Je perds le fil de mes idées à l’oral

 Au moment de prendre la parole, mes idées s’emmêlent.

Je suis frustré car je n’arrive pas à transmettre mes idées aussi clairement que ce que j’ai en tête.

Frustration, mais aussi impression de ne pas être compris par les autres… 

Si le perfectionnisme s’en mêle, on peut alors penser qu’on est incapable de s’exprimer correctement.

Je vous partage ici :

3 signes à observer pour maîtriser votre discours

3 moyens d’agir sur le physique pour calmer le mental et fluidifier les idées

Vous pouvez visionner la vidéo ou lire le texte de l’article.

https://youtu.be/MTz8Cxeuw1g

 

3 signes qui montrent que vos idées doivent être canalisées

Observez ou demandez à quelqu’un de confiance de vous observer par rapport aux indices suivants:

le débit de votre voix: rappelez-vous d’un moment où vous parliez d’un sujet qui vous anime. Comment était votre vitesse de parole? Si vous parlez trop vite, par peur de laisser vos idées s’échapper, vous risquez de perdre votre interlocuteur…

Note : si au contraire, vous vous sentez bloqué et avez tendance à vous taire par peur de ne pas réussir à faire un copié-collé à l’oral de vos idées, je vous invite à lire cet article.

l’intonation de votre voix: est-ce que votre voix devient monotone au fur et à mesure que vous parlez? Si vous n’introduisez pas de variations dans le ton, le message passe moins bien. On a besoin de ces variations dans la voix: du côté de l’émetteur (vous) pour mettre en évidence qui est important dans votre message, du côté du récepteur pour qu’il reste accroché à ce que vous dites. L’intonation nous fournit des indices pour retenir l’essentiel du message et rester concentré dessus. Alors écoutez-vous! Mieux, enregistrez-vous.

votre souffle: est-ce que vous arrivez à la fin de vos phrases à bout de souffle? Si oui, c’est probablement que vous utilisez une respiration haute (thoracique). Cela empêche de poser sa voix convenablement et cela essouffle. Contrairement à cette respiration, le souffle d’une respiration basse, profonde, permet à la voix de se poser de façon plus fluide et naturelle.

 

3 techniques pour une prise de parole posée et fluide

Ces 3 techniques sont liées les unes aux autres: en agissant sur le corps, on permet la détente physique favorisant une bonne émission vocale et on apaise le mental pour mieux canaliser les idées.

limiter le nombre de phrases consécutives: essayez de vous concentrer sur 3 phrases à la fois, pas plus. Faites systématiquement une pause après. Contraignant au début, et pourtant cela amène du rythme dans le discours et force à aller à l’essentiel.

faire une pause de respiration profonde : après ces 3 phrases, revenez à une respiration basse et profonde. Cette respiration clarifie le mental, vous permet très rapidement, sans y réfléchir, de refaire le lien entre ce que vous venez de dire et ce que vous vous apprêtez à dire. Pour vous y entraîner : voyez mes exercices dans ce kit de prise de parole sans stress dans la voix.

laisser la place à l’autre: hé oui, on voudrait souvent tout dire d’un coup, mais laisse l’autre intervenir c’est aussi un bon moyen pour s’exprimer mieux. D’une part, cela vous aide à faire cette pause respiratoire. D’autre part, l’autre peut très bien rebondir sur ce que vous avez dit, ce qui vous permet de préciser vos idées donc d’approfondir. Ou bien, il peut aussi vous faire penser à un point que vous aviez en tête mais que vous aviez oublié de dire.

Quand on est de nature perfectionniste, on a tendance à beaucoup se juger sur la qualité de ce qu’on transmet, même dans des prises de parole du quotidien. Or l’essentiel se joue ailleurs que dans le contenu transmis: c’est aussi la qualité d’écoute, l’échange, la présence à l’autre, qui permettent de retrouver plaisir à s’exprimer en lâchant prise et en se jugeant moins.

Kit pour prendre la parole sans stress dans la voix

Des repères pour trouver sa voie

 C’est à la mode : il faut trouver sa voie, sa mission, sa vocation. La réalisation personnelle ne passe plus seulement par le fait d’avoir un travail satisfaisant, mais un métier qui valorise le bonheur, l’altruisme, la bienveillance… et j’en passe. De quoi faire passer ceux qui se contentent de travailler pour gagner leur vie.

 

Redonner au travail sa place

 

Cette quasi-injonction à avoir un métier qui a du sens, qu’est-ce qu’elle dit de nous ?

Nous cherchons à trouver dans le travail une voie d’accomplissement presque total. Nous culpabilisons ou nous faisons culpabiliser les autres si notre travail ne nous permet pas d’incarner toutes les valeurs auxquelles nous aspirons.

Redonnons sa place au travail, plutôt que vouloir lui demander de combler toutes nos aspirations.

Pour ceux d’entre nous qui sont hypersensibles, idéalistes, perfectionnistes, il s’agit de faire le deuil du travail idéal. Non pas pour renoncer à s’épanouir professionnellement, mais plutôt pour se libérer de la pression pour « trouver sa voie ». Le métier que nous exerçons a le sens que nous lui donnons.

Ne nous laissons pas influencer par l’image que la société veut nous imposer de tel ou tel travail. Nous sommes libres de décider ce que représente le travail pour nous.

Et surtout, rappelons-nous que nous ne sommes pas notre travail : s’identifier à son métier, c’est tantôt se sentir inférieur, tantôt se croire obligé d’aller toujours plus loin, au risque de se dévaloriser… ou bien de faire un burn-out.

 

Trouver sa voie, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Souvent, cela veut dire :

  • se sentir à sa place dans son travail
  • se sentir reconnu, estimé, valorisé au niveau professionnel
  • s’épanouir et s’accomplir, aimer ce que l’on fait

Tout ça reflète des besoins :

  • plaisir
  • reconnaissance
  • évolution

Ces besoins peuvent se trouver ailleurs que dans le travail : dans la sphère privée, associative, de loisirs… il est possible de venir combler une part de ces besoins. Cela évite de s’en demander trop lorsqu’on est au travail. Cela évite de demander au travail de satisfaire tous ces besoins.

Comme vous le voyez, il s’agit davantage de trouver un équilibre entre les différents domaines de sa vie.

  • Qu’est-ce qui vous donne déjà le sentiment d’être satisfait ?
  • Dans quoi trouvez-vous du plaisir ?
  • Qu’est-ce qui vous rend fier ?
  • Où vous sentez-vous à votre place, en présence de quelles personnes ?

Prendre le temps de se poser ces questions, c’est indispensable pour éviter de courir en vain après le métier parfait.

En veillant à garder vivantes les expériences où nous nous sentons « bien », nous pouvons trouver notre voie véritable, c’est à dire notre chemin de vie. Unique et donc incomparable à celui des autres. Ayons confiance dans nos possibilités de créer notre propre voie.

 

Hypersensible, introverti : quel métier est fait pour moi ?

 

Si vous êtes de nature hypersensible ou perfectionniste, il y a fort à parier que vous ayez envie d’avoir un travail qui vous stimule mais vous préserve aussi des hauts et des bas. Pour ça, il n’y a pas de métier idéal, autant le dire tout de suite.

Par contre il y a :

  • la réalité d’un travail avec son degré de responsabilité, ses horaires, sa dimension relationnelle, ses contraintes de trajet, ses possibilités d’évolution… autant de critères objectifs qui peuvent vous aider à décider si cela respecte votre fonctionnement, si vous pouvez vous adapter dans les limites qui sont les vôtres. Là encore, pensez à ce dont vous avez besoin et ne tentez pas de cocher toutes les cases : les contraintes existent toujours.
  • Et il y a la perception que vous avez de ce travail… donc la façon dont vous allez entrevoir les contraintes… mais aussi les opportunités d’évolution qui pourraient vous faire peur. La manière dont nous nous projetons est de notre responsabilité. Nous avons moyen de contrôler cela. En arrêtant de se croire limité parce qu’on nous a fait croire que ceci ou cela n’était pas fait pour nous, en cessant d’éviter toute prise de risque par peur d’échouer, nous pouvons déployer notre potentiel.

 

Pour y parvenir, c’est très simple : il est nécessaire

  • de croire en soi pour oser aller vers ce qui nous attire
  • d’avoir les idées claires pour être plus créatif dans sa propre vie

Cela revient à cultiver au quotidien une attitude bienveillante envers soi. Pas bisounours ou compatissante. Plutôt un comportement qui nous ferait agir comme si nous étions notre meilleur ami, en nourrissant notre besoin de nous faire plaisir, d’être dans la joie, l’ouverture.

 

Le présent est ce que nous en faisons. Trouver sa voie n’est pas un chemin de croix, c’est poser un pas après l’autre en se respectant profondément et en donnant une chance à ses rêves de se réaliser.

Quand nous vivons dans une confiance humble et que nous cultivons notre ouverture d’esprit, alors nous sommes plus réceptifs à ce que la vie nous propose come choix.

Nous pouvons décider en suivant davantage notre petite voix et installer en nous ce sentiment puissant d’aller vers ce qui a du sens pour nous.

Vouloir faire toujours mieux

Cher toi,

tu sens souvent que ta valeur est mise en jeu.
Tu aimes peut-être l’idée de challenge.
Et tu t’en donnes même, des challenges, dans les situations banales, qui n’ont a priori aucun enjeu.

Tu crois qu’il va falloir que tu sois à la hauteur.

Penser ainsi, te mettre à l’épreuve, c’est un bon moyen de te prouver ta valeur à toi-même. Tu en as besoin pour mettre un peu d’adrénaline dans ta vie, te sentir capable, te dépasser.

J’ai été comme toi, je sais comme le goût de la performance est agréable ! On a littéralement besoin de ce shoot pour se sentir en pleine possession de ses moyens.

 

Pourtant, cela peut aussi nous paralyser.

La peur de ne pas être à la hauteur. De faire moins bien que ce qu’on aurait imaginé. Perfectionnisme ?

La peur au point de finalement tout laisser tomber, plutôt que de réussir à moitié.

Autosabotage ? En ce qui me concerne, je parle plutôt d’orgueil mal placé. Il est tellement plus difficile de reconnaître qu’on n’atteindra pas la perfection visée, que de ne pas agir sous prétexte que ce n’est pas le bon moment, qu’on n’est pas encore prêt etc.

Pourtant, cela peut aussi nous illusionner.

 

 

Réussir est plaisant sur le moment.

Oui, il y a un vrai plaisir à s’accomplir dans une performance.

Mais après ?

Après, c’est fini. C’est la redescente : plus rien à prouver… est-ce qu’on vaut encore quelque chose finalement ? Qu’est-ce qu’il faudra la prochaine fois pour récolter la preuve de notre valeur ? Est-ce que finalement c’était suffisamment bien ? Et nous voilà déjà projetés dans un futur où nous devrons encore réaliser d’autres exploits pour « progresser », « évoluer ».

 

A qui cherchons-nous à prouver quelque chose en recherchant la performance ? A nous, surtout… qui pensons devoir nous dépasser pour être valables, dignes d’être aimés, reconnus, acceptés. Comme si cela dépendait de quelque chose extérieur à nous.

 

Et s’il était possible de garder le goût du challenge, tout en nourrissant le besoin d’être cool envers soi ?

Ce besoin qu’on appelle aussi la bienveillance, il nous permettrait de pouvoir vivre l’expérience.

Plutôt que la performance, pense « expérience ».

Vois la différence : tu peux faire des hypothèses mais tu n’as pas de garantie de résultat. La peur de l’inconnu est là mais tu ne mets pas en jeu ta valeur : tu essaies.

Tu peux rater, comme c’est une expérience. Cela ne remet pas en cause tes capacités.

Tu peux aussi être surpris, y compris dans le bon sens.

 

Pense expérience.

Tu pourras profiter plus pleinement de l’instant présent au lieu de penser constamment à être parfait.

Tu pourras te sentir davantage relié aux autres plutôt que rester centré sur ta performance. Partager ce moment et donc transformer un petit plaisir personnel en partage bienfaisant, en te sentant reconnu pour ce que tu es et non uniquement ce que tu fais.

Tu pourras nourrir en toi de la joie, pas un plaisir fugace, en réalisant que tout est juste, quel que soit le résultat. Plus de ruminations et d’autoflagellations. Plutôt un sentiment qui se renforce au fil des expériences: celui que tu peux prendre des risques, déployer ton potentiel en te sentant plus en confiance.

Tu pourras te détacher du résultat en gardant un regard plus ouvert sur les autres possibilités, si jamais tu veux retenter l’expérience. Finie la culpabilité et les pensées en tout ou rien du type « j’ai pas réussi, je suis nul donc je ne retenterai pas, ce n’est pas pour moi ».

 

C’est sûrement ça le lâcher prise : s’autoriser à expérimenter, sans attendre rien de spécial, en s’aimant sans que cela dépende de l’issue de nos essais.

Voilà cher toi, j’espère que ces quelques mots auront résonné quelque part en toi.

Alors, ta prochaine expérience, c’est quoi ?

Créativement,

perfectionnisme

PS: pour vivre une expérience qui t’autorisera à être toi-même:

Ma voix est trop faible : 4 conseils pour se faire entendre

“On me demande souvent de répéter ce que je viens de dire.”

“J’ai l’impression qu’on ne m’écoute pas et qu’on ne m’entend pas”. 

Je vous offre ici 4 moyens de vous faire entendre si vote voix est trop faible.

Marion Dorval

Qui suis-je ?

Je suis Marion Dorval. J’aide les personnes hypersensibles et atypiques à oser exprimer leur voix et prendre leur place en respectant leur nature profonde. Après longtemps souffert d’un sentiment de décalage permanent avec les autres, je mets enfin en oeuvre ce qui me tient à coeur depuis toujours : partager qui je suis vraiment, sans porter de masque, sans me couler dans un moule, et m’exprimer en laissant de côté la peur et le perfectionnisme. 

                       Marion