3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

Quand on est de nature introvertie, voire anxieux social, la peur des autres est telle qu’on fait tout pour éviter de se faire remarquer. J’ai moi-même baigné dans cette peur des années et je sais que la sensation d’être transparent par discrétion n’est pas agréable non plus… éviter toutes les situations où on peut être vu n’amène que de la souffrance au final.

Voici donc 3 clés pour vous aider à prendre conscience des blocages qui vous empêchent de sortir de cette peur et pour progresser pas à pas vers plus de liberté intérieure.

1) Identifiez les causes de cette peur

Qui vous a dit ou fait comprendre que vous devriez éviter de vous faire remarquer?

Recherchez dans votre vécu toutes les situations où une personne extérieure ou bien un proche (famille, amis…) vous a conseillé de rester discret.

Peut-être vous a-t-on dit que ce n’était pas bien d’être mis en avant, qu’il valait mieux ne pas trop se montrer. Peut-être que vous avez vécu des situations où vous étiez comme seul en scène et où on en a profité pour se moquer de vous, vous juger etc. Il suffit parfois d’une seule expérience pour créer un microtraumatisme et convraincre le mental que se faire remarquer n’amène que du négatif.

Essayez de trouver ce qui a déclenché votre croyance que dans la vie, il vaut mieux faire profil bas.

2) Changez votre perception de la situation

Je suis à peu près persuadée que vous associez l’idée de se faire remarquer à un défaut, un comportement négatif. J’étais comme vous: se faire remarquer, c’était se montrer, être culotté, prétentieux… Bref, c’était surtout se faire remarquer pour de mauvaises raisons, ou en tout cas des raisons associées à quelque chose de mauvais, répréhensible.
Recherchez votre propre définition de « se faire remarquer » et comptez les aspects positifs et négatifs évoqués. Etes-vous à égalité ou est-ce que le négatif l’emporte encore?

Autre chose: ce n’est pas parce qu’on a été remarqué une fois, ponctuellement, que l’on va devenir celui ou celle qui se met toujours en avant. Défaites-vous de l’idée que vous faire voir va vous enfermer dans une étiquette de personne prétentieuse, m’as-tu vu. Vous ne vous résumez pas à une seule action. Vous êtes plein d’autres choses, vous avez plein de nuances. Ce n’est pas parce que vous allez oser vous montrer que vous basculerez du côté totalement extraverti non plus! Vous pouvez rester hypersensible tout en vivant bien le fait d’être ponctuellement remarqué par les autres.

3) Trouvez les avantages à se faire remarquer

Voyons d’abord les inconvénients à être invisible aux yeux des autres:

– se sentir rejeté, ignoré, exclu

– souffrir de la solitude

croire qu’on n’a pas de valeur,  diminuer son estime de soi

– s’enfermer dans un fonctionnement d’évitement où on essaie à tout prix de rester discret et transparent

Alors qu’en acceptant de se faire remarquer, on renforce:

– le sentiment d’être reconnu pour ce qu’on est

– le sentiment d’être accepté

– le sentiment de pouvoir être compris

– la confiance en soi et l’estime personnelle

Alors, comment faire concrètement ?

Accepter le fait qu’on peut se faire remarquer, c’est surtout se donner le droit de créer sa place parmi les autres. Pour prendre l’habitude en douceur et à son rythme d’accepter d’être vu, les pratiques artistiques sont idéales. Pratiquer une activité créatrice, pouvoir s’exprimer par le moyen d’un art, c’est montrer aux autres qui on est. C’est vous exposer aux yeux des autre de façon indirecte et à votre propre manière. C’est montrer qui vous êtes, ce que vous ressentez, comment vous voyez le monde. Donc donner votre avis et vos idées d’une façon toute personnelle.

C’est aussi prendre le risque d’être apprécié et reconnu pour ce que vous êtes véritablement à l’intérieur de vous. De récolter des compliments, de faire ressentir aux autres des émotions inédites. De se sentir bien avec vous-même et plus libre.

Si vous ressentez le besoin de vous libérer de la peur d’aller vers les autres, découvrez le programme en ligne « Retrouver l’envie de s’ouvrir au monde »

Je ne sais pas quoi dire: 3 pistes pour surmonter cette peur

Je ne sais pas quoi dire: 3 pistes pour surmonter cette peur

peur de ne pas savoir quoi dire conversation
Pendant très longtemps, j’ai eu peur de ne pas être intéressante et de ne pas savoir quoi dire. Je vivais les discussions comme des examens oraux ou des entretiens d’embauche. Chaque fois que je disais quelque chose, je me jugeais aussitôt sévèrement. Chaque fois que je me taisais je pensais que j’allais paraître idiote devant les autres.
Je n’avais pas encore les clés pour me rassurer et me faire confiance sur l’attitude à adopter : faire semblant et dire des choses qui ne me ressemblaient pas ou bien m’enfoncer dans mon malaise et me sentir exclue? C’est quand j’ai réussi à sortir de ce dilemme que j’ai pu accepter d’être simplement moi et que j’avais le droit d’avoir des choses à dire comme de rester silencieuse.

Que faire quand on est terrifié par l’idée de devoir prendre la parole?

Comment faire quand on est persuadé qu’on n’a rien d’intéressant à partager avec les autres?

Voici 3 pistes pour surmonter cette peur. 

  • Identifiez ce qui vous donne envie de vous exprimer

Bien se connaître est une clé fondamentale pour partager avec les autres ce qu’on porte en soi.

Qu’est-ce qui vous procure de grandes émotions?

Qu’est-ce qui vous fait réagir?

Ce peuvent être des sujets d’actualité, des persones que vous appréciez, des passions, des causes à défendre, des sujets d’étude… Trouvez ce qui vous mobilise, vous fait vibrer. Vous verrez qu’au-dedans, ça fourmille. Passez par l’écrit pour noter ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à ces thèmes qui vous tiennent à coeur!

 

  • Choisissez les contextes qui vous conviennent

Vous avez certainement plus de chance de vous sentir rempli de choses à dire si vous pouvez aborder des sujets qui vous passionnent. C’est vrai aussi si vous êtes en compagnie de personnes avec qui vous êtes suffisamment à l’aise pour vous exprimer sans crainte du jugement. La discussion idéale n’existe pas, mais vous pouvez privilégier les contextes où vous vous sentez sécurisé pour expérimenter la prise de parole. On peut oser sortir de sa zone de confort quand on a un minimum confiance dans son environnement. L’envie dépasse la peur et on se lance.

 

  • Ecoutez les autres et relativisez

Vous n’êtes pas obligé de parler de tout, tout le temps avec tout le monde. Observez les autres: chacun a sa propre façon de s’exprimer, à son propre rythme et avec une quantité de contenu différente. Vous avez le droit de choisir votre place et votre rôle dans chaque nouvelle conversation. Rien n’est figé ! Prenez également conscience que les autres s’autorisent à être eux-mêmes en se jugeant sûrement moins sévèrement que vous ne le faites avec vous-même. 

Enfin, si vous avez envie de mettre en pratique tout cela, rien n’est plus efficace que le lâcher prise à travers une pratique créatrice. Je vous invite à découvrir mes propositions pour vous aider à vous exprimer au plus proche de vous, avec plus de spontanéité et de confiance.

Circle songs

Circle songs

Vous connaissez les circle songs?

C’est une forme de chant où on superpose différentes nappes vocales.

On se met en cercle, un leader lance une nappe à reproduire par un groupe de quelques personnes, puis propose d’autres nappes etc. On parvient à une forme de canon, et on peut improviser en solo par-dessus.

J’aime beaucoup pratiquer les circle songs, cela fait travailler l’oreille par l’écoute et l’harmonisation, et l’improvisation également.

Je vous propose quelques circle songs réalisées en solo, vous pouvez vous amuser à chanter avec moi et même à improviser en solo par-dessus mes nappes vocales! 😉

Comment avoir des habitudes peut nous aider à être plus créatifs!

Comment avoir des habitudes peut nous aider à être plus créatifs!

Voici mon dernier article paru sur le blog Les Inspirés

Nous avons souvent des attitudes contradictoires vis-à-vis des habitudes: soit on voudrait s’en détacher car le poids de la routine nous pèse, soit on voudrait en acquérir durablement pour pouvoir réaliser un objectif…

Ce titre peut paraître paradoxal, pourtant quand on y réfléchit, c’est bien logique! L’habitude est souvent associée à la routine, et du coup à la monotonie et à l’ennui. Les habitudes retrouvent un meilleur écho depuis quelques années puisqu’on met régulièrement à l’honneur les habitudes de vie saine, les habitudes du bon manager,  etc.

Avoir une ou des habitudes, c’est savoir faire quelque chose et le répéter, régulièrement, fréquemment. A priori rien de très fun, c’est simplement une case de plus dans notre emploi du temps. Des habitudes de loisirs peuvent même devenir ennuyeuses à la longue et pourtant elles sont aussi bénéfiques et même source de créativité !

Les bienfaits des habitudes

Les routines nous permettent de nous reposer littéralement le cerveau: en sachant exactement quoi faire, comment et à quel moment, nous économisons du stress. Nous n’avons pas à inventer. C’est rassurant et réconfortant. Et cela nous permet du même coup de pouvoir consacrer plus de temps et plus d’énergie à des projets et du travail qui demande inventivité et réactivité. Nous n’avons pas à nous préoccuper des actions que nous avons ritualisées. Elles sont bien mises en place dans notre quotidien, ça roule tout seul! Ainsi, nous pouvons être plus libres et plus créatifs quand nous avons un quotidien balisé par une certaine routine. Bien sûr, tout est question de dosage!

Alors à quoi sert une habitude et comment peuvent-elles nous libérer plutôt que nous enfermer?

Le piège de la routine

Je peux dire que je suis habituée à faire quelque chose lorsque cela devient presque machinal. J’ai bien souvent acquis un savoir-faire pour la pratiquer (du brossage des dents aux vocalises quotidiennes), et je continue à approfondir cette pratique à chaque fois que je m’y mets, par habitude donc.

Le risque de se sentir enfermé dans ses habitudes peut venir de plusieurs façons:

-on peut ressentir de la lassitude parce que nous avons nos habitudes fixées toujours à la même heure, avec les mêmes personnes, au même endroit… que ce soit pour faire son marché, aller au gym, faire ses comptes, il arrive des périodes où on n’a plus envie parce que la routine l’a tuée.

-on peut également se sentir tanné de faire la même chose par habitude parce qu’on ne progresse pas suffisamment à nos yeux. Je prends mon exemple personnel avec la pratique du piano: il y a des périodes où je sens que je stagne au point de vouloir tout arrêter de mon entraînement quotidien. Dans le même temps, je sais que ce qui m’a permis d’arriver jusque là, c’est justement la régularité et la répétition.

Des astuces pour faire évoluer ses habitudes

Une habitude s’ancre.

Mais on peut la faire évoluer. Et c’est là le secret : varier ses habitudes, nous permet de les reconsidérer et nous met en position de créer du nouveau, d’improviser!

-changer le lieu ou l’heure à laquelle on accomplit un rituel.

-chercher de nouvelles façons d’accomplir ce rituel, cela peut aller de tester une nouvelle recette de cuisine à modifier son parcours de jogging

-planifier un roulement d’habitudes, le faire avec d’autres personnes: son conjoint, un ami… rien de mieux que d’échanger sur ses routines pour les rendre plus attrayantes, plus efficaces, plus personnalisées!

Et vous, quelles sont vos habitudes qui vous, celles que vous aimez et celles qui vous plaisent moins?

J’aurais plaisir à lire vos commentaires sur ce sujet!

Comment faire pour apprivoiser son hypersensibilité au quotidien? 

Comment faire pour apprivoiser

son hypersensibilité au quotidien?