Changer de voie, choisir sa voix?

choisir sa voie hypersensible

 

C’est ça la quarantaine?
Je réalise que je ne me suis pas choisi un chemin facile. Peut-être que toi non plus, peut-être que tu penses que tu ne l’as pas vraiment choisi… pour toutes sortes de raisons.

 

J’ai commencé par faire beaucoup de non-choix: m’adapter, me suradapter pour essayer de comprendre comment fonctionnait le monde, les relations entre les gens. Ce qui s’apparente à de la survie m’a pourtant permis de fréquenter plusieurs milieux et de mener plusieurs vies.

 

J’aurais pu rester ingénieur agroalimentaire mais pour une végétarienne élevée au bio, ça s’annonçait mal
J’aurais pu rester professeur des écoles ou prof de FLE mais pour quelqu’un qui cherche à ne plus donner d’ordres ni en recevoir, un burn out m’aura suffi pour sortir de cette cage dorée

 

Et puis à force de ne pas rentrer dans les cases des autres, j’ai choisi de me créer ma place. Un endroit à ma mesure, qui ne me demande pas de faire comme il faut.

 

Mais là encore, la vie m’a demandé de choisir…
J’aurais pu faire prof de chant, c’est si facile de retomber dans les travers professionnels pédagogiques de type transmissif sans rien apprendre véritablement sur soi et l’autre, c’est tellement stérile de copier-coller des méthodes.
J’aurais pu me servir des étiquettes qu’on m’a collées pour faire du coaching pour phobiques sociaux ou pour adultes surdoués, mais ce qui m’anime c’est surtout de pouvoir libérer les autres de leurs carcans.
J’aurais pu accepter de rentrer dans le petit monde merveilleux du développement personnel.

 

Bref, j’ai finalement compris qu’on n’a pas fini d’essayer de me mettre en boîte! Et comme j’ai des racines-arêtes de sardine bien têtue, j’échappe aux filets et je continue à frayer mon chemin parmi les courants contraires. Comme beaucoup d’autodidactes.

 

La seule chose qui m’intéresse c’est bien de pouvoir créer, que ce soit des poèmes, des marionnettes, des musiques, des chansons, des danses… Et la seule chose que je suis capable de faire, c’est d’aider les autres à dépasser leurs peurs et leurs blocages pour retrouver ces espace-temps où non, plus personne ne te demande d’être, de faire ou de penser comme ci ou comme ça. Et où le fait de créer quelque chose d’unique est précisément ce qui permet d’être dans l’instant et dans la reliance véritable.

 

Ce chemin exigeant et difficile est le seul qui vaille la peine pour moi, le seul qui m’éviter de me fourvoyer dans les milieux trop tièdes et consensuels, là où j’ai été longtemps en manque de reconnaissance. Ca me demande de continuer à affirmer ma posture avec bienveillance, détachement, en faisant confiance à la vie.
Alors je plonge avec délices dans les mots et les sons qui guérissent, et si ça peut aider d’autres que moi, tant mieux.
Aujourd’hui j’ai surtout compris que je ne veux plus choisir entre tout ce qu’on me propose de déjà défini. Je choisis de rester indéfinissable, c’est ma forme de liberté.
Je veux un regard large (défi pour une grande myope) et permettre à chacun, y compris à moi-même, de se voir dans toute sa globalité.
Au fond, je ne fais que revenir à ce que je souhaitais ardemment quand j’avais douze ans: vivre selon mes principes. Avec mes capacités d’adulte, j’essaie donc de vivre l’harmonie, la beauté, la liberté. Et ça me demande de travailler avec tous les éléments, c’est ça qui me plaît au fond: m’alléger comme l’air, creuser sans cesse dans la terre, garder le feu allumé pour rester éveillée, et surtout me mouvoir dans l’eau en symbiose totale avec les dimensions qui me composent et composent les autres.

Voilà, c’était un texte en je(u), spontané donc sans longueur maîtrisée, sans doute le plus personnel que j’aie jamais posté sur ce réseau tellement vivant et anonyme à la fois.

Créateur atypique et inspirant: Edith, des bijoux pour aider à vivre sa vie autrement

J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.

Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin.

Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants.

J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres. 

 

A la rencontre d’Edith, fée marraine…

oser se dévoiler

Bonjour je suis Edith Beauchemin, maman de 3 garçons, passionnée de création, de jeux de rôle et des univers fantastiques. Je suis aussi la Fée Marraine de Quête Acceptée qui crée des bijoux magiques pour vous accompagner dans vos épreuves quotidiennes en devenant le héros de votre histoire.

 

  • Pourquoi as-tu choisi de faire de la création de bijoux magiques ton métier à part entière ? 

En fait, je n’avais jamais pensé être entrepreneure dans la vie. J’ai été inspectrice en bâtiment dans des municipalités pendant 9 ans. Mais ma dernière année s’est très mal passée au point où j’en suis tombée malade et j’étais incapable de retourner au travail. À ce moment-là, créer des bijoux, c’était à peu près la seule chose concrète que je pouvais faire de mes journées. Ça m’a permis de tout remettre en perspective et de réaliser que je ne voulais pas être inspectrice toute ma vie. 

Voilà plus de 12 ans que je fais des jeux de rôle (style Donjons et Dragons et du Grandeur Nature). C’est comme un mixte entre de l’improvisation, du théâtre et c’est vivre une histoire en en faisant partie et en pouvant influencer le cours des événements. J’adore ça !

Alors, Quête Acceptée est un peu la jonction de deux passions : la création de bijoux et les jeux de rôle, l’univers fantastique. C’est aussi l’expression de mon empathie : les problèmes que les gens vivent me touchent profondément alors, je pense que la magie de mes bijoux n’aurait pas pu être destinée à autre chose qu’aider les gens à traverser leurs épreuves.

 

  • As-tu eu peur de montrer ce que tu créais? 

Non je suis généralement satisfaite de ce que je crée et fière de mon travail. De temps en temps, il y a des modèles que je n’arrive pas à faire ou que ça ne donne pas ce que je voulais, mais ce n’est pas grave.

D’un autre côté, j’ai toujours été plutôt timide et vraiment nulle à l’école pour faire des présentations orales. Faire des jeux de rôle en incarnant des personnages qui ne sont pas mal à l’aise ça m’a beaucoup aidée à vaincre ma timidité. 

Les premières fois où j’ai tenu un kiosque, j’ai dû beaucoup prendre sur moi pour dire bonjour et parler aux visiteurs. Il fallait vraiment que je me parle et que je me souvienne qu’ils étaient là pour qu’on discute avec eux, que je ne leur taperai pas sur les nerfs. Puis, je me suis souvenue qu’au fond de moi, j’étais aussi une barde, ce personnage que j’avais tellement joué et qui n’avait peur de rien et que le public adorait. Ça m’a beaucoup aidée. Aujourd’hui, je peux parler à mes clients sans gêne (quand même un peu, mais je la surmonte) pendant longtemps et j’arrive à parler librement.

  • Est-ce que tu te sens ou tu t’es déjà sentie différente des autres ? Comment le vis-tu ou l’as-tu vécu ?

Oui et pourtant, je pense que la différence c’est une force. Je pense qu’on est tous différents et c’est ce qui fait que la vie est riche et intéressante. J’aimerais tellement qu’on arrête de se demander d’être toujours parfaits et qu’on ne s’oblige pas à rentrer dans le moule.

Je déteste la discrimination et le rejet, je trouve qu’il n’y a rien de pire pour quelqu’un et c’est injuste. J’aimerais tellement qu’on se laisse être soi-même, qu’on l’assume et qu’on se fiche un peu plus du regard des autres.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce  que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

Pour moi, créer c’est d’abord un loisir, une façon de me détendre et chasser le stress. Je finis pas mal toutes mes journées en créant des bijoux avant de me coucher et ça m’aide à mieux aller dormir.

L’imagination aussi c’est une grande partie de ma vie. Le jeu de rôle, c’est vraiment un tout autre niveau puisque je peux maintenant entrer dans l’histoire et la vivre à fond. Ça me permet vraiment de décrocher et d’explorer celle que je pourrais être.

 

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir  plus proches des autres ?

Je pense qu’on connecte souvent avec les gens d’abord par nos passions, par les intérêts qu’on a en commun. Quand on pratique une activité couramment ensemble ou qu’on partage un sujet qui nous passionne, c’est là que se créent les liens et que naissent les amitiés. 

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ?

J’aime quand j’ai un projet dans la tête, mais je ne sais pas par quel bout le prendre. Parfois, je vais même le mettre de côté parce que je ne vois pas comment je vais le faire. Puis je m’y mets et c’est généralement encore plus beau que je l’imaginais. Là, je suis vraiment fière de moi.

Depuis que je crée des bijoux magiques pour accompagner les autres dans leurs difficulté, c’est de voir des gens les porter réellement à tous les jours et qu’ils me disent que ça les aide à tenir le coup, à faire des changements dans leur vie. Je me sens particulièrement privilégiée de leur apporter autant et d’avoir une place spéciale dans leur quotidien.

 

  • Ta devise ? 

J’ai plutôt une question : Si tu pouvais changer ta vie avec un peu de magie, qu’est-ce que tu changerais ?J’adore ces histoires dans lesquelles il ne suffit que d’un petit brin de magie pour tout changer et c’est ce que je souhaite apporter au monde. Plutôt qu’attendre qu’Hagrid vous apprenne que, si vous ne vous sentez pas toujours à votre place dans ce monde, c’est normal, c’est que vous appartenez à un monde magique et que Poudlard vous attend, j’aimerais vous faire redécouvrir la magie qui est déjà là dans nos vies.

  • Que dirais-tu à quelqu’un qui pense ne pas être créatif, qui n’ose pas se lancer dans une activité créatrice ?

«Practice makes better» ou c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Bien sûr, avoir un sens artistique ça aide, mais en fait, on devient réellement talentueux parce qu’on s’y met régulièrement. Peu importe le domaine, ces artistes qu’on admire ont tous commencé par être poches au départ. Donne-toi le temps et pratique souvent.

  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

Selon moi, la vie, ce n’est pas toujours facile, c’est même parfois vraiment difficile. Je pense qu’on est nombreux à espérer s’améliorer, changer le quotidien. Mais je trouve qu’on se prend souvent la tête avec plein de choses qui prennent beaucoup trop d’importance pour ce qu’elles sont réellement et on oublie que notre vie nous appartient. J’aime mettre de la magie et du jeu dans vos vies pour vous rappeler que c’est correct d’être imparfait et qu’il faut prendre le temps de s’amuser et de vivre ses passions parce qu’au final, la vie ça passe vite !

 

Merci à Edith d’avoir partagé son parcours et sa vision de la créativité!

 Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici:  Redeviens le Héros de ton histoire et fais de ta vie une Aventure sur queteacceptee.ca

Photos et créations: Edith Beauchemin

Marion Dorval
Qui suis-je ?

Je suis Marion Dorval.

J’aide les personnes sensibles et atypiques à oser exprimer leur voix et prendre leur place avec douceur et justesse parmi les autres.  Après longtemps souffert d’un sentiment de décalage permanent avec les autres, je mets enfin en oeuvre ce qui me tient à coeur depuis toujours : partager qui je suis vraiment, sans porter de masque, sans me couler dans un moule, et m’exprimer en laissant de côté la peur et le perfectionnisme. Ma mission? T’accompagner à découvrir ta voix(e) et à t’ouvrir des portes insoupçonnées pour plus de facilité à aller vers les autres en étant toi-même!

                       Marion

Eric, artiste origami: la création vecteur d’intégration sociale

  

Tesselectopus, création Eric Vigier

On peut se sentir différent et réussir son intégration sociale…


J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.
Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin. Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants. J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres.  

 A la rencontre d’Eric, le plieur fou…

 Qui es-tu Eric?

Je suis démesure passionnelle. Je suis un esprit libéré des conventions et influences et dont les créations sont à son image: une part de ma personnalité qui se sait imparfaite car la recherche de la perfection ne laisse pas de place à l’imagination dans la création. Mon âme d’artiste a appris à souffrir de cette contradiction car la réussite d’un acte n’est pas liée à sa perfection.

  • Pourquoi as-tu choisi de dédier ton temps à la création en origami ? 

2 façons de répondre. La première: j’ai toujours aimé la nature, l’art et les casse-têtes et l’origami et la convergence des trois. La seconde : Ce n’est pas un choix, je suis diagnostiqué autiste asperger et je suis intimement lié à mes intérêts spécifiques, ils font partie de moi, de mon fonctionnement. L’origami est une part importante de ma vie.

  • Comment t’y es-tu pris pour débuter l’origami et trouver ta propre façon de faire ? 

Suite au visionnage d’un film ou je fus émerveillé par la magie de l’origami, j’ai cherché seul, avec la feuille de papier, dès lors je n’ai eu de cesse de plier jusqu’à obtention de mes propres créations , et ce depuis 20 ans désormais.

Know thyself, création Eric Vigier

  • Au début de ton parcours artistique, as-tu eu peur de montrer ce que tu créais? Si oui, comment as-tu franchi le pas ?

Oui, en tant qu’autiste asperger, il était difficile pour moi de me confronter aux autres. De plus je ne pliais pas pour les autres en premier lieu mais pour moi. Puis c’est avec l’origami que je vais mettre en œuvre une manière différente d’aborder l’autre en l’utilisant comme vecteur d’intégration sociale, en écartant le regard de ma personne vers l’intérêt. Ainsi, je vais pouvoir l’utiliser pour m’insérer, par le geste mais tout en restant discret derrière le bouclier qu’est la feuille de papier.

L’origami a cet avantage qu’il est un art visuel que l’on peut montrer aisément, il surprend et capte l’attention. Cela m’a permis de rester dans un « cadre »  connu et sécurisant et une manière possible de se faire remarquer de façon positive au sein de la société.

  • Est-ce que tu te sens différent des autres ? Comment le vis-tu?

Assurément et ce depuis l’enfance, ou du moins la dizaine, quand j’ai réellement pris conscience des « autres ». Difficile de dire si je le vis bien ou non, cela dépend de qui m’entoure, à qui je suis confronté, le contexte. Il faut vivre dans la tête d’un asperger pour comprendre, avec ces perceptions sensorielles et réflexions sur l’univers qui m’entoure.

  

En plein Tempête, création Eric Vigier

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir plus proche des autres ?

Comme je l’ai exprimé dans une question précédente à demi mot, en tant qu’asperger, l’origami a été pour moi un vecteur d’intégration sociale ! Et cela je le porte lors de la mise en place de mes ateliers ou la communication est un point important.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

Cela m’apporte un bien être essentiel, une satisfaction d’avoir donné la vie, mes œuvres sont mes enfants. Pendant ce laps de temps de création, je suis dans un autre univers, une bulle de confort, ou plus rien ne m’atteint, que moi et ma vision de cette feuille. Pour le rapport aux autres, cela a évolué avec le temps car avant il n’y avait pas les autres, mais ces œuvres avaient une vie propre et je me devais de les montrer : une œuvre ne vit que si elle est vue.

Ma vision de la vie : l’origami m’a ouvert à tout un univers de perspectives philosophiques tellement profond car l’origami a un fort lien à la fois avec l’être humain et le monde, le monde qui nous entoure, notre planète mais aussi l’univers.

En savoir plus sur la portée philosophique de l'origami
se sentir différent asperger

Pas étonnant, en effet le monde est mathématique, or l’origami est mathématique à base de fractales et d’algorithmes qui peuvent devenir extrêmement poussés.

Pour les fractales, il s’agit d’un principe mathématique tel que  les formes découpées, fragmentaires d’un ensemble sont des motifs similaires à des échelles d’observation de plus en plus fines de l’ensemble lui-même (ex : flocons de neige, éponges …). Si l’on observe un flocon de neige, ou un chou romanesco, on observe ce principe fractal où le petit élément est identique au plus grand élément cumulant tous les petits.

Tout est lié par les mêmes lois, du plus petit  au plus grand, et quand on pratique l’origami à haut niveau, plus on avance en complexité plus on utilise ces lois au sein des règles mathématiques que l’on applique ou même de façon empirique, et l’on se rend compte que tout est lié. Ce lien qui unit tout est un des points de départ d’une réflexion philosophique.

Un autre point est le rapport à l’homme : Les bases de l’origami sont le pli Vallée et le pli Montagne, le pli en creux et le pli en bosse si on veut imager. Ce que l’on pratique sur la feuille pour lui donner forme est donc à l’image, encore une fois du monde avec ses vallées et ses montagnes que l’on retrouve partout comme au sein d’une feuille d’arbre ou de l’arbre lui-même, se trouvant en haut d’une colline ou en bas d’une vallée.

Mais par analogie à l’image de l’homme aussi : en effet l’homme en prenant de l’âge, se ride, comme se ride la planète, cette similitude est une base de réflexion philosophique entre le rapport de l’homme et la nature qui l’entoure allant jusqu’à la manière dont est pliée la molécule d’ADN qui nous compose.

Par expérience on complexifie les modèles origami, on ride de plus en plus la feuille, comme l’homme en vieillissant acquière de plus en plus de connaissances et de rides, les deux n’étant pas liées !

Ceci ne sont que des points de départ de questions philosophiques , je ne vous apporte ici , comme dit plus haut, que le lien entre l’ origami , sa pratique, et philosophie mais ne vous amènerai pas plus loin dans le déroulement, le processus de réflexion qui lui m’appartient ainsi que les réponses qui y sont liées.

Une de mes premières réflexions lors de ma pratique a été :

Si je plie une grenouille, les gens qui l’observent y voient une grenouille …

Or une grenouille, c’est fait de chair et de sang, ça vit, ça bouge, ça mange !

Ce que les gens observent est un bout de papier plié qui leur donne l’illusion d’être une grenouille !

La question est : Tout ne serait il pas qu’illusion dans ce monde ?

Rapport à l’homme : être ou ne pas être !

Sommes-nous réellement ?

A l’image de ce bout de papier qui semble être une grenouille mais qui n’en est pas une ?

se sentir différent aspergerIguanomobile, création Eric Vigier

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ? Le contact de la feuille et la magie de voir y émerger la forme désirée, sans ajout ou retrait de matière, tout est là !
  • Ta plus grande peur quand tu crées ? Que ceux qui contempleront n’ y voient pas toute cette magie des possibles
  • Tes sources d’inspiration ? L’univers
  • Ta devise ? Tout est possible
  • Que dirais-tu à quelqu’un qui pense ne pas être créatif, qui n’ose pas se lancer dans une activité créatrice ?

Si ce n’est «  Si je peux le faire, tu peux le faire », je ne dirais rien et lui confierais une feuille de papier.

  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

Je vais me répéter : Tout est possible !

Merci à Eric d’avoir partagé son parcours artistique et sa vision de origami!  

Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici: Eric Vigier, créateur de plis        Page Facebook: le plieur fou

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Créateurs inspirants et atypiques : Miriam et ses bijoux asymétriques

Créateurs inspirants et atypiques : Miriam et ses bijoux asymétriques

J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.

Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin.

Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants.

J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres. 

 

A la rencontre de Miriam, atypique assumée, inspirante et bienveillante qui oeuvre avec talent dans la création de bijoux asymétriques et la poésie…

“Bonjour, mon nom est Miriam Morales, maman comblée et créatrice de bijoux asymétriques de style bohème. De plus, je suis une grande passionnée de musique, de création artisanale et d’écriture. Je suis née au Chili, mais j’habite depuis plus de 35 ans au Québec.

J’ai toujours été une grande bohème dans l’âme et dans la vie. Grande amoureuse de poésie, de la nature et de musique, je crée mon univers familial autour de ces trois sphères très importantes. J’ai bâti ma vie avec l’art de l’asymétrie, qui se distingue par l’art de faire original et différent.

 

  • Pourquoi as-tu choisi de faire ce que tu fais aujourd’hui avec ton entreprise Célia les bijoux? 

Célia les bijoux, est née du premier voyage que j’ai fait dans mon pays natal, le Chili, lorsque j’avais 13 ans. Pour la toute première fois, je rencontrais ma famille et j’y découvrais ma passion pour la création de bijoux. Ce fut une amie de la famille qui me montra comment créer avec le tissage de perles. Une très belle rencontre, qui allait me destiner à ouvrir mon entreprise avec mes couleurs en janvier 2013.

Je voulais faire des bijoux, mais je voulais qu’ils soient plus que de simples accessoires qu’on finit par oublier dans un coffre à bijoux. Je voulais qu’ils portent un message, un souvenir, une empreinte dans le coeur, afin d’aider les gens et c’est par le biais de la poésie que je joins à mes bijoux que j’y parviens maintenant.

  • Pour te lancer dans la création, as-tu suivi une formation, des cours… ou ton intuition?

J’ai toujours créé de façon intuitive. Je n’ai pas suivi de cours. Je vais prendre un cours uniquement si je veux apprendre une technique de travail spécifique que je ne connais point, mais sinon je me lance comme mon coeur me le dit.

  • As-tu eu peur de montrer ce que tu créais? 

Au début, j’ai eu peur de montrer mes nouveaux bijoux. J’ai eu peur de présenter la nouvelle métamorphose de mon entreprise. J’affirmais officiellement que je faisais des bijoux asymétriques de style bohèmes auxquels je joins de la poésie. J’ai appris à faire confiance à mon intuition ainsi qu’à la vie.

  • Est-ce que tu te sens ou tu t’es déjà sentie différente des autres ? Comment le vis-tu ou l’as-tu vécu ?

Toujours. J’ai toujours l’impression d’être en décalage avec les gens autour de moi. Plus jeune, j’aimais les grandes conversations philosophiques des adultes. Pendant que les jeunes de mon âge étaient dans les bars, j’étais dans ma poésie, ma musique ou dans mes nouvelles littéraires; à griffonner un nouveau texte ou à jouer un nouveau morceau de flûte à bec. Qu’on le veuille ou non j’ai vécu des expériences de vie difficiles qui ont fait que je n’ai pas suivi le même chemin que les autres. Mon bonheur, j’ai appris à le forger et à le protéger. Et étant une grande solitaire, j’ai appris à me construire par ma force de vivre.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce  que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

C’est un besoin vital. Que se soit par la création artisanale ou par la musique, j’ai autant besoin de créer que de respirer. Car c’est dans la création, peu importe son médium, que je me recentre.

Je crois que cela a humanisé ma relation avec les gens. Et puisque je crée des bijoux asymétriques et que j’y joins un poème, cela fait en sorte qu’on sort du moule de porter un bijou en guise d’accessoire. C’est pourquoi cela ouvre la porte à des partages d’histoires de vie. Le bijou est devenu plus qu’un objet, il raconte une histoire, porte un message, un souvenir réel.

 

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir  plus proches des autres ?

Créer lance une vibration de connexion. Lorsque l’on crée, on devient plus humain, car nous sommes nous-mêmes dans ce que nous faisons. Il n’y a donc pas de masque devant les gens. En plus, on ressent tellement de fierté, de passion, que les gens qui connectent avec nous se sentent également portés par notre bonheur.

 

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ?

La liberté. Lorsque je suis inspirée, je me sens libre d’inventer et d’explorer de nouvelles idées. Même lorsque je fais du “sur mesure”, la plupart des personnes me laissent carte blanche, me font confiance pour choisir les perles qu’ils aimeraient. Et je vibre en toute liberté!

  • Ta plus grande peur quand tu crées ? Que les gens ne trouvent pas leur coup de coeur dans ce que j’ai fait. J’ai aussi peur de manquer de matériel spécifique, surtout lorsque je suis en pleine création, c’est pourquoi j’utilise beaucoup le système D lorsque je travaille pour ce genre de petits problèmes.
  • Tes sources d’inspiration, pour tes poèmes, pour tes bijoux ?

Lorsque je crée, j’écoute toujours de la musique. Je suis une très grande mélomane; c’est ce qui me guide dans mes créations. Je m’inspire aussi de la nature, de mes racines chiliennes, du style bohème, des voyages. J’aime amener les gens dans un voyage par mes bijoux et par mes poèmes. J’aime qu’ils puissent ressentir des émotions au travers de mes écrits, comme s’ils étaient l’acteur principal de mes textes.

 

  • Ta devise ? N’attends pas le moment parfait, prends le moment et fais-le parfait!
  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

La Vie est Belle! Peu importe si vous vivez des moments difficiles ou non, ayez de la gratitude pour ce que vous vivez aujourd’hui. Célébrez les moments heureux et les moments tristes. Essayez de comprendre l’enseignement qui se cache derrière celui-ci.

Vibrez dans l’entraide, dans le don de soi, dans la gratitude et le bonheur.

Vibrez dans ce qui vous rend unique comme être humain, dans vos talents.

Le matin, remerciez la vie d’être en vie!

Prenez le temps de rire, de danser, de chanter, de sortir de votre zone de confort, de célébrer le bonheur même si vous êtes seul.

Je ne dis pas que la vie est facile, mais c’est facile de la rendre difficile avec des pensées négatives. Vous êtes le chef d’orchestre de votre existence, c’est à vous de diriger les bonnes notes pour vivre votre bonheur!

 

 Merci à Miriam d’avoir partagé son parcours et sa vision de la créativité!

 Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici: Célia les bijoux