Souvenirs d’enfant hypersensible #1

ça rsaienfant hypersensible

L’hypersensibilité n’est pas un concept scientifique, du moins à l’heure où j’écris ces lignes, il n’en existe pas de définition en tant que telle. Ici je ne fais qu’apporter mon témoignage d’enfant hypersensible, cela n’engage que moi mais j’espère qu’il pourra faire écho et peut-être apporter des réponses à certains d’entre vous, parents, enfants hypersensibles devenus grands, éducateurs, enseignants…

Je pense que dans toute histoire humaine, il y a une part d’universel, alors peut-être que vous vous reconnaîtrez un peu, beaucoup, ou reconnaîtrez des personnes de votre entourage.

Comment sait-on qu’on est hypersensible? 

Si vous cherchez quelqu’un qui pleure systématiquement au cinéma, qui reste béate devant la rosée du matin, qui pense le matin qu’elle va sauver le monde et le soir qu’elle ferait mieux de changer de vie, qui est capable de rester scotchée en pleine rue pour observer un chat sur le rebord d’une fenêtre: c’est moi (je grossis le trait, à peine cela dit).

Personne ne m’a jamais dit que j’étais hypersensible. 

Pour cause, vu mon âge, ce terme n’existait pas quand j’étais petite.

Je suis toujours passée pour une enfant timide, voire très timide, réservée, discrète, sensible, voire très sensible. 

Trop sensible?

Si personne autour de moi ne m’a expliqué ce qu’était l’hypersensibilité, je m’en suis aperçue toute seule.

C’est finalement assez simple: être de nature hypersensible (« HS »), c’est être parfois HS, KO, hors service.

C’est toujours l’expérience du monde qui fait qu’on ressent un décalage. Notre confrontation du vécu intérieur avec celui des autres nous montre par plein de petits détails qu’on est hypersensible.

Un enfant hypersensible n’a a priori pourtant rien de si différent: la même palette d’émotions, les mêmes capacités sensorielles. Ce qui change, c’est ce terme « hyper ». On l’emploie pour indiquer un excès par rapport à une prétendue norme. Mais tout est relatif… ce qui fera réagir quelqu’un avec beaucoup d’intensité, laissera quelqu’un d’autre insensible, et réciproquement. Tout ça pour vous faire comprendre qu’il faut toujours relativiser : il n’y a pas de fonctionnement « normal » des émotions, à mon sens en tout cas.

Un enfant hypersensible, c’est grave?

Certainement pas la fin du monde (intérieur) en tout cas. Hypersensible, j’étais et je suis toujours bien avec moi-même, dans ma bulle ou en partage avec celle d’autres personnes de sensibilité proche.

Quand la bulle craque sans prévenir, ça peut être plus délicat.

Quelques petites anecdotes de ce qui me semble révélateur de mon hypersensibilité en tant qu’enfant.

Un rapport au temps teinté d’anxiété

J’étais une grande cafardeuse. Le temps perdu ne se rattrape pas.. et la conscience douloureuse de notre cheminement inéluctable vers la mort est quelque chose que j’ai perçu très tôt. Quelque part, j’avais toujours en tête la fin. ça sonne très morbide dit comme ça et pourtant j’étais d’un naturel plutôt joyeux. Cette conscience de l’impermanence se traduisait par exemple par de la difficulté à laisser partir les choses ou les gens, parfois sans le montrer ou l’exprimer. Tout ce qui avait été vécu avec une intensité positive était douloureux à quitter par la suite: l’achèvement dans ce cas était synonyme de petite mort.

C’est comme ça que j’ai vécu mon premier voyage scolaire. Enfant anxieuse, mes parents l’étaient aussi forcément vis-à-vis de ce voyage d’une semaine. Je n’avais pas un sommeil très calme et avais tendance à faire des cauchemars « sonores ». J’ai fait ce voyage sans problème de mon point de vue d’enfant, avec une nuit seulement où la maîtresse est venue me voir (cauchemar qui m’avait réveillée j’imagine?). Le problème s’est présenté au retour. J’avais vécu une semaine évidemment chargée en émotions, sans forcément en avoir conscience ça faisait beaucoup de choses à vivre pour la première fois. Et il fallait reprendre le cours de la vie normale, comme ça, sans transition. J’ai pleuré durant le week end suivant le retour à la maison. Certainement qu’il y avait une décompensation émotionnelle et donc une décharge physique des émotions. A mon niveau d’enfant je ne pouvais pas m’en rendre compte. Me reste le souvenir douloureux et vivace d’une déchirure, le sentiment que ça ne se reproduirait plus: c’était fini. Cette angoisse du temps qui passe est selon moi caractéristique. Les autres enfants étaient ravis de la semaine et ravis de retrouver leurs parents. Pour moi, c’était bien plus complexe que ça au niveau des ressentis.

Accepter le temps qui passe, la finitude, ne pas vivre dans les regrets et la peur de ne pas s’accomplir: un vaste sujet autant chez les enfants que les adultes, hypersensibles ou non. 

Je crois que les routines s’avèrent là assez pertinentes pour canaliser l’anxiété et retrouver un sentiment de maîtrise sur le temps qui passe.

Un perfectionnisme aigu

Cela se voit parfois dans l’attitude au travail à l’école, mais pas toujours… Dans mon bulletin de CE2, 2ème trimestre, voici ce que la maîtresse avait écrit « Je trouve Marion plutôt tendue par rapport à son travail. C’est très bien et il ne faut pas se décourager. » Je regrette de n’avoir rien compris à ça étant petite. Je me souviens seulement avoir connu une légère baisse (moyenne passant de 18 à 17,5 ou quelque chose du genre…). Je n’ose imaginer la pression que je me mettais sans m’en rendre compte, sans pourtant que les adultes y soient pour quelque chose.

Ce perfectionnisme se traduit souvent par une difficulté à supporter l’échec, les erreurs. Tout doit être parfait ou sinon, cela ne vaut rien. Et évidemment, une erreur vient de « moi »: donc je suis l’erreur. En clair, un enfant hypersensible, tel que je l’ai été du moins, va vivre ses manquements comme la preuve qu’il ne vaut rien. Identification totale à l’erreur produite…

Toute situation nouvelle est donc appréhendée avec pas mal d’angoisse. C’est ce qui s’est passé le jour où en travaux manuels, on a dû réaliser des mailles de tricot. Au point mousse. Le plus facile. J’ai échoué… bien concentrée pourtant. Quand j’ai présenté mes premières mailles au bureau de la maîtresse, elle a éclaté de rire. Et m’a réexpliqué. J’avais du mal, il fallait bien l’admettre. Mon enseignante était formidable et n’avait aucune mauvaise intention, c’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup de tendresse et à qui je dois plus qu’elle ne peut le supposer. Mais ce samedi matin, j’ai dû encaisser et ravaler ma fierté. J’ai pleuré à la maison (oui, j’avais une certaine capacité à me museler). Par chance, un copain de classe est venu l’après-midi et m’a tout réexpliqué, car lui savait déjà tricoter grâce à sa grand-mère (A., si tu passes par là, tu as sauvé ma vie ce jour-là!). Bref.

Un autre exemple: le jour où j’ai fait une erreur dans une multiplication au tableau, devant toute la classe. Echec cuisant, j’en ai encore la sensation physique. Je n’avais pas réussi, je perdais le contrôle. J’étais en échec: ça pouvait m’arriver. Rien n’était donc complètement sûr et je ne pouvais pas compter sur moi pour réussir à chaque fois. Exemple qui parlera à certains, pas du tout à d’autres… j’ai aussi vu des enfants hypersensibles, dans mes années d’enseignement, se mettre systématiquement en échec pour justement éviter de vivre une « déchéance » en passant de la réussite à l’erreur. Chacun sa stratégie pour supporter d’être faillible… Bien sûr, la maîtresse m’a rassurée. Bien sûr je n’ai quasiment rien montré, j’ai pris sur moi. Le problème est bien là: l’entourage fait comprendre que ce n’est pas grave, encourage à relativiser. Mais c’est strictement impossible quand on est dévasté par des émotions qu’on ne comprend pas.

Ce qui m’aurait peut-être aidée à l’époque: vivre des situations d’apprentissage où l’erreur est davantage valorisée pour son intérêt. A l’école mais aussi en dehors. A ce titre, je pense que j’ai commencé la musique trop tard : l’humilité requise par l’apprentissage d’un instrument est formidable pour éviter de se croire obligé de performer en tout temps.

A côté de ça, adopter une vision plus large de soi, ne pas focaliser sur le petit détail qui ne va pas. Pour ça, encore une fois, certainement que verbaliser, savoir se féliciter soi-même, me semble faire partie d’une hygiène émotionnelle qui devrait se transmettre à la maison et à l’école. Savoir reconnaître ses erreurs sans se remettre totalement en cause, cela passe par reconnaître sa valeur de façon indiscutable. Pour ma part, j’ai trop longtemps vécu dans l’illusion que tant que j’avais des bonnes notes, tout irait bien. Etre aimé de façon inconditionnelle, et surtout se sentir capable de s’aimer assez pour se pardonner ses erreurs: voilà la clé. Pour ça, je crois qu’apprendre à se valoriser de façon saine, sans gloriole mais avec justesse, aide aussi à mieux dépasser les petits moments où on “se plante”… ça me paraît une bonne façon d’éviter de nourrir un orgueil mal placé qui finit par se prendre au sérieux. (Un autre point que j’évoquerai dans le prochain article: la susceptibilité!)

Que faire pour aider un enfant hypersensible ?

Avec le recul, me sentir autorisée à parler de ces anecdotes librement m’aurait aidée. Entendre les adultes me dire que ça passerait, que c’était « rien »: c’était une forme de censure. Sentir et comprendre que les autres enfants étaient plus insouciants, ne se prenaient pas la tête, c’était percevoir que je n’étais pas tout à fait comme les autres.

Si j’ai bien un conseil à donner, c’est de ne jamais se mettre en position de juger de l’adéquation du degré de ressenti d’un enfant par rapport à une situation donnée. Etre là, accueillir, écouter, si besoin entendre aussi qu’il ne veut pas parler. C’est déjà énorme. On ne peut pas toujours mettre de mots, expliciter. Mais quand on est petit, on a besoin avant tout de savoir que ce qu’on ressent est acceptable, n’a pas à être étouffé, maîtrisé, diminué. 

Un autre point, corrélé au précédent, est de ne pas se mettre en mode solution. Si l’on cherche à aider l’enfant, à vouloir solutionner, c’est donc qu’il y a un problème. “C’est donc moi le problème?” risque de se dire l’enfant. Non: vivre des émotions intenses, galvanisantes ou laminantes, n’est pas un problème, même si cela se produit par rapport à des détails ou lors d’instants fugaces, même si les autres autour ne vivent pas les choses de la même façon. Pour un enfant, sentir qu’il n’y a rien à changer chez lui, rien à modifier pour “surmonter” ça, est indispensable. Cela lui permet de comprendre qu’il peut continuer à vivre sans se couper de ses émotions. Et surtout sans commencer à essayer de faire comme les autres, de rentrer dans le moule pour s’adapter aux attentes des autres.

Cet article est déjà bien long, rendez-vous dans un prochain épisode avec d’autres anecdotes et d’autres conseils en rapport avec les enfants hypersensibles… le sujet est vaste! 

A l’écoute de vos retours, questions…. vous pouvez me contacter ici ou m’adresser vos commentaires ci-dessous.

L’impression de ne pas avancer

impression de ne pas avancerMa vie est une succession de moments qui se ressemblent tous plus ou moins.

Au final, j’ai l’impression de ne pas avancer.

Rien ne change, je n’évolue pas.”

Je parie que vous vous êtes déjà fait cette réflexion, n’est-ce pas?

Nous avons très certainement tous vécu ces périodes de doute où la vision de notre vie nous semble stagnante.

Ce qui peut nous aider à voir les choses autrement c’est d’envisager le déroulement des événements sous un autre angle.

Avec un autre modèle que celui que nous employons constamment. Car conserver la même façon de penser induit inévitablement le même constat.

Je vous propose de changer votre perception et d’élargir le regard que vous portez sur vous-même grâce à l’aide des mathématiques.

Une suite est un ensemble de nombres qui obéissent à une règle pour que le passage se fasse de l’un à l’autre. Par exemple : 1, 3, 5, 7, 9 est une suite de nombres impairs. Pour passer de l’un à l’autre, je rajoute 2. Une autre suite:  200, 100, 50, 25 est une suite obtenue en divisant chaque “terme” précédent par 2.

 

Notre vie est une suite d’instants reliés les uns aux autres

La vie est une grande suite mathématique en elle-même : elle comprend une série d’instants qui nous font passer à travers les âges.

Le premier instant, le premier “terme” comme on dit en mathématiques, c’est le premier moment de notre vie.

A partir de cet instant, nous ne cessons de nous tranformer… physiquement, psychiquement, de façon extérieure ou intérieure.

Jusqu’au terme de notre vie: nous avons atteint notre limite: le dernier terme de la suite.

Là déjà, le concept de continuité peut s’inviter.

“Je n’ai pas l’impression d’être encore l’enfant que j’étais et qui a juste grandi”. “J’ai tellement changé suite à cet événement, je ne suis plus la même personne”.

Oui, la suite de notre vie peut être discontinue: les choses progressaient d’une certaine façon, et puis une situation est arrivée qui a coupé ce mode d’évolution. Peut-être qu’une seconde naissance a eu lieu, peut-être qu’on a voulu repartir sur de nouvelles bases.

Pour autant, cela ne veut pas dire que tout ce que nous avons vécu, expérimenté, mis en place, tenté auparavant n’a pas eu le mérite d’exister: sans cette série antérieure, nous ne serions pas là aujourd’hui… Nous pouvons aussi considérer que cette rupture peut être intégrée comme partie constituante de notre chemin.

Elle participe de qui nous sommes aujourd’hui, y compris dans les aspects positifs de notre personnalité que nous avons su conserver ou développer. C’est le regard que nous portons sur cette situation qui change la façon dont nous envisageons l’avenir.  Quelle importance lui donnons-nous au regard de tout ce que nous avons vécu par ailleurs? Quelle place lui accordons-nous dans la façon dont nous allons vivre tout ce qui est à venir?

 

Une vie monotone ou une vie en dents de scie?

Une suite monotone est une suite de nombres qui varient tous dans le même sens quand on parcourt la suite.

C’est un peu comme si à partir de la naissance, à chaque année ou à chaque instant, on était en croissance. Imaginez une plante qui se développe en permanence: la suite est croissante!

A l’inverse, si la plante depuis le premier instant se rabougrit de plus en plus, on a affaire à une suite décroissante.

Pourquoi parler de monotone? Parce qu’il n’y a pas de variations.

Est-il possible d’envisager une vie humaine où nous ne connaîtrions aucune période de stagnation, aucune période de régression, aucune période d’avancée…?

Cela paraît difficile. Nous sommes naturellement soumis aux événements extérieurs qui impactent plus ou moins notre vie émotionnelle, relationnelle, professionnelle…

Notre vie est comme une suite non monotone: certains nombres (ou années, ou instants) peuvent sembler se détacher de la suite pour former un palier régulier. Ce sont ces moments où l’on a l’impression de stagner, ou bien ceux qui nous font nous sentir confortables pendant un moment… jusqu’à ce qu’on ait l’impression de tourner en rond!

Ce qui nous empêche de passer à autre chose est que nous sommes parfois bornés: nous pensons que nous ne valons pas assez pour réussir autant que d’autres.

Nous nous entêtons à répéter les mêmes fonctionnements en pensant que nous ne sommes pas capables d’autre chose ou bien que si nous prenons le risque de changer, nous pourrions être mal jugés, moins aimés…

 

Se sentir limité dans sa vie

Les suites mathématiques peuvent avoir différents comportements par rapport à la notion de limites, dont les suivants.

– pas de limites: l’évolution est soit égale à zéro (stagnation totale), soit permanente. Dans le premier cas, absolument rien ne bouge. C’est l’impression que nous avons souvent, mais à l’échelle d’une vie, si courte soit-elle, nous savons que cette perception est faussée. Nous changeons sans nous en rendre compte. Dans l’autre cas, la suite des instants n’a finalement pas de tendance nette: c’est ce qui arriverait si nous étions constamment dispersés, sans aucun but, aucune direction… Cette impression de s’éparpiller, nous la connaissons de temps à autre. Pourtant, il existe souvent une tendance vers laquelle nous penchons : un idéal de vie, un objectif, qui nous fait nous sentir vivants. Et parfois tellement éloignés de ce qui nous tient à coeur, que nous croyons que nous n’y arriverons jamais. Le perfectionnisme refait surface et nous doutons.

– une limite connue, précise: la suite va s’arrêter sur un nombre donné. Cela peut arriver au bout d’un très long moment, quand on arrive au nième nombre de la suite chiffrée. J’aime penser que nous sommes nous aussi enclins à nous rapprocher d’une limite qui serait notre réalisation ultime.

Le nirvana, la mort? Une impasse? Ou bien un acccomplissement total arrivé à un certain âge? Au bout du compte, si l’on a tout réalisé, que reste-t-il à vivre?

Voilà l’intérêt de connaître ce qui nous anime profondément, véritablement: nous pouvons alors considérer que ces phases où l’on n’avance pas ne sont que des étapes vers une réalisation plus grande qui prend forcément plus de temps.

Dans une suite de nombre qui tend vers une limite connue, tout se prépare petit à petit: chaque nombre se rapproche de plus en plus du dernier nombre, ce nombre limite. Ainsi, on pourrait arriver à un moment d’une suite où les nombres suivants apparaissent: …1,271 – 1,272 – 1,273 -1,274 – 1,275 -1,276 -1,277 – 1,278.  Avant d’ariver au dernier, qui est donc la limite, il a fallu beaucoup de “termes” précédents! Et le rapprochement s’est fait très progressivement: si l’on se place à 1,274 et qu’on regarde ce qu’il y a juste avant, on peut facilement penser que ça n’avance pas, que rien ne bouge. Et pourtant si…

 

Connaître ses raisons d’avancer pour donner du sens aux différentes périodes

La suite continue d’avancer vers ce qui l’attire en quelque sorte. Comme nous lorsque nous mettons toute notre âme à agir de sorte à tendre vers notre idéal, notre raison de vivre.

Chaque suite obéit à une règle, une “raison” qui définit la façon dont on passe logiquement d’un nombre à l’autre.

Par exemple dans la suite 4, 12,36,108…. on multiplie le nombre précédent par 3 pour obtenir le suivant. La raison est 3.

Ce qu’il est intéressant de voir:

– cette raison est déterminée dès le départ. Est-ce que nous aussi, nous aurions un idéal, une raison d’être qui demanderait à être connu de nous pour que nous puissions avancer? Si nous le savons pas, est-ce que nos actes seraient quand même influencés par cet idéal que nous pouvons pressentir? A chacun de répondre à cette question.

Nous pouvons cependant, quand nous sommes un peu perdu, reconsidérer l’ensemble de notre vie et dégager les grandes tendances qui nous poussent vers l’avant. Qu’est-ce qui avait du sens pour nous? Qu’est-ce qui nous a fait évoluer positivement? Là peuvent peut-être se retrouver des idéaux, des aspirations. Ce sont des moteurs qui nous aident à transformer la peur d’agir en envie.

– cette raison peut pourtant changer. Une suite peut être discontinue et sa règle peut être modifiée en cours de route…. Tout comme nous, car notre libre arbitre nous permet de choisir si nous voulons continuer à penser, agir, décider de la même façon en tout instant ou bien si nous avons intérêt à adapter notre fonctionnement.

Changer pour changer n’a pas de sens, hormis si l’on se rapproche ainsi de nos envies, de nos besoins. Avec ce constat, vous pouvez considérer que rien n’est figé. Si vous pensez être actuellement en pleine stagnation, rappelez-vous que vous avez encore de la marge de manoeuvre pour modifier le cours des choses. Cela passe parfois par de toutes petites modifications de pensées, de toutes petites actions.

 

Enfin, avoir l’impression de stagner c’est souvent avoir peur de bouger.

C’est le signe d’un inconfort : qu’est-ce qui nous paraît trop petit, trop étriqué, trop limité en ce moment dans notre vie?

Oser se révéler en faisant des choix qui nous correspondent véritablement est le meilleur moyen de pouvoir évoluer dans un cadre qui a du sens.

C’est aussi ce qui fonde notre sentiment de sécurité intérieure et nous autorise à aller vers les autres avec plus de confiance.

Si vous ressentez le besoin d’aller plus loin en vous ouvrant à votre potentiel encore enfoui, je vous invite à découvrir mon accompagnement:

Bien vivre l’imprévu

peur de l'imprévuNotre équilibre intérieur nous paraît souvent fragile et pourtant, il ne tient qu’à nous parfois de le rétablir.

Ce matin, je me suis assise comme d’habitude pour écrire.
Le calme extérieur n’a pas duré longtemps: un voisin a mis de la musique riche en basses.
De quoi me perturber soudainement.
De quoi faire une bonne excuse pour arrêter.
De quoi être suffisamment fort pour que mon mental en profite et se lâche en déversant toutes les pensées possibles.

Voilà comment un moment supposé apporter un certain bien-être peut vite se transformer en stress, colère, rancune, honte aussi de ne pas réussir à me détacher de la situation.

Nous vivons quotidiennement ces moments qui troublent notre harmonie. Il suffit d’un rien pour que nous nous sentions perturbés.

Un artefact anodin devient un incident majeur et transforme une seconde, une heure, une journée, en une lutte pour continuer à vivre malgré cette perturbation.

Une personne qui parle trop fort à côté de nous

Un mot qui nous fait mal, même s’il ne porte pas de mauvaise intention

Un changement de date qui bouscule nos plans

Perdre le contrôle pour faire d’autres choix

C’est ainsi que nous nous sentons perdre le contrôle.

Le contrôle sur le caractère paisible qu’on voulait maintenir dans notre environnement proche.

Le contrôle sur nos ressentis, qui s’emballent.

Bien souvent, nous pensons que nous subissons la situation.

Simplement parce que nous ne voyons pas comment nous pourrions retrouver le contrôle et rétablir le calme en nous et autour de nous.


Nous avons toujours le choix, même quand nous sommes débordés par nos émotions, nos pensées:
lutter, abandonner, ou bien rester.
Avec la dernière option, nous pouvons aussi adopter un point de vue différent.


Pouvoir s’observer sans se juger, prendre du recul et même rire intérieurement de la situation.
Ne pas se prendre au sérieux, retrouver de la légèreté.
S’accorder le droit de se sentir en difficulté sans pour autant se qualifier de nul.
Vivre pleinement le moment présent en sachant que tout passe et que nous pouvons créer notre réalité.

S’entraîner à développer sa souplesse mentale


C’est ce que j’ai essayé de faire ce matin, pour que les boumboum extérieurs ne deviennent pas une raison de plus pour me saboter et me juger.

Chaque fois que l’extérieur vient mettre son grain de sel pour perturber mon équilibre, j’adopte un réflexe de prise de recul.

Bien sûr, ce n’est pas automatique ni magique. C’est une habitude qui vient avec la pratique régulière, un peu comme la méditation.

Se détacher pour ne pas se sentir submergé ni paralysé par l’imprévu, c’est comme faire quelques mouvements de gymnastique mentale pour maintenir ses réflexes et rester “cool”.


J’y parviens plus facilement grâce à mon expérience de l’improvisation et du chant créatif, qui aide à BIEN VIVRE L’IMPREVU, mais aussi
lâcher prise sur les jugements intérieurs ET sur les perturbations extérieures,
nourrir la joie de l’instant présent,
revenir à la conscience du corps pour se détendre,
se sentir profondément relié à soi et aux autres.
.
Cette pratique vocale, c’est ma base pour vous aider à VOUS RECENTRER ET LIBERER par la voix ce qui est enfoui en vous. A travers toutes les possibilités créatrices de votre voix, vous pouvez retrouver CE QUI FAIT DU SENS ET CE QUI FAIT DU BIEN.

ça vous parle? Je vous présente ici comment oser être vous-même, y compris face à l’imprévu.

Qu’est-ce qu’on va penser de moi?

Qu’est-ce que les autres pensent de moi?

Ah, cette fameuse question qui bride nos élans et nous maintenant comme une petite souris dans un coin…
Elle surgit toujours quand nous hésitons à nous lancer dans une action qui risque de nous révéler au grand jour.
Enfin, c’est ce qu’on pense!
Tout est question de perception. Voyons cela plus en détails…

Se lancer ou éviter

Petites ou grandes actions peuvent nous bloquer par peur du jugement: que ce soit pour passer un coup de fil impliquant, arborer un nouveau look, mettre fin à une relation, partir vivre un projet un peu fou, oser dire non…
Faisons la liste de tout ce qui nous retient d’agir à cause de l’idée que les autres se font de nous (faites-le par écrit, pour de vrai, vous verrez comme c’est un exercice révélateur et aidant).
Au fond, quand on a enlevé toutes les fausses excuses, il reste la peur de l’abandon et du rejet.
Que risque-t-il d’arriver chaque fois que nous nous retenons d’agir à notre guise sans la peur du jugement?
Nous renions une partie de nous.
Une fois.
Deux fois.
Toute une vie?
Tout cela reste enfoui en nous, demande parfois à sortir.
Nous nous laissons tomber.
Nous accordons aux autres un droit de regard sur ce qui fait sens à nos yeux.
Et nous ne nous lançons pas. 
Nous nous abandonnons et nous nous rejetons nous-mêmes.
Tout ça par peur que les autres le fassent…

Faire des choix plus librement

C’est l’histoire d’une fille qui savait être parfaite.
Aux yeux de tous.
En se coulant dans le moule et en apprenant tous les codes, elle était capable d’être appréciée.
Appréciée précisément pour sa capacité à devancer les besoins des autres, à s’ajuster à eux.
Cette fille c’est un peu celle que j’ai pu être.
C’est comme ça qu’on croit pendant longtemps qu’on est protégé des mauvais jugements, du mépris, de tout ce qui fait mal. C’est comme ça aussi qu’on s’imagine que les autres nous aiment, alors qu’ils ne nous connaissent que si peu au final. C’est enfin comme ça qu’on perd du temps à construire des barrières qui empêchent à notre nature profonde de s’exprimer. 
Quelle illusion de penser qu’on peut s’aimer et aimer les autres en emmurant ses propres envies, ses élans, ses révoltes!
Nous avons profondément besoin au contraire de faire nos choix le plus librement possible pour nous sentir en accord avec nous-mêmes, développer nos goûts, nos opinions, pouvoir nous affirmer positivement…

Comment mesurez-vous votre valeur?

Qui va décider que vous pouvez être rejeté, abandonné, ou bien apprécié, aimé?

Il y a des personnes importantes pour nous.
Nous attendons d’elle le support, le soutien, l’amour, l’affection, le pardon, l’indulgence…
C’est naturel.
Et parfois nous en attendons trop, à tel point que par peur de décevoir, nous nous retenons d’agir.
Par peur de changer l’image qu’elles ont de nous, de ne plus correspondre à celui ou celle qu’elles ont connu.e.
Demandons-nous: au final, qui a le droit de décider de notre valeur au point de dicter nos actions?
Quel degré d’influence accordons-nous aux autres?
Il y a un point de bascule autour duquel vous savez que si vous inhibez votre action, vous allez vous sentir mal. C’est là que la différence se fait entre se retenir d’agir uniquement par peur, et se retenir d’agir parce que c’est mieux pour l’autre ET mieux pour nous aussi.
Se faire passer en premier est une habitude à prendre – toujours dans le respect d’autrui, cela va de soi.
Ecoutons nos besoins plutôt que nous justifier en prenant en compte ceux des autres, y compris ceux que nous croyons être les besoins des autres.
Notre valeur est inestimable. Chacun mérite le meilleur, l’amour inconditionnel, la compréhension, l’accueil sans jugement. 
Nous devons et nous pouvons en premier lieu compter sur nous-même pour être capable de nous donner cela.
Pas facile, n’est-ce pas?
C’est ce qu’on appelle développer la bienveillance envers soi.
Je vous aide à cultiver et nourrir cette bienveillance à travers ma démarche autour de l’expression vocale créatrice.
Si vous ressentez le besoin de vous entraîner à prendre des risques en vous exprimant dans un cadre sécurisé et sans jugement, si vous sentez que vous devriez oser davantage afin de vous sentir plus libre de décider de votre chemin, découvrez mon accompagnement individuel.
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