Ecrire sur soi pour enfin devenir soi-même

écriture thérapie

Ecrire son histoire pour enfin devenir soi

 

Qui suis-je ? Comment me définir devant les autres ?

Cette question est sûrement de celles qui me fascinent mais aussi celle qui m’agace le plus. Je n’aime pas me définir. Je suis capable d’apporter une réponse très succincte à « qui es-tu ? » comme de parler sans m’arrêter.

ça n’est pas correct.

Les codes sociaux exigent qu’on réponde à cela par le traditionnel alignement des réponses concernant l’âge, la situation familiale, la profession, le lieu de vie, les loisirs… brièvement mais sans se contenter du strict minimum.

Il n’y aura pas mort d’homme si l’on fait autrement.

Mais probablement un léger malaise dans l’assistance qui s’attend à un réponse conventionnelle, qui arrange tout le monde parce qu’on aura joué le jeu.

Et qu’on aura joué le jeu de donner aux autres de quoi se faire une représentation de nous-même. C’est aussi une façon d’amorcer un lien, de construire une relation. Celui qui ne dit rien de lui n’offre pas la possibilité aux autres d’entrer en relation. Je l’ai appris à mes dépens, en croyant me protéger je ne faisais que m’isoler davantage.

J’ai longtemps subi ces questionnements qui me figeaient car j’aurais voulu avoir l’audace de répondre librement, tout autant que je craignais terriblement d’être rejetée si je ne m’alignais pas sur le fonctionnement des autres. Je n’avais pourtant rien de spécial à revendiquer, rien à cacher non plus. Cette question est trop pesante, elle demande de résumer tout son monde, toute sa vie, en une petite phrase. Même sans verser dans la mégalomanie, elle fige parce qu’elle ne nous permet pas de prendre le temps de réfléchir à comment l’on veut se présenter au monde.

Pour retrouver cette liberté de choisir sa façon d’exister aux yeux des autres, l’écriture est une alliée de taille.

 

Ecrire le récit de soi, c’est à dire adopter une pratique d’écriture qui permet de se raconter sans censure, c’est tout d’abord retrouver ces espace-temps où l’on peut se livrer sans retenue. Parler de soi avec ses propres mots est alors un remède à bien des maux. Personne pour nous interrompre, personne pour nous fusiller du regard si la page reste blanche. Cette création entre soi et soi-même, c’est l’occasion de se fabriquer un cadre sécurisant, bienveillant, où tout est permis, en accord avec notre nature profonde.

 

Que ce soit par l’art du journal, de l’autobiographie, de l’écriture épistolaire, écrire à partir de soi et sur soi libère la créativité d’une façon bien différente qu’avec les pratiques conditionnant un résultat esthétique. Ici, nul besoin d’atteindre un certain nombre de pages, d’adopter un style particulier, de faire des effets de sens, de vouloir plaire. C’est le retour à la spontanéité et l’occasion d’enfin porter un regard doux sur soi, d’accomplir un acte digne apportant une satisfaction toute simple et pourtant ô combien réconfortante et joyeuse.

Ecrire pour soi, c’est avant toute chose prendre en charge son histoire.

Quand j’écris, je porte ma voix sans laisser personne d’autre parler à ma place. Nous existons à travers le regard des autres, que nous le voulions ou non. Chacun grandit en construisant une multitude de récits sur lui-même, sur les autres, sur le fonctionnement des relations, avec pour support les représentations sociales donc systémiques apportées par l’environnement familial, social, éducatif dans lequel nous avons grandi et où nous continuons d’évoluer. Reprendre le fil de son histoire c’est s’autoriser à la dérouler dans le sens qui nous permet de mieux intégrer nos failles, nos blessures, reconnaître nos victoires et notre beauté. C’est non seulement se soustraire aux diktats (le « ce que je crois que les autres croient sur moi », qui finit par nous définir tellement nous lui laissons la main) mais c’est prendre part activement à la création du sens que nous voulons pour notre vie. Déconstruire les idées que nous avons sur nous-mêmes, décoller les étiquettes qu’on nous a collées (à notre insu ou de notre plein gré) est un acte courageux et nécessaire pour vivre enfin sa vie.

 

Loin d’être une activité égoïste ou narcissique – renarcissisante certes, si l’on en a besoin, car elle restaure l’estime de soi et offre un nouveau regard plein de tendresse sur notre parcours– écrire le récit de soi c’est un premier pas pour s’ouvrir aux autres en se respectant profondément.

Pour tisser des liens authentiques, des relations vivantes, vibrantes, nous avons besoin d’être touchés.

Or, écrire sur soi c’est s’ouvrir sur l’autre, car être dans sa vulnérabilité, c’est se laisser voir, se laisser toucher donc être touché par les autres. En écrivant qui je suis, ce que je ressens, ce que je vis, d’où je viens, d’où je parle et où je souhaite aller, je risque une mise à nu. L’écriture, quand on s’y livre vraiment, ne laisse pas d’autre choix.

Et pourtant, c’est bien ce plongeon qui nous permet de laisser les autres nous voir comme nous sommes véritablement, sans artifice, sans se diminuer. Je ne parle pas là de faire lire ses écrits personnels : il suffit d’entrer dans une pratique toute personnelle du récit de soi pour constater au long cours, que notre regard sur les autres gagne en ouverture, en tolérance. Nous nous autorisons à parler de nous par petites touches, plus librement, quand nous sommes en confiance. Et offrir un bout de son histoire aux autres, c’est leur donner la possibilité de nous rejoindre là où eux aussi ont peut être été touchés, blessés, émerveillés.

Redonner de la voix à son histoire, être vivant en portant ses stigmates, ses victoires, faire avec en embrassant le tout, sans se sentir coupable mais plutôt libre de faire agir ce récit comme bon nous semble. Un acte à la fois responsable pour ne plus subir son passé et craindre l’avenir, un acte fondateur d’une vie créatrice qui intègre nos différentes facettes et nous fait envisager « je », cet autre, et tous les autres, comme des êtres dignes de se raconter par eux-mêmes.

Faire entendre sa voix est vital, par tous les moyens.

L’écriture aide à vivre, l’écriture relie, l’écriture redonne joie, force, courage.

                             marion dorval

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Les mots doux et puissants: l’inspiration pour trouver en soi l’écho intime qui fait avancer et oser.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.

Eric, artiste origami: la création vecteur d’intégration sociale

  On peut se sentir différent et réussir son intégration sociale…


J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.
Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin. Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants. J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres.  

 A la rencontre d’Eric, le plieur fou…

 Qui es-tu Eric?

Je suis démesure passionnelle. Je suis un esprit libéré des conventions et influences et dont les créations sont à son image: une part de ma personnalité qui se sait imparfaite car la recherche de la perfection ne laisse pas de place à l’imagination dans la création. Mon âme d’artiste a appris à souffrir de cette contradiction car la réussite d’un acte n’est pas liée à sa perfection.

  • Pourquoi as-tu choisi de dédier ton temps à la création en origami ? 

2 façons de répondre. La première: j’ai toujours aimé la nature, l’art et les casse-têtes et l’origami et la convergence des trois. La seconde : Ce n’est pas un choix, je suis diagnostiqué autiste asperger et je suis intimement lié à mes intérêts spécifiques, ils font partie de moi, de mon fonctionnement. L’origami est une part importante de ma vie.

  • Comment t’y es-tu pris pour débuter l’origami et trouver ta propre façon de faire ? 

Suite au visionnage d’un film ou je fus émerveillé par la magie de l’origami, j’ai cherché seul, avec la feuille de papier, dès lors je n’ai eu de cesse de plier jusqu’à obtention de mes propres créations , et ce depuis 20 ans désormais.

  • Au début de ton parcours artistique, as-tu eu peur de montrer ce que tu créais? Si oui, comment as-tu franchi le pas ?

Oui, en tant qu’autiste asperger, il était difficile pour moi de me confronter aux autres. De plus je ne pliais pas pour les autres en premier lieu mais pour moi. Puis c’est avec l’origami que je vais mettre en œuvre une manière différente d’aborder l’autre en l’utilisant comme vecteur d’intégration sociale, en écartant le regard de ma personne vers l’intérêt. Ainsi, je vais pouvoir l’utiliser pour m’insérer, par le geste mais tout en restant discret derrière le bouclier qu’est la feuille de papier.

L’origami a cet avantage qu’il est un art visuel que l’on peut montrer aisément, il surprend et capte l’attention. Cela m’a permis de rester dans un « cadre »  connu et sécurisant et une manière possible de se faire remarquer de façon positive au sein de la société.

  • Est-ce que tu te sens différent des autres ? Comment le vis-tu?

Assurément et ce depuis l’enfance, ou du moins la dizaine, quand j’ai réellement pris conscience des « autres ». Difficile de dire si je le vis bien ou non, cela dépend de qui m’entoure, à qui je suis confronté, le contexte. Il faut vivre dans la tête d’un asperger pour comprendre, avec ces perceptions sensorielles et réflexions sur l’univers qui m’entoure.

 

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir plus proche des autres ?

Comme je l’ai exprimé dans une question précédente à demi mot, en tant qu’asperger, l’origami a été pour moi un vecteur d’intégration sociale ! Et cela je le porte lors de la mise en place de mes ateliers ou la communication est un point important.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

Cela m’apporte un bien être essentiel, une satisfaction d’avoir donné la vie, mes œuvres sont mes enfants. Pendant ce laps de temps de création, je suis dans un autre univers, une bulle de confort, ou plus rien ne m’atteint, que moi et ma vision de cette feuille. Pour le rapport aux autres, cela a évolué avec le temps car avant il n’y avait pas les autres, mais ces œuvres avaient une vie propre et je me devais de les montrer : une œuvre ne vit que si elle est vue.

Ma vision de la vie : l’origami m’a ouvert à tout un univers de perspectives philosophiques tellement profond car l’origami a un fort lien à la fois avec l’être humain et le monde, le monde qui nous entoure, notre planète mais aussi l’univers.

En savoir plus sur la portée philosophique de l'origami

Pas étonnant, en effet le monde est mathématique, or l’origami est mathématique à base de fractales et d’algorithmes qui peuvent devenir extrêmement poussés.

Pour les fractales, il s’agit d’un principe mathématique tel que  les formes découpées, fragmentaires d’un ensemble sont des motifs similaires à des échelles d’observation de plus en plus fines de l’ensemble lui-même (ex : flocons de neige, éponges …). Si l’on observe un flocon de neige, ou un chou romanesco, on observe ce principe fractal où le petit élément est identique au plus grand élément cumulant tous les petits.

Tout est lié par les mêmes lois, du plus petit  au plus grand, et quand on pratique l’origami à haut niveau, plus on avance en complexité plus on utilise ces lois au sein des règles mathématiques que l’on applique ou même de façon empirique, et l’on se rend compte que tout est lié. Ce lien qui unit tout est un des points de départ d’une réflexion philosophique.

Un autre point est le rapport à l’homme : Les bases de l’origami sont le pli Vallée et le pli Montagne, le pli en creux et le pli en bosse si on veut imager. Ce que l’on pratique sur la feuille pour lui donner forme est donc à l’image, encore une fois du monde avec ses vallées et ses montagnes que l’on retrouve partout comme au sein d’une feuille d’arbre ou de l’arbre lui-même, se trouvant en haut d’une colline ou en bas d’une vallée.

Mais par analogie à l’image de l’homme aussi : en effet l’homme en prenant de l’âge, se ride, comme se ride la planète, cette similitude est une base de réflexion philosophique entre le rapport de l’homme et la nature qui l’entoure allant jusqu’à la manière dont est pliée la molécule d’ADN qui nous compose.

Par expérience on complexifie les modèles origami, on ride de plus en plus la feuille, comme l’homme en vieillissant acquière de plus en plus de connaissances et de rides, les deux n’étant pas liées !

Ceci ne sont que des points de départ de questions philosophiques , je ne vous apporte ici , comme dit plus haut, que le lien entre l’ origami , sa pratique, et philosophie mais ne vous amènerai pas plus loin dans le déroulement, le processus de réflexion qui lui m’appartient ainsi que les réponses qui y sont liées.

Une de mes premières réflexions lors de ma pratique a été :

Si je plie une grenouille, les gens qui l’observent y voient une grenouille …

Or une grenouille, c’est fait de chair et de sang, ça vit, ça bouge, ça mange !

Ce que les gens observent est un bout de papier plié qui leur donne l’illusion d’être une grenouille !

La question est : Tout ne serait il pas qu’illusion dans ce monde ?

Rapport à l’homme : être ou ne pas être !

Sommes-nous réellement ?

A l’image de ce bout de papier qui semble être une grenouille mais qui n’en est pas une ?

oser être soi autiste
TESSELECTOPUS (2015-2018), création Eric Vigier

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ? Le contact de la feuille et la magie de voir y émerger la forme désirée, sans ajout ou retrait de matière, tout est là !
  • Ta plus grande peur quand tu crées ? Que ceux qui contempleront n’ y voient pas toute cette magie des possibles
  • Tes sources d’inspiration ? L’univers
  • Ta devise ? Tout est possible
  • Que dirais-tu à quelqu’un qui pense ne pas être créatif, qui n’ose pas se lancer dans une activité créatrice ?

Si ce n’est «  Si je peux le faire, tu peux le faire », je ne dirais rien et lui confierais une feuille de papier.

  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

Je vais me répéter : Tout est possible !

Merci à Eric d’avoir partagé son parcours artistique et sa vision de origami!  

Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici: Eric Vigier, créateur de plis        Page Facebook: le plieur fou

Pour harmoniser ton fonctionnement interne avec tes habitudes de vie et t'affirmer tranquillement par l'expression créatrice, découvre mon guide

Apaiser son rapport au temps grâce aux pratiques créatrices

Vouloir gérer son temps en perfectionniste, être tiraillé par l’envie de profiter, ne pas savoir choisir entre ne rien faire et remplir sa vie : à propos de l’angoisse du temps qui passe, de la peur du vide et de la nécessaire discipline pour revenir à son propre rythme…

 Nous voulons être pleinement.  

 Et pour ça, nous avons besoin de maîtriser ce qui nous entoure. 

 Maîtriser le temps, qui n’en rêve pas?  

 Arrêter de procrastiner, aller plus vite dans ce qui nous ennuie, savourer chaque instant plutôt que s’angoisser. 

 Cette course après le temps, nous l’expérimentons tous au quotidien : la pression constante de l’extérieur nous impose de faire, plutôt que d’être, et souvent de faire vite et toujours mieux. 

 Ces contraintes peuvent être ressenties de façon encore plus aiguë quand si vous avez un tempérament perfectionniste et/ou une pensée qui vagabonde. Vouloir tout faire, ne pas s’ennuyer et donc laisser peu de place au vide et au silence : la tentation est grande de s’engouffrer dans une spirale enivrante mais si fatigante au final.

 

Comment laisser de la place au « rien »,  au temps, sans avoir l’impression de le perdre ? 

Comment accepter de ne pas découvrir, voyager, lire, apprendre, approfondir et pour une fois juste se contenter d’être là ?  

Agir sans se perdre dans la recherche de la perfection et s’arrêter au bon moment sans culpabiliser, ni ressasser ce qui aura été fait ou non… 

 

Si l’on nous enjoint tant à nous déconnecter de tout, c’est surtout le bon sens qui parle en nous aidant à comprendre que le temps ne peut se mesurer et s’apprécier qu’à condition qu’on le lui en laisse le droit. Revenir à soi pour s’extraire d’un rapport trop contraignant au temps qui passe est possible en mettant en œuvre quelques moyens simples même s’ils exigent une certaine autodiscipline. On peut alors éprouver la sensation du temps qui passe sans se sentir frustré, contraint, angoissé et au contraire, retrouver le plaisir d’être dans le faire tout autant que dans l’être.

 

Créer pour atténuer l’angoisse du temps qui passe 

 

Un des moyens dont je souhaite vous parler aujourd’hui, c’est la pratique d’activités créatrices qui peuvent s’avérer particulièrement salvatrices concernant ce douloureux rapport au temps.  

La création est un grand mot, mais ici retenez quelques principes de base qui vous permettront de retrouver dans ce type d’activité un rapport au temps plus serein.   

  • Simplifiez donc choisir une activité qui ne nécessite pas de complexité de réalisation trop grande, ni trop d’enchaînements d’actions. Ne vous lancez pas dans un projet titanesque, soyez réaliste et humble ! La technique des petits pas, voilà qui pourrait vous aider…  
  • trouvez ce qui vous parle : allez vers ce qui vous anime naturellement, ce qui vous met en joie, vous interpelle, vous intrigue. Si vous manquez d’idées, fixez-vous dix minutes pour en trouver via internet, ou bien… visitez mon site !  
  • recréez de l’espace-temps en vous déconnectant du reste, c’est à dire décidez d’accomplir une action et une seule, et rien d’autre en même temps. Peu importe le temps que vous y passerez, cependant la qualité de ce temps, sa stricte dévolution concentrée sur une seule action sera d’autant plus impactante sur votre ressenti et les bienfaits que vous pourrez escompter en retirer. 

 

 

Les bénéfices des pratiques créatrices

  Ces bénéfices naissent et augmentent si la pratique est régulière, cela va de soi.   

 

  • s’ancrer dans le présent
  • s’incarner et donc retrouver une perception plus fine de vos sensations coporelles (je ne développe pas ici, mais je suis sûre que vous connaissez l’importance du rapport au corps quand on vit trop dans son mental)
  • gagner en concentration et (re)devenir plus attentif
  • revenir à la matérialité plutôt que rester dans le mental, c’est à dire cultiver votre élément terre vs votre élément air
  • obtenir la fierté grâce à la satisfaction du produit fini dans la création, même si celle-ci est éphémère ou intangible (pensez à garder une trace, quelle qu’elle soit) 
  • se laisser aller à être soi véritablement, lâcher prise
  • se mettre dans sa bulle et se détendre

 

Tout ceci est possible en s’assurant des bonnes conditions de réalisation de votre activité créatrice. Partant, je voudrais vous indiquer quelques points à prendre en compte pour mettre toutes les chances de votre côté et ne pas vous décourager si vous êtes pressé de tester et d’obtenir des résultats (rappelez-vous que la patience et le silence font plus que l’agitation et l’attente vous aurez certainement besoin d’un guidage pour ritualiser votre activité et enclencher un phénomène d’habituation – pour cela, il peut être utile d’intégrer un groupe de pratiques créatrices ou bien de suivre un programme pour vous aider à fixer un cadre. Qui dit cadre dit contraintes mais celles-ci sont toujours nécessaires pour créer…

  • vous aurez intérêt à choisir des idées simples à mettre en oeuvre pour vous canaliser, ainsi qu’à fixer une limite de réalisation dans le temps et dans le rendu final pour savoir vous arrêter. Même si cela génère de la frustration (ce qui peut du coup stimuler l’envie de s’y remettre le lendemain plutôt que vouloir tout faire d’un coup. L’objectif n’est pas d’atteindre la perfection, mais de créer une habitude apaisante et de voir qu’on peut agir en créant dans un laps de temps suspendu.
  • Pensez bien sûr à la création d’un contexte favorable : un climat sécure et sans jugement d’aucune sorte pour ôter peur et pression. Si vous êtes seul, vous serez votre seul juge, alors soyez indulgent avec vous-même comme vous aimeriez que les autres le soient avec vous. Si vous intégrez un groupe de pratiques créatrices, vous pourrez apprécier pleinement la liberté qui y règne et l’absence d’ambiance évaluative ou comparative.
  • Enfin, il me semble intéressant de rappeler un constat que vous avez peut-être vous même déjà fait : moins l’on est familier avec l’activité créatrice proposée, plus on a de chances de pouvoir atténuer nos peurs dans la réalisation, car nous n’avons alors pas connaissance ou pas conscience du degré maximum de réalisation possible : on y va avec moins de pression sans se soucier du résultat, ni du temps mis à pratiquer.

 

J’écris ces lignes dans un train. Le mouvement crée la rupture… déplacement et temps qui passe sans toucher terre : je suis dans une bulle. Temps suspendu à faire, oh pas grand chose, si ce n’est créer quelques lignes. Vous pouvez vous aussi retrouver ce temps perdu et constater qu’en quelques minutes vous retrouvez la capacité à profiter du temps qui s’écoule.

 

 Dites-moi en commentaire:  comment vivez-vous votre rapport au temps?

 

Comment avoir des habitudes peut nous aider à être plus créatifs!

Comment avoir des habitudes peut nous aider à être plus créatifs!

Voici mon dernier article paru sur le blog Les Inspirés

Nous avons souvent des attitudes contradictoires vis-à-vis des habitudes: soit on voudrait s’en détacher car le poids de la routine nous pèse, soit on voudrait en acquérir durablement pour pouvoir réaliser un objectif…

Ce titre peut paraître paradoxal, pourtant quand on y réfléchit, c’est bien logique! L’habitude est souvent associée à la routine, et du coup à la monotonie et à l’ennui. Les habitudes retrouvent un meilleur écho depuis quelques années puisqu’on met régulièrement à l’honneur les habitudes de vie saine, les habitudes du bon manager,  etc.

Avoir une ou des habitudes, c’est savoir faire quelque chose et le répéter, régulièrement, fréquemment. A priori rien de très fun, c’est simplement une case de plus dans notre emploi du temps. Des habitudes de loisirs peuvent même devenir ennuyeuses à la longue et pourtant elles sont aussi bénéfiques et même source de créativité !

Les bienfaits des habitudes

Les routines nous permettent de nous reposer littéralement le cerveau: en sachant exactement quoi faire, comment et à quel moment, nous économisons du stress. Nous n’avons pas à inventer. C’est rassurant et réconfortant. Et cela nous permet du même coup de pouvoir consacrer plus de temps et plus d’énergie à des projets et du travail qui demande inventivité et réactivité. Nous n’avons pas à nous préoccuper des actions que nous avons ritualisées. Elles sont bien mises en place dans notre quotidien, ça roule tout seul! Ainsi, nous pouvons être plus libres et plus créatifs quand nous avons un quotidien balisé par une certaine routine. Bien sûr, tout est question de dosage!

Alors à quoi sert une habitude et comment peuvent-elles nous libérer plutôt que nous enfermer?

Le piège de la routine

Je peux dire que je suis habituée à faire quelque chose lorsque cela devient presque machinal. J’ai bien souvent acquis un savoir-faire pour la pratiquer (du brossage des dents aux vocalises quotidiennes), et je continue à approfondir cette pratique à chaque fois que je m’y mets, par habitude donc.

Le risque de se sentir enfermé dans ses habitudes peut venir de plusieurs façons:

-on peut ressentir de la lassitude parce que nous avons nos habitudes fixées toujours à la même heure, avec les mêmes personnes, au même endroit… que ce soit pour faire son marché, aller au gym, faire ses comptes, il arrive des périodes où on n’a plus envie parce que la routine l’a tuée.

-on peut également se sentir tanné de faire la même chose par habitude parce qu’on ne progresse pas suffisamment à nos yeux. Je prends mon exemple personnel avec la pratique du piano: il y a des périodes où je sens que je stagne au point de vouloir tout arrêter de mon entraînement quotidien. Dans le même temps, je sais que ce qui m’a permis d’arriver jusque là, c’est justement la régularité et la répétition.

Des astuces pour faire évoluer ses habitudes

Une habitude s’ancre.

Mais on peut la faire évoluer. Et c’est là le secret : varier ses habitudes, nous permet de les reconsidérer et nous met en position de créer du nouveau, d’improviser!

-changer le lieu ou l’heure à laquelle on accomplit un rituel.

-chercher de nouvelles façons d’accomplir ce rituel, cela peut aller de tester une nouvelle recette de cuisine à modifier son parcours de jogging

-planifier un roulement d’habitudes, le faire avec d’autres personnes: son conjoint, un ami… rien de mieux que d’échanger sur ses routines pour les rendre plus attrayantes, plus efficaces, plus personnalisées!

Et vous, quelles sont vos habitudes qui vous, celles que vous aimez et celles qui vous plaisent moins?

J’aurais plaisir à lire vos commentaires sur ce sujet!

Comment faire pour apprivoiser son hypersensibilité au quotidien? 

Comment faire pour apprivoiser

son hypersensibilité au quotidien?