Créateurs inspirants et atypiques : Miriam et ses bijoux asymétriques

Créateurs inspirants et atypiques : Miriam et ses bijoux asymétriques

J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.

Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin.

Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants.

J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres. 

 

A la rencontre de Miriam, atypique assumée, inspirante et bienveillante qui oeuvre avec talent dans la création de bijoux asymétriques et la poésie…

“Bonjour, mon nom est Miriam Morales, maman comblée et créatrice de bijoux asymétriques de style bohème. De plus, je suis une grande passionnée de musique, de création artisanale et d’écriture. Je suis née au Chili, mais j’habite depuis plus de 35 ans au Québec.

J’ai toujours été une grande bohème dans l’âme et dans la vie. Grande amoureuse de poésie, de la nature et de musique, je crée mon univers familial autour de ces trois sphères très importantes. J’ai bâti ma vie avec l’art de l’asymétrie, qui se distingue par l’art de faire original et différent.

 

  • Pourquoi as-tu choisi de faire ce que tu fais aujourd’hui avec ton entreprise Célia les bijoux? 

Célia les bijoux, est née du premier voyage que j’ai fait dans mon pays natal, le Chili, lorsque j’avais 13 ans. Pour la toute première fois, je rencontrais ma famille et j’y découvrais ma passion pour la création de bijoux. Ce fut une amie de la famille qui me montra comment créer avec le tissage de perles. Une très belle rencontre, qui allait me destiner à ouvrir mon entreprise avec mes couleurs en janvier 2013.

Je voulais faire des bijoux, mais je voulais qu’ils soient plus que de simples accessoires qu’on finit par oublier dans un coffre à bijoux. Je voulais qu’ils portent un message, un souvenir, une empreinte dans le coeur, afin d’aider les gens et c’est par le biais de la poésie que je joins à mes bijoux que j’y parviens maintenant.

  • Pour te lancer dans la création, as-tu suivi une formation, des cours… ou ton intuition?

J’ai toujours créé de façon intuitive. Je n’ai pas suivi de cours. Je vais prendre un cours uniquement si je veux apprendre une technique de travail spécifique que je ne connais point, mais sinon je me lance comme mon coeur me le dit.

  • As-tu eu peur de montrer ce que tu créais? 

Au début, j’ai eu peur de montrer mes nouveaux bijoux. J’ai eu peur de présenter la nouvelle métamorphose de mon entreprise. J’affirmais officiellement que je faisais des bijoux asymétriques de style bohèmes auxquels je joins de la poésie. J’ai appris à faire confiance à mon intuition ainsi qu’à la vie.

  • Est-ce que tu te sens ou tu t’es déjà sentie différente des autres ? Comment le vis-tu ou l’as-tu vécu ?

Toujours. J’ai toujours l’impression d’être en décalage avec les gens autour de moi. Plus jeune, j’aimais les grandes conversations philosophiques des adultes. Pendant que les jeunes de mon âge étaient dans les bars, j’étais dans ma poésie, ma musique ou dans mes nouvelles littéraires; à griffonner un nouveau texte ou à jouer un nouveau morceau de flûte à bec. Qu’on le veuille ou non j’ai vécu des expériences de vie difficiles qui ont fait que je n’ai pas suivi le même chemin que les autres. Mon bonheur, j’ai appris à le forger et à le protéger. Et étant une grande solitaire, j’ai appris à me construire par ma force de vivre.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce  que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

C’est un besoin vital. Que se soit par la création artisanale ou par la musique, j’ai autant besoin de créer que de respirer. Car c’est dans la création, peu importe son médium, que je me recentre.

Je crois que cela a humanisé ma relation avec les gens. Et puisque je crée des bijoux asymétriques et que j’y joins un poème, cela fait en sorte qu’on sort du moule de porter un bijou en guise d’accessoire. C’est pourquoi cela ouvre la porte à des partages d’histoires de vie. Le bijou est devenu plus qu’un objet, il raconte une histoire, porte un message, un souvenir réel.

 

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir  plus proches des autres ?

Créer lance une vibration de connexion. Lorsque l’on crée, on devient plus humain, car nous sommes nous-mêmes dans ce que nous faisons. Il n’y a donc pas de masque devant les gens. En plus, on ressent tellement de fierté, de passion, que les gens qui connectent avec nous se sentent également portés par notre bonheur.

 

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ?

La liberté. Lorsque je suis inspirée, je me sens libre d’inventer et d’explorer de nouvelles idées. Même lorsque je fais du “sur mesure”, la plupart des personnes me laissent carte blanche, me font confiance pour choisir les perles qu’ils aimeraient. Et je vibre en toute liberté!

  • Ta plus grande peur quand tu crées ? Que les gens ne trouvent pas leur coup de coeur dans ce que j’ai fait. J’ai aussi peur de manquer de matériel spécifique, surtout lorsque je suis en pleine création, c’est pourquoi j’utilise beaucoup le système D lorsque je travaille pour ce genre de petits problèmes.
  • Tes sources d’inspiration, pour tes poèmes, pour tes bijoux ?

Lorsque je crée, j’écoute toujours de la musique. Je suis une très grande mélomane; c’est ce qui me guide dans mes créations. Je m’inspire aussi de la nature, de mes racines chiliennes, du style bohème, des voyages. J’aime amener les gens dans un voyage par mes bijoux et par mes poèmes. J’aime qu’ils puissent ressentir des émotions au travers de mes écrits, comme s’ils étaient l’acteur principal de mes textes.

 

  • Ta devise ? N’attends pas le moment parfait, prends le moment et fais-le parfait!
  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

La Vie est Belle! Peu importe si vous vivez des moments difficiles ou non, ayez de la gratitude pour ce que vous vivez aujourd’hui. Célébrez les moments heureux et les moments tristes. Essayez de comprendre l’enseignement qui se cache derrière celui-ci.

Vibrez dans l’entraide, dans le don de soi, dans la gratitude et le bonheur.

Vibrez dans ce qui vous rend unique comme être humain, dans vos talents.

Le matin, remerciez la vie d’être en vie!

Prenez le temps de rire, de danser, de chanter, de sortir de votre zone de confort, de célébrer le bonheur même si vous êtes seul.

Je ne dis pas que la vie est facile, mais c’est facile de la rendre difficile avec des pensées négatives. Vous êtes le chef d’orchestre de votre existence, c’est à vous de diriger les bonnes notes pour vivre votre bonheur!

 

 Merci à Miriam d’avoir partagé son parcours et sa vision de la créativité!

 Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici: Célia les bijoux

Au secours, je suis une éponge à émotions


éponge à émotions hypersensible

Est-ce qu’il t’arrive parfois, ou souvent, de te retrouver dans les situations suivantes:

– tu te sens submergé par tes émotions?

– tu ressens très fort les choses, les personnes, les lieux au point de ne plus pouvoir passer à autre chose?

– tu mets beaucoup de temps à revenir à ton calme intérieur

– tu passes très vite d’un extrême émotionnel à l’autre comme sur des montagnes russes?

Tu es une éponge à émotions. Et ce n’est pas grave. Ici, il n’est pas question de changer ta nature ni ton fonctionnement. Aucune émotion n’est bonne ou mauvaise en soi: chacune a sa raison d’être.

  • Que se passe-t-il au juste quand on absorbe trop d’émotions?
  • Comment faire pour rester une éponge émotionnelle mais ne plus en souffrir?

Une éponge à émotions, qu’est-ce que c’est?

Comme l’éponge, on se gonfle de tout ce que l’environnement nous donne à vivre. Tu vis tes émotions de façon très intense et tu ressens également celle des autres: double dose. Tu arrives alors à saturation, tout comme l’éponge devient pleine d’eau. C’est le signe que tu as dépassé ta limite d’absorption des émotions.

Il est nécessaire d’essorer l’éponge  pour l’utiliser à nouveau, tout comme il est fondamental que tu puisses extérioriser tes émotions. L’éponge ne peut plus jouer son rôle si elle n’est pas essorée.

C’est seulement après que l’éponge peut reprendre forme, tranquillement. Nous avons intérêt nous aussi à laisser partir ces émotions pour faire place à d’autres expériences, en nous ménageant une pause.

Reprends conscience de ton corps

C’est difficile de savoir ce qui nous arrive: parce que lorsqu’on se sent mal, c’est que la dose émotionnelle a été trop forte. Il est trop tard pour arrêter le flux émotionnel. Tu es gorgé d’émotions comme une éponge pleine d’eau.  Mais ce n’est pas trop tard pour prendre conscience de ce que tu ressens:  qu’est-ce qui parle au niveau de ton corps? Le corps se manifeste et ainsi tu peux te sentir

noué au niveau du plexus

oppressé au niveau de la poitrine

spasmé au niveau du ventre

– avec un noeud dans la gorge

– avec le coeur prêt à exploser

– … la liste est loin d’être exhaustive.

Observe tes sensations physiques. Elles t’indiquent les limites au-delà desquelles tu te sens mal avec tes émotions. Se remettre à l’écoute du corps est une étape indispensable et ce n’est pas la peine d’aller plus loin tant qu’on n’a pas acquis ce réflexe de se reconnecter à soi.

Prends 30 secondes une ou plusieurs fois par jour pour revenir à tes sensations physiques et vérifier où tu en es par rapport à ton seuil limite.

Grâce à quelles sensations sais-tu que tu approches de la goutte d’eau qui va faire déborder le vase?

Laisse s’exprimer jusqu’au bout tes émotions

Laisse-toi le temps d’exprimer ce que tu ressens pour mettre de la distance et ne plus te sentir envahi par ce que tu ressens ou ce que ressentent les autres autour de toi.

Ecris, parle à voix haute, sans retenue, tout ce qui te traverses. Petit à petit, si tu pratiques régulièrement, tu deviendras capable d’affiner tes observations et de nommer plus précisément tes émotions. Cela t’aidera à prendre davantage de recul et à comprendre que tu n’es pas identifié à tes émotions: elles ne font que te traverser. Laisse le courant passer…

Tu peux également t’aider des pratiques créatrices, comme ce que je mets en place autour de la voix. C’est l’occasion de pouvoir retrouver un espace-temps pour être complètement toi-même, lâcher prise sans te censurer, laisser sortir ce qui demande à s’exprimer et que tu retiens en toi.

Fais la place au silence pour faire revenir le calme intérieur

Si tu viens de vivre un épisode de montagnes russes émotionnelles, il te sera indispensable de recharger tes batteries. Car être une éponge émotionnelle c’est aussi dépenser beaucoup d’énergie pour masquer ce qui nous tracasse ou nous envahit. C’est continuer à avancer, à vivre, tout en portant une charge très forte en soi. Alors quand tu as laissé la possibilité à tes émotions de s’exprimer pleinement, n’oublie pas de faire une pause.

Le silence est l’allié du calme intérieur: pour ménager ton hypersensibilité, il est fondamental que tu puisses faire le vide pour te sentir prêt par la suite à accueillir de nouvelles émotions.

Evite de replonger dans un quotidien effréné dès que tu sens que la vague d’émotions est passée. La dispersion ne ferait que t’entrainer à nouveau dans un tourbillon d’émotions.  Prendre le temps de méditer, ou d’avoir des pratiques se rapprochant de la méditation, permet de finir d’essorer l’éponge émotionnelle et de se sentir comme lavé, régénéré. Ménage-toi des temps de calme le plus régulièrement possible pour apaiser ces montagnes russes émotionnelles.

Pour vivre ta nature d’hypersensible plus sereinement, oser être imparfait et authentique, prendre ta place en respectant ta nature profonde, découvre le guide: 
Le réflexe en 3 étapes quand on se sent bloqué ou éparpillé

Le réflexe en 3 étapes quand on se sent bloqué ou éparpillé

Nous aimerions tous avoir une vie remplie d’émotions positives en quantité suffisante.
Pour ceux qui ont tendance à être de vraies éponges, ça ressemble plutôt aux montagnes russes. Les bas peuvent être très bas, les hauts très… hauts! On peut se sentir bloqué, figé, au creux de la vague. Ou à l’inverse totalement dispersé, éparpillé.
Il est fatigant d’être submergé par des émotions dont on ne sait plus que faire. De ne pas avoir l’énergie pour avancer ou bien de ne plus savoir quelle direction prendre.

J’ai longtemps été le jouet de ces vagues sans fin. Avec le temps et la pratique, il m’est maintenant possible de lisser un peu la courbe de ses émotions pour en garder le meilleur.

Comment faire pour ne pas s’enfermer dans ces états un peu extrêmes?

Tu peux regarder la vidéo en cliquant ICI ou bien lire l’article ci-dessous.

bloqué éparpille le réflex en 3 étapes

Qu’est-ce que tes émotions veulent te dire ?

Relis les mos que j’ai utilisés: bloqué, figé, dispersé, éparpillé.

Si tu y prêtes attention, tu verras qu’ils se réfèrent tous à une même thématique: celle du mouvement, de la dynamique.

Porté par les émotions, tu en viens parfois à oublier ton corps. Or c’est bien lui qui parle, en ce moment:

  • si tu restes immobile dans une certaine posture, tu risques la crampe au bout d’un moment. Tu as bloqué ton énergie.
  • si tu commences à courir dans tous les sens sans trop savoir où tu vas, tu vas vite t’essouffler. Tu as dispersé ton énergie.

Il se passe la même chose quand tes émotions sont tellement fortes qu’elles peinent à trouver comment vivre leur vie : le corps prend des meures pour t’avertir de ce qui se passe. La cocotte minute est à fond, ou bien tu as zéro de tension. Bien sûr, toutes les nuances entre ces deux extrêmes sont possibles!

Etape 1: Observe et ressens! 

Maintenant, porte ton attention au niveau corporel. A l’aide d’un miroir, en te filmant, en faisant un petit arrêt sur image durant la journée. Regarde et ressens:

  • ta façon de de te déplacer quand tu marches, quand tu te lèves, que tu t’assois
  • tes gestes de bras, de mains
  • tes expressions au niveau du visage

Etape 2: Nomme et décris ton attitude

 Rappelle-toi : tu ne te résumes pas à ce que tu observes de toi en ce moment.

Tu es simplement traversé par des émotions intérieures qui se traduisent coporellement par de l’agitation ou du retrait.

 As-tu tendance à faire les choses vite, ou sans élan?

 

 Peut-être as-tu des mouvements saccadés, ou bien très peu de mouvements?

Tu n’es pas forcément dans l’une ou l’autre de ces descriptions: ce sont juste des pistes pour t’aider à poser ton regard sur toi-même. Utilise tes propres mots. Ce sont ceux d’aujourd’hui, n’oublie pas que tout évolue et que la phase actuelle que tu traverses n’est que temporaire.

Etape 3: Remets du mouvement

Tu as tendance à t’agiter inutilement?

  • Ralentis tout.
  • Décompose tes gestes
  • Au moins le temps de faire quelques pas, prends le temps de poser ton pied au sol vraiment.
  • Accomplis tes actions de manière séquentielle: l’une après l’autre, et pas deux en même temps.
  • Prends le temps de savourer le vide, le silence entre deux actions, deux pensées

Tu sembles sans énergie, figé?

  • Tiens-toi plus droit, sans raideur.
  • Souris, même intérieurement.
  • Adopte un pas plus léger, sautillant, même juste chez toi pour quelques secondes.
  • Inspire rapidement en gonflant tes poumons, expirer d’un seul coup
  • N’attends rien: va chercher l’élan et lance-toi sans attendre dès qu’une petite envie se pointe.

Pour aller plus loin

Dans ma pratique, j’accorde une grande importance à la prise en compte de l’expression corporelle.

Nous sommes un univers à nous tout seuls. On ne peut pas dissocier les émotions ni les pensées du corps. Tout ce que tu ressens passe par le corps, d’une façon ou d’une autre. Parfois le corps semble dire le contraire de ce que tu penses.

Je profite d’un temps d’ancrage corporel dans chaque séance pour t’amener à t’observer. Mon but n’est pas de te dire quoi faire ni comment.

C’est de te rendre acteur et créateur. Prendre le temps de s’arrêter sur soi, c’est indispensable pour ensuite choisir la direction à prendre.

A travers cette observation consciente et globale, nous pouvons ensemble détecter les blocages, les envies, ce que tu as en toi qui demande à s’exprimer. Ca passe alors par les mots, par le mouvement, par la voix, ou tout cela à la fois.

Regarde en toi.

Choisis ta voie.

Si tu veux en savoir plur sur la façon dont l’expression créatrice peut t’aider à trouver ta  place et oser aller vers les autres en étant toi-même, rejoins-nous dans le groupe Facebook Hypersensibles et atypiques.  

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

En tant que personne hypersensible, il vous est sûrement arrivé de vous sentir comme une coquille vide face aux autres. Vous n’avez rien à dire. Vous pensez que vous ne valez pas la peine que les autres s’intéressent à vous.

 

J’ai connu cela : une estime de soi tellement mauvaise qu’on est littéralement bloqué pour sortir de sa bulle et oser aller vers les autres.  Et ce sentiment tenace de se trouver inintéressant.

Imaginez si vous pouviez vous débarrasser de cette croyance : est-ce que vous ne vous sentiriez pas tout simplement libre et fier de vous ?

Voici 3 idées à explorer pour vous sortir de cette pensée qui vous limite.

 

1) Quelles sont les peurs cachées derrière ce sentiment d’être inintéressant ?

Imaginez le pire : quelqu’un vous fait remarquer qu’il vous trouve inintéressant. Comment vous sentez-vous ? Je reconnais que ce n’est pas une expérience agréable même à visualiser ! Mais si vous la faites vraiment, il y a des chances que vous mettiez le doigt sur les véritables peurs en vous. Vous vous sentez nul, vous avez honte, vous voulez disparaître… Parce que l’autre vous signifie que vous n’êtes pas valable à ses yeux. Voilà comment on en arrive à se trouver inintéressant. Ce n’est pas grave en soi, sauf si vous attendez quelque chose de cette personne. Et quoi ? De l’amour bien sûr ! De l’attention, du respect, de la reconnaisance. On y est : lorsque vous attendez que l’extérieur vous apporte la preuve de votre valeur, vous vous sentez vulnérable. Vous attendez que les autres vous aiment à votre place.

 

2) Que trouvez-vous d’intéressant chez les autres ?

Un bon moyen pour se détacher de votre croyance est de prendre de la distance. Changez de focus et pensez à la façon dont vous percevez les autres. Qu’ont-ils de plus que vous qui pourrait les rendre intéressants ? Je suis quasiment certaine que vous surestimez ce que les autres donnent à voir. Or, eux aussi ont leurs failles. Il arrive à tout le monde de se trouver inintéressant. Vous ne voyez que ce que les gens veulent bien montrer d’eux. Rappelez-vous : personne n’est parfait. Vous comparer aux autres est le meilleur moyen de vous sentir inférieur à n’importe qui. Pourquoi ? Parce que vous imagienz que vous devez prouver aux autres que vous êtes intéressant en permanence. Cela n’existe pas. Il n’y a rien à prouver aux autres. Quel que soit votre mode de vie actuel, vous valez autant que n’importe qui.

 

3) Quelles parties de votre monde intérieur pouvez-vous mettre en valeur ?

Ce qui compte pour éviter de vous comparer inutilement, c’est justement de partir de ce qui fait votre différence. Qu’est-ce que vous avez plaisir à faire ? Quelles sont vos passions ? Vos talents, vos sujets de prédilection ? A quoi aimez-vous passer votre temps ? Il y a des chances que vous connaissiez un sujet dont vous pourriez parler pendant des heures ! Bien sûr, il ne s’agit pas de changer du tout au tout et de parler sans s’arrêter de vos passions. Il s’agit plutôt de prendre conscience que vous avez une vie intérieure riche, même si vous ne l’exposez pas beaucoup ou pas du tout aux autres. La prochaine étape pour vous sera alors de vous entraîner à déterminer les sujets sur lesquels vous pouvez facilement vous exprimer. Si vous êtes passionné, vous verrez qu’il est plus facile de parler de ses centres d’intérêt car alors vous vous concentrerez sur ce que vous dites. Pas sur vos ressentis, et pas sur vos jugements internes. C’est ainsi qu’on élimine doucement mais sûrement le sentiment de se trouver inintéressant.

 

Alors, comment faire concrètement ?

 Les pratiques créatrices sont un excellent moyen pour à la fois cultiver son monde intérieur et le partager par l’intermédiaire de ses créations. Montrer aux autres un peu de soi à travers ce qu’on écrit, ce qu’on chante, ce qu’on dessine… c’est s’exposer à sa façon et retrouver l’estime qui fait défaut quand on se trouve inintéressant. Cultivez votre créativité et vous vous sentirez suffisamment riche intérieurement pour dépasser la croyance que vous n’avez rien à partager.  Cela ne demande pas de devenir doué dans un domaine artistique! Il s’agit plutôt de retrouver plaisir à agir par soi-même, réussir à accomplir de petites choses qui font remonter l’estime de soi. Pratiquer un art c’est aussi un bon moyen de trouver des points communs avec d’autres personnes, donc pouvoir créer des relations basées non pas sur l’apparence mais sur ce qui fait votre authenticité. Vous donner cette chance, c’est vous aider à exprimer davantage votre voix unique et prendre votre place à votre façon.

 

 

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