu changerais ?J’adore ces histoires dans lesquelles il ne suffit que d’un petit brin de magie pour tout changer et c’est ce que je souhaite apporter au monde. Plutôt qu’attendre qu’Hagrid vous apprenne que, si vous ne vous sentez pas toujours à votre place dans ce monde, c’est normal, c’est que vous appartenez à un monde magique et que Poudlard vous attend, j’aimerais vous faire redécouvrir la magie qui est déjà là dans nos vies.

  • Que dirais-tu à quelqu’un qui pense ne pas être créatif, qui n’ose pas se lancer dans une activité créatrice ?

«Practice makes better» ou c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Bien sûr, avoir un sens artistique ça aide, mais en fait, on devient réellement talentueux parce qu’on s’y met régulièrement. Peu importe le domaine, ces artistes qu’on admire ont tous commencé par être poches au départ. Donne-toi le temps et pratique souvent.

  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

Selon moi, la vie, ce n’est pas toujours facile, c’est même parfois vraiment difficile. Je pense qu’on est nombreux à espérer s’améliorer, changer le quotidien. Mais je trouve qu’on se prend souvent la tête avec plein de choses qui prennent beaucoup trop d’importance pour ce qu’elles sont réellement et on oublie que notre vie nous appartient. J’aime mettre de la magie et du jeu dans vos vies pour vous rappeler que c’est correct d’être imparfait et qu’il faut prendre le temps de s’amuser et de vivre ses passions parce qu’au final, la vie ça passe vite !

 

Merci à Edith d’avoir partagé son parcours et sa vision de la créativité!

 Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici:  Redeviens le Héros de ton histoire et fais de ta vie une Aventure sur queteacceptee.ca

Photos et créations: Edith Beauchemin

Marion Dorval
Qui suis-je ?

Je suis Marion Dorval.

J’aide les personnes sensibles et atypiques à oser exprimer leur voix et prendre leur place avec douceur et justesse parmi les autres.  Après longtemps souffert d’un sentiment de décalage permanent avec les autres, je mets enfin en oeuvre ce qui me tient à coeur depuis toujours : partager qui je suis vraiment, sans porter de masque, sans me couler dans un moule, et m’exprimer en laissant de côté la peur et le perfectionnisme. Ma mission? T’accompagner à découvrir ta voix(e) et à t’ouvrir des portes insoupçonnées pour plus de facilité à aller vers les autres en étant toi-même!

                       Marion

La seule question qui compte pour être toi-même

s'autoriser à être soi-même, faux-self

Qui t’empêche de t’autoriser à être toi-même?

 

C’est toi.

 

Oui. Et je ne dis pas ça pour te culpabiliser, pour donner des leçons… je parle en connaissance de cause et je voudrais simplement partager quelques éléments qui te parleront peut-être et je l’espère, t’aideront à te sentir mieux.

Ca peut sembler être une évidence, mais entre le comprendre et l’assimiler, il y a un pas.

 Or, savoir vraiment ce qui fait que tu ne te sens pas libre est fondamental pour avancer vers une vie où tu peux t’exprimer plus spontanément et au plus proche de toi. Sans avoir peur en permanence de ce que l’extérieur va te renvoyer comme image.

  •  On le sait tous, qu’on se met des bâtons dans les roues.
  •  On a des croyances tellement ancrées en nous concernant ce qu’on devrait faire !
  •  C’est comme si tous nos comportements étaient dictés à l’avance par notre passé et les étiquettes qu’on s’est laissé coller volontairement ou non. Tu vois comme c’est aliénant ?

Je fais ce chemin comme toi, pour essayer de faire ma place en me dégageant de tous ces poids inutiles qui ramènent vers le bas et menacent la confiance en soi, l’estime, la fierté, la joie. Et il y a bien des jours où le saboteur interne fait son travail avec trop de zèle…

Je me suis longtemps trouvé toutes les excuses du monde pour éviter de me retrouver libre d’être moi.

Il y a eu la longue phase où j’ai essayé de me changer pour être « comme les autres ». Bien sûr à cette époque, il n’était pas question d’être moi et je ne voyais pas du tout que je m’empêchais d’exister. Je pensais que le problème, c’était moi: je ne savais pas comment faire pour penser et agir comme la majorité des gens qui m’entouraient. J’étais différente de la majorité, alors tout ce qu’il me restait à faire c’était logiquement copier les attitudes des autres.

 

J’étais comme anesthésiée et je cherchais la solution à l’extérieur.

 

Et puis, plus tard, j’ai pris conscience que tout ça c’était des excuses. J’ai vu et rencontré des personnes libres, j’en ai admirées beaucoup (et c’est toujours le cas d’ailleurs! Admirer quelqu’un ce n’est pas rester passivement à l’idéaliser, c’est aussi se donner de l’inspiration pour avancer dans sa propre vie). Il m’est apparu évident que je pouvais passer toute ma vie à trouver une bonne raison de ne pas m’autoriser à m’exprimer à ma façon. Car je serai toujours pas assez ceci ou trop cela aux yeux des autres.

Nous avons tous été plus ou moins façonnés par l’extérieur (famille, société, travail…) et on se faufile au milieu des autres sans se poser trop de questions.

 

Ca c’est quand on veut éviter d’avoir mal. 

On a peur

  • de choisir,
  • de se tromper,
  • de décevoir,
  • de trahir

en osant dire ce qu’on pense, faire ce dont on a envie. En osant être soi.

 

Et puis quand on se sent justement trop mal à l’aise de porter le masque, quand on a développé une personnalité qui ne colle pas à qui nous sommes profondément… ça craque en surface et il reste deux choix : continuer à éviter, ou bien saisir cette opportunité pour commencer à s’affirmer plus sereinement, à son rythme. Ca ne se fait pas d’un coup. Personne ne peut prétendre devenir Bouddha avec quelques pensées positives récupérées ici ou là. Se détacher totalement du regard et du jugement des autres pour permettre à son âme de respirer et d’interagir avec les autres, c’est un idéal. En attendant, le quotidien nous demande d’être attentifs et réactifs. A ce qui se passe au-dehors mais aussi et surtout au-dedans.

 

Il existe encore un espace de liberté à faire grandir en toi et au-dehors.

 

S’il t’arrive de te comporter souvent de façon

  • à ne pas te faire remarquer
  • à te faire apprécier ou à ne pas être détesté
  • à ne pas devoir justifier tes choix, tes goûts, tes idées

 

alors j’aimerais te poser une question fondamentale.

 

Si tu prends vraiment le temps d’y répondre, tu pourras cerner là où ça bloque chez toi.

 

Qu’attends-tu de toi-même?

 

Autremement dit, quelles attentes as-tu vis-à-vis de toi-même? Cette question a l’air toute simple mais je t’assure que si tu prends le temps de creuser, tu pourras en apprendre beaucoup sur toi-même et peut-être entrevoir la façon dont tu peux te te libérer de certains poids.

 Si tu ressens l’élan de partager tes réponses ou une partie, tu peux le faire dans les commentaires. Je serais ravie de te lire!

 

Tu ne voudrais pas te priver de ça, n’est-ce pas?

Quand tu crées, tu installes autour de toi, pour un moment, dans un endroit, la possibilité d’être toi. Sans aucune consigne, ou alors celle que tu as librement choisie. Qui va t’empêcher à ce moment-là d’être toi-même? Plus personne!

 Pour commencer à explorer ta sensibilité expressive et oser enfin aller vers les autres en étant fidèle à toi-même, le premier pas est de sortir de ta bulle. 

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

Quand on est de nature introvertie, voire anxieux social, la peur des autres est telle qu’on fait tout pour éviter de se faire remarquer. J’ai moi-même baigné dans cette peur des années et je sais que la sensation d’être transparent par discrétion n’est pas agréable non plus… éviter toutes les situations où on peut être vu n’amène que de la souffrance au final.

Voici donc 3 clés pour vous aider à prendre conscience des blocages qui vous empêchent de sortir de cette peur et pour progresser pas à pas vers plus de liberté intérieure.

1) Identifiez les causes de cette peur

Qui vous a dit ou fait comprendre que vous devriez éviter de vous faire remarquer?

Recherchez dans votre vécu toutes les situations où une personne extérieure ou bien un proche (famille, amis…) vous a conseillé de rester discret.

Peut-être vous a-t-on dit que ce n’était pas bien d’être mis en avant, qu’il valait mieux ne pas trop se montrer. Peut-être que vous avez vécu des situations où vous étiez comme seul en scène et où on en a profité pour se moquer de vous, vous juger etc. Il suffit parfois d’une seule expérience pour créer un microtraumatisme et convraincre le mental que se faire remarquer n’amène que du négatif.

Essayez de trouver ce qui a déclenché votre croyance que dans la vie, il vaut mieux faire profil bas.

2) Changez votre perception de la situation

Je suis à peu près persuadée que vous associez l’idée de se faire remarquer à un défaut, un comportement négatif. J’étais comme vous: se faire remarquer, c’était se montrer, être culotté, prétentieux… Bref, c’était surtout se faire remarquer pour de mauvaises raisons, ou en tout cas des raisons associées à quelque chose de mauvais, répréhensible.
Recherchez votre propre définition de « se faire remarquer » et comptez les aspects positifs et négatifs évoqués. Etes-vous à égalité ou est-ce que le négatif l’emporte encore?

Autre chose: ce n’est pas parce qu’on a été remarqué une fois, ponctuellement, que l’on va devenir celui ou celle qui se met toujours en avant. Défaites-vous de l’idée que vous faire voir va vous enfermer dans une étiquette de personne prétentieuse, m’as-tu vu. Vous ne vous résumez pas à une seule action. Vous êtes plein d’autres choses, vous avez plein de nuances. Ce n’est pas parce que vous allez oser vous montrer que vous basculerez du côté totalement extraverti non plus! Vous pouvez rester hypersensible tout en vivant bien le fait d’être ponctuellement remarqué par les autres.

3) Trouvez les avantages à se faire remarquer

Voyons d’abord les inconvénients à être invisible aux yeux des autres:

– se sentir rejeté, ignoré, exclu

– souffrir de la solitude

croire qu’on n’a pas de valeur,  diminuer son estime de soi

– s’enfermer dans un fonctionnement d’évitement où on essaie à tout prix de rester discret et transparent

Alors qu’en acceptant de se faire remarquer, on renforce:

– le sentiment d’être reconnu pour ce qu’on est

– le sentiment d’être accepté

– le sentiment de pouvoir être compris

– la confiance en soi et l’estime personnelle

Alors, comment faire concrètement ?

Accepter le fait qu’on peut se faire remarquer, c’est surtout se donner le droit de créer sa place parmi les autres. Pour prendre l’habitude en douceur et à son rythme d’accepter d’être vu, les pratiques artistiques sont idéales. Pratiquer une activité créatrice, pouvoir s’exprimer par le moyen d’un art, c’est montrer aux autres qui on est. C’est vous exposer aux yeux des autre de façon indirecte et à votre propre manière. C’est montrer qui vous êtes, ce que vous ressentez, comment vous voyez le monde. Donc donner votre avis et vos idées d’une façon toute personnelle.

C’est aussi prendre le risque d’être apprécié et reconnu pour ce que vous êtes véritablement à l’intérieur de vous. De récolter des compliments, de faire ressentir aux autres des émotions inédites. De se sentir bien avec vous-même et plus libre.

Si vous ressentez le besoin de vous libérer de la peur d’aller vers les autres, découvrez le programme en ligne « Retrouver l’envie de s’ouvrir au monde »

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

En tant que personne hypersensible, il vous est sûrement arrivé de vous sentir comme une coquille vide face aux autres. Vous n’avez rien à dire. Vous pensez que vous ne valez pas la peine que les autres s’intéressent à vous.

 

J’ai connu cela : une estime de soi tellement mauvaise qu’on est littéralement bloqué pour sortir de sa bulle et oser aller vers les autres.  Et ce sentiment tenace de se trouver inintéressant.

Imaginez si vous pouviez vous débarrasser de cette croyance : est-ce que vous ne vous sentiriez pas tout simplement libre et fier de vous ?

Voici 3 idées à explorer pour vous sortir de cette pensée qui vous limite.

 

1) Quelles sont les peurs cachées derrière ce sentiment d’être inintéressant ?

Imaginez le pire : quelqu’un vous fait remarquer qu’il vous trouve inintéressant. Comment vous sentez-vous ? Je reconnais que ce n’est pas une expérience agréable même à visualiser ! Mais si vous la faites vraiment, il y a des chances que vous mettiez le doigt sur les véritables peurs en vous. Vous vous sentez nul, vous avez honte, vous voulez disparaître… Parce que l’autre vous signifie que vous n’êtes pas valable à ses yeux. Voilà comment on en arrive à se trouver inintéressant. Ce n’est pas grave en soi, sauf si vous attendez quelque chose de cette personne. Et quoi ? De l’amour bien sûr ! De l’attention, du respect, de la reconnaisance. On y est : lorsque vous attendez que l’extérieur vous apporte la preuve de votre valeur, vous vous sentez vulnérable. Vous attendez que les autres vous aiment à votre place.

 

2) Que trouvez-vous d’intéressant chez les autres ?

Un bon moyen pour se détacher de votre croyance est de prendre de la distance. Changez de focus et pensez à la façon dont vous percevez les autres. Qu’ont-ils de plus que vous qui pourrait les rendre intéressants ? Je suis quasiment certaine que vous surestimez ce que les autres donnent à voir. Or, eux aussi ont leurs failles. Il arrive à tout le monde de se trouver inintéressant. Vous ne voyez que ce que les gens veulent bien montrer d’eux. Rappelez-vous : personne n’est parfait. Vous comparer aux autres est le meilleur moyen de vous sentir inférieur à n’importe qui. Pourquoi ? Parce que vous imagienz que vous devez prouver aux autres que vous êtes intéressant en permanence. Cela n’existe pas. Il n’y a rien à prouver aux autres. Quel que soit votre mode de vie actuel, vous valez autant que n’importe qui.

 

3) Quelles parties de votre monde intérieur pouvez-vous mettre en valeur ?

Ce qui compte pour éviter de vous comparer inutilement, c’est justement de partir de ce qui fait votre différence. Qu’est-ce que vous avez plaisir à faire ? Quelles sont vos passions ? Vos talents, vos sujets de prédilection ? A quoi aimez-vous passer votre temps ? Il y a des chances que vous connaissiez un sujet dont vous pourriez parler pendant des heures ! Bien sûr, il ne s’agit pas de changer du tout au tout et de parler sans s’arrêter de vos passions. Il s’agit plutôt de prendre conscience que vous avez une vie intérieure riche, même si vous ne l’exposez pas beaucoup ou pas du tout aux autres. La prochaine étape pour vous sera alors de vous entraîner à déterminer les sujets sur lesquels vous pouvez facilement vous exprimer. Si vous êtes passionné, vous verrez qu’il est plus facile de parler de ses centres d’intérêt car alors vous vous concentrerez sur ce que vous dites. Pas sur vos ressentis, et pas sur vos jugements internes. C’est ainsi qu’on élimine doucement mais sûrement le sentiment de se trouver inintéressant.

 

Alors, comment faire concrètement ?

 Les pratiques créatrices sont un excellent moyen pour à la fois cultiver son monde intérieur et le partager par l’intermédiaire de ses créations. Montrer aux autres un peu de soi à travers ce qu’on écrit, ce qu’on chante, ce qu’on dessine… c’est s’exposer à sa façon et retrouver l’estime qui fait défaut quand on se trouve inintéressant. Cultivez votre créativité et vous vous sentirez suffisamment riche intérieurement pour dépasser la croyance que vous n’avez rien à partager.  Cela ne demande pas de devenir doué dans un domaine artistique! Il s’agit plutôt de retrouver plaisir à agir par soi-même, réussir à accomplir de petites choses qui font remonter l’estime de soi. Pratiquer un art c’est aussi un bon moyen de trouver des points communs avec d’autres personnes, donc pouvoir créer des relations basées non pas sur l’apparence mais sur ce qui fait votre authenticité. Vous donner cette chance, c’est vous aider à exprimer davantage votre voix unique et prendre votre place à votre façon.