Ecrire sur soi pour enfin devenir soi-même

écriture thérapie

Ecrire son histoire pour enfin devenir soi

 

Qui suis-je ? Comment me définir devant les autres ?

Cette question est sûrement de celles qui me fascinent mais aussi celle qui m’agace le plus. Je n’aime pas me définir. Je suis capable d’apporter une réponse très succincte à « qui es-tu ? » comme de parler sans m’arrêter.

ça n’est pas correct.

Les codes sociaux exigent qu’on réponde à cela par le traditionnel alignement des réponses concernant l’âge, la situation familiale, la profession, le lieu de vie, les loisirs… brièvement mais sans se contenter du strict minimum.

Il n’y aura pas mort d’homme si l’on fait autrement.

Mais probablement un léger malaise dans l’assistance qui s’attend à un réponse conventionnelle, qui arrange tout le monde parce qu’on aura joué le jeu.

Et qu’on aura joué le jeu de donner aux autres de quoi se faire une représentation de nous-même. C’est aussi une façon d’amorcer un lien, de construire une relation. Celui qui ne dit rien de lui n’offre pas la possibilité aux autres d’entrer en relation. Je l’ai appris à mes dépens, en croyant me protéger je ne faisais que m’isoler davantage.

J’ai longtemps subi ces questionnements qui me figeaient car j’aurais voulu avoir l’audace de répondre librement, tout autant que je craignais terriblement d’être rejetée si je ne m’alignais pas sur le fonctionnement des autres. Je n’avais pourtant rien de spécial à revendiquer, rien à cacher non plus. Cette question est trop pesante, elle demande de résumer tout son monde, toute sa vie, en une petite phrase. Même sans verser dans la mégalomanie, elle fige parce qu’elle ne nous permet pas de prendre le temps de réfléchir à comment l’on veut se présenter au monde.

Pour retrouver cette liberté de choisir sa façon d’exister aux yeux des autres, l’écriture est une alliée de taille.

 

Ecrire le récit de soi, c’est à dire adopter une pratique d’écriture qui permet de se raconter sans censure, c’est tout d’abord retrouver ces espace-temps où l’on peut se livrer sans retenue. Parler de soi avec ses propres mots est alors un remède à bien des maux. Personne pour nous interrompre, personne pour nous fusiller du regard si la page reste blanche. Cette création entre soi et soi-même, c’est l’occasion de se fabriquer un cadre sécurisant, bienveillant, où tout est permis, en accord avec notre nature profonde.

 

Que ce soit par l’art du journal, de l’autobiographie, de l’écriture épistolaire, écrire à partir de soi et sur soi libère la créativité d’une façon bien différente qu’avec les pratiques conditionnant un résultat esthétique. Ici, nul besoin d’atteindre un certain nombre de pages, d’adopter un style particulier, de faire des effets de sens, de vouloir plaire. C’est le retour à la spontanéité et l’occasion d’enfin porter un regard doux sur soi, d’accomplir un acte digne apportant une satisfaction toute simple et pourtant ô combien réconfortante et joyeuse.

Ecrire pour soi, c’est avant toute chose prendre en charge son histoire.

Quand j’écris, je porte ma voix sans laisser personne d’autre parler à ma place. Nous existons à travers le regard des autres, que nous le voulions ou non. Chacun grandit en construisant une multitude de récits sur lui-même, sur les autres, sur le fonctionnement des relations, avec pour support les représentations sociales donc systémiques apportées par l’environnement familial, social, éducatif dans lequel nous avons grandi et où nous continuons d’évoluer. Reprendre le fil de son histoire c’est s’autoriser à la dérouler dans le sens qui nous permet de mieux intégrer nos failles, nos blessures, reconnaître nos victoires et notre beauté. C’est non seulement se soustraire aux diktats (le « ce que je crois que les autres croient sur moi », qui finit par nous définir tellement nous lui laissons la main) mais c’est prendre part activement à la création du sens que nous voulons pour notre vie. Déconstruire les idées que nous avons sur nous-mêmes, décoller les étiquettes qu’on nous a collées (à notre insu ou de notre plein gré) est un acte courageux et nécessaire pour vivre enfin sa vie.

 

Loin d’être une activité égoïste ou narcissique – renarcissisante certes, si l’on en a besoin, car elle restaure l’estime de soi et offre un nouveau regard plein de tendresse sur notre parcours– écrire le récit de soi c’est un premier pas pour s’ouvrir aux autres en se respectant profondément.

Pour tisser des liens authentiques, des relations vivantes, vibrantes, nous avons besoin d’être touchés.

Or, écrire sur soi c’est s’ouvrir sur l’autre, car être dans sa vulnérabilité, c’est se laisser voir, se laisser toucher donc être touché par les autres. En écrivant qui je suis, ce que je ressens, ce que je vis, d’où je viens, d’où je parle et où je souhaite aller, je risque une mise à nu. L’écriture, quand on s’y livre vraiment, ne laisse pas d’autre choix.

Et pourtant, c’est bien ce plongeon qui nous permet de laisser les autres nous voir comme nous sommes véritablement, sans artifice, sans se diminuer. Je ne parle pas là de faire lire ses écrits personnels : il suffit d’entrer dans une pratique toute personnelle du récit de soi pour constater au long cours, que notre regard sur les autres gagne en ouverture, en tolérance. Nous nous autorisons à parler de nous par petites touches, plus librement, quand nous sommes en confiance. Et offrir un bout de son histoire aux autres, c’est leur donner la possibilité de nous rejoindre là où eux aussi ont peut être été touchés, blessés, émerveillés.

Redonner de la voix à son histoire, être vivant en portant ses stigmates, ses victoires, faire avec en embrassant le tout, sans se sentir coupable mais plutôt libre de faire agir ce récit comme bon nous semble. Un acte à la fois responsable pour ne plus subir son passé et craindre l’avenir, un acte fondateur d’une vie créatrice qui intègre nos différentes facettes et nous fait envisager « je », cet autre, et tous les autres, comme des êtres dignes de se raconter par eux-mêmes.

Faire entendre sa voix est vital, par tous les moyens.

L’écriture aide à vivre, l’écriture relie, l’écriture redonne joie, force, courage.

                             marion dorval

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Les mots doux et puissants: l’inspiration pour trouver en soi l’écho intime qui fait avancer et oser.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.

On lit en moi comme dans un livre ouvert

On lit en moi comme dans un livre ouvert

« Un jour je dirai tout. One day I’ll tell everything.
Alors mon monde s’effondrera pour de bon, ou peut-être bien qu’au contraire il reprendra enfin forme et moi sa place au-dedans.
My whole world might then crumble, or it might actually embody all my desires and becomes a place where I find my place and peace. »
Retrouvez mes poèmes ici: mariondorval.home.blog

 

Longtemps j’ai été persuadée qu’on pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert.

Marcher dans la rue pouvait être problématique à de multiples niveaux liés à la peur d’être dévoilée.

La peur d’avoir un regard qui pourrait offenser quelqu’un, sans volonté de ma part, et que de là surgisse un conflit entre ce que j’aurais laissé échappé comme mauvaise tête et ce que l’autre aurait reçu comme une injure, un reproche tacite.

La peur qu’on me juge comme bizarre, qu’on rie de moi.

De fait, la peur de passer devant des groupes de gens, particulièrement des adolescents, parce qu’un ado en bande, ça rit fort et tout et de rien pour pavaner, se donner une contenance et pallier sa propre fragilité.

La peur d’être reconnue par quelqu’un et d’être prise en flagrant délit de sale gueule, pas belle à voir, mon air de tous les jours: effarouché, inquiet, crispé.

Les premières minutes après avoir rencontré quelqu’un, j’évaluais intérieurement si l’autre m’avait captée: est-ce que j’avais réussi à faire bonne figure, ou est-ce que j’étais déjà cataloguée comme la faible de service?

J’avais peur d’être une cible.

En fin de compte, j’avais surtout peur qu’on me sente vulnérable, convaincue que la peur se reniflait de loin.

Je croyais qu’on pouvait deviner rien qu’à mon visage, ses expressions, ma voix, ma posture, tout ce que j’avais vécu.

Comme si toutes les histoires que j’avais traversées étaient tatouées sur mon visage.

J’imagine alors tous ces visages parlant à qui mieux-mieux:

« il m’a quitté après m’avoir trompée pendant dix ans sans que je ne voie rien, je dois vraiment être idiote! »

« j’avais sept ans, j’avais confiance en les adultes, après plus jamais »

« les autres m’ont toujours abandonnée, est-ce que tu vas faire pareil quand tu te rendras compte que je ne vaux rien? »

« avant, j’avais une fille, c’était avant, je ne peux jamais dire « je suis orphelin de mon enfant »

« je porte des manches longues car mes bras sont scarifiés »

Des bouts d’histoires, des traumatismes grands ou petits, récents ou enfouis, et tout ce qu’on se raconte sur soi pour croire que personne n’acceptera ce vécu.

Au fond, ces visages racontent un peu tous la même chose:

Je préfère te le dire: je ne suis pas ce que tu crois.

J’ai si peur que tu découvres ma fragilité, que tu saches comment tu peux m’atteindre, me faire mal, me faire tomber à terre, m’humilier.

Je suis persuadé que tu ne me comprendrais pas et pire, tu me jugerais sur pièces si tu t’apercevais que je ne suis pas ce que je montre.

J’ai si peur que tu voies mes failles, que tu veuilles en savoir plus, que tu remues le couteau dans la plaie, que tu en joues pour me faire souffrir.

Mais si je suis honnête vis-à-vis de moi, je suis incapable de voir mes forces.

Je crois porter uniquement le poids de mes fragilités et j’ai honte, si honte qu’on puisse de suite deviner que je ne suis pas ce super humain qui a tout surmonté sans aucune trace.

Je me raconte que j’ai des tares, qu’elles m’empêchent d’être fort.

Je souscris à cette histoire de de voir se montrer parfaitement invincible en toutes circonstances, sans jamais y associer les blessures.

Et pourtant…

Qui n’a jamais été blessé ne peut éprouver sa force.

Qui ne se montre jamais vulnérable ne peut faire de lien humain.

Qui se cache sous une apparence lisse par peur d’être inférieur attire l’indifférence ou le mépris, et confirme ainsi la croyance qu’il n’est pas valable aux yeux des autres.

Alors, le livre ouvert? Il faut le laisser grand ouvert, se mettre à nu sans protection, devant n’importe qui?

Non. Simplement, connaître son histoire, l’assumer, savoir la raconter avec ses propres mots, à ceux à qui l’on choisit de faire confiance.

Retrouver cette sécurité intérieure qui permet un espace entre moi et l’autre, ne pas me sentir envahi, pouvoir jouer de la distance et savoir s’éloigner si besoin, ou se rapprocher si la confiance est là. Envisager la relation à l’autre comme un processus progressif de dévoilement et non pas « je vais devoir tout de suite tout dire pour qu’ils sachent qui je suis ».

Savoir choisir ce qu’on dit de soi, voilà qui est précieux: je n’ai pas peur qu’on croie des choses de moi puisque je me sens à même de dire ma vérité, ou des morceaux de celle-ci, de la façon qui me convient, en me respectant, sans avoir peur d’en dire trop ou pas assez.

Savoir se livrer de façon dosée, une compétence qui aide à amoindrir ce sentiment terrifiant d’être comme un livre ouvert.

Et d’abord, savoir se dire, donc savoir s’exprimer déjà devant soi, être à l’aise face à son propre regard. Voilà le sens de ma démarche avec Mémovoix: créer des espace-temps où l’on peut baisser le masque sans crainte, et étoffer son estime de soi comme un vêtement protecteur mais non dissimulateur. Retrouver la liberté de montrer de soi ce que l’on veut, tout en respectant sa nature profonde.

Cela commence donc par recréer un lien sécure de soi à soi, ne plus vivre dans cette illusion que toute relation est synonyme de danger si l’on découvre nos failles.

Et avant tout, avoir plaisir à explorer ses différentes facettes, pour non pas lutter contre ses peurs, mais magnifier ses vulnérabilités en en faisant des forces.

Forts d’avoir vécu, nous pourrons partager, à notre façon et notre rythme, à qui nous estimons dignes de notre confiance, nos fragilités, nos doutes et nos blessures, pour confirmer à l’Autre que nous le comprenons  et pouvons tisser du lien avec lui parce que précisément nous sommes juste humains nous aussi.

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Les mots doux et puissants: l’inspiration pour trouver en soi l’écho intime qui fait avancer et oser.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.

L’impression de ne pas avancer

Ma vie est une succession de moments qui se ressemblent tous plus ou moins.

Au final, j’ai l’impression de ne pas avancer.

Rien ne change, je n’évolue pas.”

Je parie que vous vous êtes déjà fait cette réflexion, n’est-ce pas?

Nous avons très certainement tous vécu ces périodes de doute où la vision de notre vie nous semble stagnante.

Ce qui peut nous aider à voir les choses autrement c’est d’envisager le déroulement des événements sous un autre angle.

Avec un autre modèle que celui que nous employons constamment. Car conserver la même façon de penser induit inévitablement le même constat.

Je vous propose de changer votre perception et d’élargir le regard que vous portez sur vous-même grâce à l’aide des mathématiques.

Une suite est un ensemble de nombres qui obéissent à une règle pour que le passage se fasse de l’un à l’autre. Par exemple : 1, 3, 5, 7, 9 est une suite de nombres impairs. Pour passer de l’un à l’autre, je rajoute 2. Une autre suite:  200, 100, 50, 25 est une suite obtenue en divisant chaque “terme” précédent par 2.

 

Notre vie est une suite d’instants reliés les uns aux autres

La vie est une grande suite mathématique en elle-même : elle comprend une série d’instants qui nous font passer à travers les âges.

Le premier instant, le premier “terme” comme on dit en mathématiques, c’est le premier moment de notre vie.

A partir de cet instant, nous ne cessons de nous tranformer… physiquement, psychiquement, de façon extérieure ou intérieure.

Jusqu’au terme de notre vie: nous avons atteint notre limite: le dernier terme de la suite.

Là déjà, le concept de continuité peut s’inviter.

“Je n’ai pas l’impression d’être encore l’enfant que j’étais et qui a juste grandi”. “J’ai tellement changé suite à cet événement, je ne suis plus la même personne”.

Oui, la suite de notre vie peut être discontinue: les choses progressaient d’une certaine façon, et puis une situation est arrivée qui a coupé ce mode d’évolution. Peut-être qu’une seconde naissance a eu lieu, peut-être qu’on a voulu repartir sur de nouvelles bases.

Pour autant, cela ne veut pas dire que tout ce que nous avons vécu, expérimenté, mis en place, tenté auparavant n’a pas eu le mérite d’exister: sans cette série antérieure, nous ne serions pas là aujourd’hui… Nous pouvons aussi considérer que cette rupture peut être intégrée comme partie constituante de notre chemin.

Elle participe de qui nous sommes aujourd’hui, y compris dans les aspects positifs de notre personnalité que nous avons su conserver ou développer. C’est le regard que nous portons sur cette situation qui change la façon dont nous envisageons l’avenir.  Quelle importance lui donnons-nous au regard de tout ce que nous avons vécu par ailleurs? Quelle place lui accordons-nous dans la façon dont nous allons vivre tout ce qui est à venir?

 

Une vie monotone ou une vie en dents de scie?

Une suite monotone est une suite de nombres qui varient tous dans le même sens quand on parcourt la suite.

C’est un peu comme si à partir de la naissance, à chaque année ou à chaque instant, on était en croissance. Imaginez une plante qui se développe en permanence: la suite est croissante!

A l’inverse, si la plante depuis le premier instant se rabougrit de plus en plus, on a affaire à une suite décroissante.

Pourquoi parler de monotone? Parce qu’il n’y a pas de variations.

Est-il possible d’envisager une vie humaine où nous ne connaîtrions aucune période de stagnation, aucune période de régression, aucune période d’avancée…?

Cela paraît difficile. Nous sommes naturellement soumis aux événements extérieurs qui impactent plus ou moins notre vie émotionnelle, relationnelle, professionnelle…

Notre vie est comme une suite non monotone: certains nombres (ou années, ou instants) peuvent sembler se détacher de la suite pour former un palier régulier. Ce sont ces moments où l’on a l’impression de stagner, ou bien ceux qui nous font nous sentir confortables pendant un moment… jusqu’à ce qu’on ait l’impression de tourner en rond!

Ce qui nous empêche de passer à autre chose est que nous sommes parfois bornés: nous pensons que nous ne valons pas assez pour réussir autant que d’autres.

Nous nous entêtons à répéter les mêmes fonctionnements en pensant que nous ne sommes pas capables d’autre chose ou bien que si nous prenons le risque de changer, nous pourrions être mal jugés, moins aimés…

 

Se sentir limité dans sa vie

Les suites mathématiques peuvent avoir différents comportements par rapport à la notion de limites, dont les suivants.

– pas de limites: l’évolution est soit égale à zéro (stagnation totale), soit permanente. Dans le premier cas, absolument rien ne bouge. C’est l’impression que nous avons souvent, mais à l’échelle d’une vie, si courte soit-elle, nous savons que cette perception est faussée. Nous changeons sans nous en rendre compte. Dans l’autre cas, la suite des instants n’a finalement pas de tendance nette: c’est ce qui arriverait si nous étions constamment dispersés, sans aucun but, aucune direction… Cette impression de s’éparpiller, nous la connaissons de temps à autre. Pourtant, il existe souvent une tendance vers laquelle nous penchons : un idéal de vie, un objectif, qui nous fait nous sentir vivants. Et parfois tellement éloignés de ce qui nous tient à coeur, que nous croyons que nous n’y arriverons jamais. Le perfectionnisme refait surface et nous doutons.

– une limite connue, précise: la suite va s’arrêter sur un nombre donné. Cela peut arriver au bout d’un très long moment, quand on arrive au nième nombre de la suite chiffrée. J’aime penser que nous sommes nous aussi enclins à nous rapprocher d’une limite qui serait notre réalisation ultime.

Le nirvana, la mort? Une impasse? Ou bien un acccomplissement total arrivé à un certain âge? Au bout du compte, si l’on a tout réalisé, que reste-t-il à vivre?

Voilà l’intérêt de connaître ce qui nous anime profondément, véritablement: nous pouvons alors considérer que ces phases où l’on n’avance pas ne sont que des étapes vers une réalisation plus grande qui prend forcément plus de temps.

Dans une suite de nombre qui tend vers une limite connue, tout se prépare petit à petit: chaque nombre se rapproche de plus en plus du dernier nombre, ce nombre limite. Ainsi, on pourrait arriver à un moment d’une suite où les nombres suivants apparaissent: …1,271 – 1,272 – 1,273 -1,274 – 1,275 -1,276 -1,277 – 1,278.  Avant d’ariver au dernier, qui est donc la limite, il a fallu beaucoup de “termes” précédents! Et le rapprochement s’est fait très progressivement: si l’on se place à 1,274 et qu’on regarde ce qu’il y a juste avant, on peut facilement penser que ça n’avance pas, que rien ne bouge. Et pourtant si…

 

Connaître ses raisons d’avancer pour donner du sens aux différentes périodes

La suite continue d’avancer vers ce qui l’attire en quelque sorte. Comme nous lorsque nous mettons toute notre âme à agir de sorte à tendre vers notre idéal, notre raison de vivre.

Chaque suite obéit à une règle, une “raison” qui définit la façon dont on passe logiquement d’un nombre à l’autre.

Par exemple dans la suite 4, 12,36,108…. on multiplie le nombre précédent par 3 pour obtenir le suivant. La raison est 3.

Ce qu’il est intéressant de voir:

– cette raison est déterminée dès le départ. Est-ce que nous aussi, nous aurions un idéal, une raison d’être qui demanderait à être connu de nous pour que nous puissions avancer? Si nous le savons pas, est-ce que nos actes seraient quand même influencés par cet idéal que nous pouvons pressentir? A chacun de répondre à cette question.

Nous pouvons cependant, quand nous sommes un peu perdu, reconsidérer l’ensemble de notre vie et dégager les grandes tendances qui nous poussent vers l’avant. Qu’est-ce qui avait du sens pour nous? Qu’est-ce qui nous a fait évoluer positivement? Là peuvent peut-être se retrouver des idéaux, des aspirations. Ce sont des moteurs qui nous aident à transformer la peur d’agir en envie.

– cette raison peut pourtant changer. Une suite peut être discontinue et sa règle peut être modifiée en cours de route…. Tout comme nous, car notre libre arbitre nous permet de choisir si nous voulons continuer à penser, agir, décider de la même façon en tout instant ou bien si nous avons intérêt à adapter notre fonctionnement.

Changer pour changer n’a pas de sens, hormis si l’on se rapproche ainsi de nos envies, de nos besoins. Avec ce constat, vous pouvez considérer que rien n’est figé. Si vous pensez être actuellement en pleine stagnation, rappelez-vous que vous avez encore de la marge de manoeuvre pour modifier le cours des choses. Cela passe parfois par de toutes petites modifications de pensées, de toutes petites actions.

 

Enfin, avoir l’impression de stagner c’est souvent avoir peur de bouger.

C’est le signe d’un inconfort : qu’est-ce qui nous paraît trop petit, trop étriqué, trop limité en ce moment dans notre vie?

Oser se révéler en faisant des choix qui nous correspondent véritablement est le meilleur moyen de pouvoir évoluer dans un cadre qui a du sens.

C’est aussi ce qui fonde notre sentiment de sécurité intérieure et nous autorise à aller vers les autres avec plus de confiance.

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.

Bien vivre l’imprévu

Notre équilibre intérieur nous paraît souvent fragile et pourtant, il ne tient qu’à nous parfois de le rétablir.

Ce matin, je me suis assise comme d’habitude pour écrire.
Le calme extérieur n’a pas duré longtemps: un voisin a mis de la musique riche en basses.
De quoi me perturber soudainement.
De quoi faire une bonne excuse pour arrêter.
De quoi être suffisamment fort pour que mon mental en profite et se lâche en déversant toutes les pensées possibles.

Voilà comment un moment supposé apporter un certain bien-être peut vite se transformer en stress, colère, rancune, honte aussi de ne pas réussir à me détacher de la situation.

Nous vivons quotidiennement ces moments qui troublent notre harmonie. Il suffit d’un rien pour que nous nous sentions perturbés.

Un artefact anodin devient un incident majeur et transforme une seconde, une heure, une journée, en une lutte pour continuer à vivre malgré cette perturbation.

Une personne qui parle trop fort à côté de nous

Un mot qui nous fait mal, même s’il ne porte pas de mauvaise intention

Un changement de date qui bouscule nos plans

Perdre le contrôle pour faire d’autres choix

C’est ainsi que nous nous sentons perdre le contrôle.

Le contrôle sur le caractère paisible qu’on voulait maintenir dans notre environnement proche.

Le contrôle sur nos ressentis, qui s’emballent.

Bien souvent, nous pensons que nous subissons la situation.

Simplement parce que nous ne voyons pas comment nous pourrions retrouver le contrôle et rétablir le calme en nous et autour de nous.


Nous avons toujours le choix, même quand nous sommes débordés par nos émotions, nos pensées:
lutter, abandonner, ou bien rester.
Avec la dernière option, nous pouvons aussi adopter un point de vue différent.


Pouvoir s’observer sans se juger, prendre du recul et même rire intérieurement de la situation.
Ne pas se prendre au sérieux, retrouver de la légèreté.
S’accorder le droit de se sentir en difficulté sans pour autant se qualifier de nul.
Vivre pleinement le moment présent en sachant que tout passe et que nous pouvons créer notre réalité.

S’entraîner à développer sa souplesse mentale


C’est ce que j’ai essayé de faire ce matin, pour que les boumboum extérieurs ne deviennent pas une raison de plus pour me saboter et me juger.

Chaque fois que l’extérieur vient mettre son grain de sel pour perturber mon équilibre, j’adopte un réflexe de prise de recul.

Bien sûr, ce n’est pas automatique ni magique. C’est une habitude qui vient avec la pratique régulière, un peu comme la méditation.

Se détacher pour ne pas se sentir submergé ni paralysé par l’imprévu, c’est comme faire quelques mouvements de gymnastique mentale pour maintenir ses réflexes et rester “cool”.


J’y parviens plus facilement grâce à mon expérience de l’improvisation et du chant créatif, qui aide à BIEN VIVRE L’IMPREVU, mais aussi
lâcher prise sur les jugements intérieurs ET sur les perturbations extérieures,
nourrir la joie de l’instant présent,
revenir à la conscience du corps pour se détendre,
se sentir profondément relié à soi et aux autres.
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Cette pratique vocale, c’est ma base pour vous aider à VOUS RECENTRER ET LIBERER par la voix ce qui est enfoui en vous. A travers toutes les possibilités créatrices de votre voix, vous pouvez retrouver CE QUI FAIT DU SENS ET CE QUI FAIT DU BIEN.

ça vous parle? Je vous présente ici comment oser être vous-même, y compris face à l’imprévu.

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.