Trop de douceur?

je suis trop douce

 

« La douceur est une force de transformation secrète prodiguant la vie. Je crois que la puissance de métamorphose de la vie elle-même se soutient dans la douceur. » Anne Dufourmantelle

Je crois qu’on n’obtient rien par la force volontariste. J’ai moi-même passé trop de temps à vouloir être et faire comme les autres. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de ne pas me replier dans un camouflage d’adaptation. Je croise des êtres sensibles qui s’épuisent à vouloir se libérer de carcans de toutes sortes.


Je n’ai jamais réussi à obtenir un changement durable sur moi-même en me confrontant de manière directe à ce qui me faisait peur.

Je vois beaucoup de gens qui pensent devoir travailler sur eux pour changer : un travail qui leur demande de se faire violence.


Car c’est d’une violence inouïe que de se forcer à s’approprier le fonctionnement des autres quand il ne correspond à sa propre vérité.
Se métamorphoser, c’est tous les jours et tout le temps: life is movement et nous sommes constamment façonnés et remodelés par nos pensées. Mais cela n’a absolument pas besoin de se faire en se cognant pour lutter contre ses maux.

 

Je crois profondément que se diriger avec douceur vers ce qui nous fait du bien, puis l’amplifier, est un chemin plus sûr que se confronter à ses difficultés en s’exposant de façon brutale et directe.

Ce n’est pas une démarche bisounours ou mièvre, cela demande beaucoup d’attention, d’exigence, de patience mais cela amène vers une meilleure connaissance de soi et un rapport aux autres plus apaisé.

Il n’est plus question d’être en opposition mais simplement de trouver la place où l’on est bien.

J’aide les personnes que j’accompagne à prendre conscience de ce qui se passe quand elles s’autorisent à libérer peu à peu leur voix. A partir de là, le chemin se construit plus facilement et de façon plus fluide : on sait où on va, on sait qui on est.

 

La méthode caméléon : pratique mais épuisante

je m'adapte caméléon 

 

 

 

Non je ne suis pas moi-même quand je m’adapte en permanence comme un caméléon au fonctionnement des autres…
Tu ne peux pas t’épanouir quand tu passes ton temps à penser à ce que les autres vont penser de toi.

 

 

 

Ce n’est pas toi qui réponds

  • quand tu dis oui à tout
  • quand tu aides au-delà de tes capacités ou envies
  • quand tu t’effaces de peur de prendre trop de place
  • quand tu acceptes ce qui ne te plaît qu’à moitié

 C’est la part de toi-même qui se sent obligé d’être comme ci ou comme ça.

Je peux l’affirmer aujourd’hui, car après avoir vécu dans une suradaptation totale, je fais désormais parfaitement la différence entre mes choix spontanés et ceux qui sont dictés par la peur de ne pas être à la hauteur ou comme les autres attendent que je sois.

 

A force de se cacher, le corps et le moral craquent

Tu es mille personnages que tu joues très bien mais qui t’éloignent de ton être intérieur.

Et tu sais que ce n’est pas toi: ton corps te le fait sentir par une tension intérieure ou par une grande lassitude. Le corps finit par parler et nous gêner par le malaise qu’il révèle: somatisations, tensions permanentes… 

Parfois on ne s’en rend même pas compte. J’ai moi-même mis des années avant de me rendre compte que j’étais de nature anxieuse à cause de cette suradaptation. J’anticipais en permanence les pensées et les comportements des autres pour m’ajuster en conséquence.
Le moral finit par être perturbé: qui es-tu vraiment quand tu n’es plus obligé de te faire ou d’être en fonction des autres?

Tu n’avances pas dans ta vie car tu voudrais être partout, tout faire, répondre à toutes les injonctions. 

L’avantage de s’adapter est qu’on passe bien souvent pour une personne facile, agréable. Une personne sur qui on peut compter, fiable et responsable. 

Le risque est grand de s’oublier

Sais-tu qui tu es vraiment?

 Passer son temps à choisir entre se montrer sous un masque ou éviter les interactions empêche d’exister librement. On perd le sentiment de sécurité intérieure: nos repères, ce sont les autres. A l’intérieur de nous, ça change trop souvent au niveau des émotions pour qu’on puisse se stabiliser rapidement quand on est submergé par les stimuli extérieurs.

Choisir est terriblement compliqué quand on est de nature hypersensible,  car cela veut dire

  • renoncer donc s’éloigner de son idéal de perfection
  • s’affirmer donc risquer de déplaire

Retouver en douceur le chemin vers soi

As-tu envie de souffler un peu et de t’autoriser à être toi-même de temps en temps?

Il ne s’agit pas de se mettre à nu et d’exposer toutes ses pensées au monde!

L’idée est plutôt de retrouver un espace-temps où

  • tu peux te détendre pour retrouver tes élans naturels
  • tu peux en confiance montrer un peu de toi sans peur du jugement
  • tu peux lâcher prise peu à peu et t‘affirmer en douceur et à ta façon
  • tu retrouves le plaisir de t’exprimer en respectant ta nature profonde

Tu peux commencer par renouer avec les activités qui te font du bien et pour lesquelles tu éprouves un intérêt qui n’est pas influencé par le regard des autres.

Choisis ce qui te parle vraiment et sois conscient de la qualité de présence à toi que tu peux éprouver quand tu pratiques. Plus tu expérimentes pleinement ce type de moment, plus tu te rends capable de reproduire cette sensation de bien-être et de confiance dans d’autres circonstances. Tu redeviens maître de tes choix et tu as moins peur du regard des autres.

Si tu as envie d’aller plus loin, je propose des accompagnements autour de la voix, en individuel. Des séances où tu peux petit à petit reprendre ta place pour oser davantage: 

 

Le syndrome de l’imposteur ou quand tu ne te sens jamais à la hauteur

 J’ai réussi parce que j’ai eu de la chance, voilà tout!

 

Jusqu’ici tout va bien, je contrôle tout mais quand ils s’apercevront que je ne suis pas à la hauteur de ce travail, ils vont me licencier…

 

S’il savait que je suis loin d’être la personne qu’il croit, je suis tellement vide et inintéressante à l’intérieur….

 

Qui vous demande d’être parfait en toutes circonstances ?

 

Autant de phrases qui sont caractéristiques chez une personne souffrant du syndrome de l’imposteur.

Est-ce qu’il vous arrive un peu, souvent, toujours, de penser que si vous réussissez ou si vous plaisez, c’est juste parce qu’il y a des circonstances heureuses?

Ou bien peut-être être vous plutôt du genre à vous autosaboter en permanence pour éviter de réussir à moitié?

Dans tous les cas, cela signifie que vous avez du mal à vous accorder de la valeur indépendemment de ce que vous pouvez dire, faire, penser. Je connais bien ce sentiment de devoir toujours donner le change pour être à la hauteur, se mettre la pression tout en augmentant la peur qu’on découvre nos failles. C’est épuisant de vivre ainsi et cela altère considérablement l’estime de soi. Quand on est persuadé qu’on doit toujours en faire plus et qu’on ne vaut pas grand chose, on ne peut plus s’autoriser à être juste soi, sans artifices.

Mais au final, n’est-ce pas nous-mêmes qui exigeons bien trop de nous? 

 

Accepter sa vulnérabilité : le premier pas vers l’apaisement

 

Quand on est persuadé qu’on doit prouver notre valeur aux autres en permanence, on ne se donne plus le droit d’être vulnérable. Or c’est en acceptant notre imperfection, donc notre vulnérabilité, qu’on peut retrouver le sentiment d’être pleinement soi, avec toutes nos fragilités et nos failles.

 

C’est un gros travail d’accepter de se mettre en danger quand on croit dur comme fer que si on ne fait pas toujours pour le mieux, on sera démasqué. Pourtant, se permettre des erreurs est fondamental pour s’entraîner à retrouver un regard bienveillant sur soi. 

 

Plusieurs moyens existent pour retrouver du mieux-être et cultiver ce sentiment de valeur personnelle, sans que cela dépende du regard des autres. Dans mon travail autour du chant créatif, j’aime permettre aux personnes de saisir cette liberté d’être soi, de jouer avec leurs mots et leur voix sans avoir à se conformer à un modèle attendu. Rien ne compte si ce n’est s’autoriser à expérimenter, en étant réceptif à ce qui se passe en soi.

 Toutes les pratiques créatrices, artistiques, que ce soit le dessin, la sculpture, la danse, aident à retrouver cette permission d’essayer, de se tromper, de modifier, de reprendre… c’est le processus de création qui met au jour nos vulnérabilités tout en nous construisant la force de se connaître, de savoir sur quelles ressources intérieures nous pouvons nous appuyer.

 

Je vous encourage vivement à tester l’expérience de créer à partir de presque rien, sans attendre de vous autre chose que de la présence dans l’instant et de la joie à extérioriser ce qui vous anime intérieurement. 

 

 

 Testez votre syndrome de l’imposteur

 

Source: https://www.passeportsante.net/fr/psychologie/Fiche.aspx?doc=syndrome-imposteur

 

Pour chaque question, entourez le numéro qui indique le degré de vérité de l’affirmation sus-jacente.

 

1. J’ai souvent réussi des tests ou des tâches alors que je m’en pensais au départ incapable.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

2. Je peux donner l’impression que je suis plus compétent que je ne le suis réellement.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

3. J’évite les évaluations si possible : je crains les évaluations des autres à mon égard.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

4. Quand quelqu’un me récompense pour quelque chose que j’ai accompli, j’ai peur de ne pas être à la hauteur de ses futures espérances.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

5. Je pense parfois que j’ai obtenu ma position actuelle parce que j’étais là au bon endroit au bon moment.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

6. J’ai peur que les personnes importantes à mes yeux découvrent que je ne suis pas aussi compétent qu’ils le pensent.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

7. J’ai tendance à me remémorer les projets pour lesquels je n’ai pas donné le meilleur de moi-même.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

8. Je me lance rarement dans un projet ou une tâche même si j’en ai très envie.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

9. Parfois, j’ai le sentiment que mon succès est le résultat de plusieurs coïncidences.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

10. C’est difficile pour moi d’accepter les compliments qui portent sur mon intelligence ou mes réussites.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

11. Parfois, je pense que si j’ai du succès actuellement, c’est parce que j’ai eu de la chance.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

12. Je pense souvent que j’aurais pu faire mieux, et de ce fait je suis déçu de mes réussites.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

13. Parfois, je redoute que les autres découvrent mes lacunes.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

14. J’ai souvent peur d’échouer dans une nouvelle tâche qui m’est confiée.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

15. Je pense souvent que je n’arriverai pas à reconnaître le succès dans un autre projet.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

16. Si je reçois des félicitations et de la reconnaissance pour quelque chose que j’ai accompli, j’ai tendance à minimiser l’importance de ce que j’ai fait.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

17. Je compare souvent mes capacités à celles des personnes qui m’entourent et pense qu’ils sont peut-être plus intelligents que moi.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

18. Je m’inquiète souvent de ne pas réussir alors même que tout le monde sait que je vais briller.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

19. Lorsque je m’apprête à recevoir une promotion, j’attends le dernier moment pour l’annoncer, au cas où cela ne se fait finalement pas.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

20. Je me sens découragé si je ne suis pas « le meilleur » dans les situations qui impliquent le fait de réussir.

 

1) Faux  2) Rarement  3)   Parfois    4) Souvent   5) Tout à fait vrai

 

Additionnez les nombres associez à vos réponses.
Si le score est inférieur à 40, vous n’avez que quelques caractéristiques de l’imposteur.
Si le score se situe entre 40 et 60, vous expérimentez assez souvent le syndrome de l’imposteur.
Si le score est supérieur à 60, le syndrome de l’imposteur interfère fréquemment avec votre vie : il est fort possible que vous en souffriez mentalement et physiquement.

 

Hypersensible? Comment apaiser les montagnes russes émotionnelles?

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

Quand on est de nature introvertie, voire anxieux social, la peur des autres est telle qu’on fait tout pour éviter de se faire remarquer. J’ai moi-même baigné dans cette peur des années et je sais que la sensation d’être transparent par discrétion n’est pas agréable non plus… éviter toutes les situations où on peut être vu n’amène que de la souffrance au final.

Voici donc 3 clés pour vous aider à prendre conscience des blocages qui vous empêchent de sortir de cette peur et pour progresser pas à pas vers plus de liberté intérieure.

1) Identifiez les causes de cette peur

Qui vous a dit ou fait comprendre que vous devriez éviter de vous faire remarquer?

Recherchez dans votre vécu toutes les situations où une personne extérieure ou bien un proche (famille, amis…) vous a conseillé de rester discret.

Peut-être vous a-t-on dit que ce n’était pas bien d’être mis en avant, qu’il valait mieux ne pas trop se montrer. Peut-être que vous avez vécu des situations où vous étiez comme seul en scène et où on en a profité pour se moquer de vous, vous juger etc. Il suffit parfois d’une seule expérience pour créer un microtraumatisme et convraincre le mental que se faire remarquer n’amène que du négatif.

Essayez de trouver ce qui a déclenché votre croyance que dans la vie, il vaut mieux faire profil bas.

2) Changez votre perception de la situation

Je suis à peu près persuadée que vous associez l’idée de se faire remarquer à un défaut, un comportement négatif. J’étais comme vous: se faire remarquer, c’était se montrer, être culotté, prétentieux… Bref, c’était surtout se faire remarquer pour de mauvaises raisons, ou en tout cas des raisons associées à quelque chose de mauvais, répréhensible.
Recherchez votre propre définition de “se faire remarquer” et comptez les aspects positifs et négatifs évoqués. Etes-vous à égalité ou est-ce que le négatif l’emporte encore?

Autre chose: ce n’est pas parce qu’on a été remarqué une fois, ponctuellement, que l’on va devenir celui ou celle qui se met toujours en avant. Défaites-vous de l’idée que vous faire voir va vous enfermer dans une étiquette de personne prétentieuse, m’as-tu vu. Vous ne vous résumez pas à une seule action. Vous êtes plein d’autres choses, vous avez plein de nuances. Ce n’est pas parce que vous allez oser vous montrer que vous basculerez du côté totalement extraverti non plus! Vous pouvez rester hypersensible tout en vivant bien le fait d’être ponctuellement remarqué par les autres.

3) Trouvez les avantages à se faire remarquer

Voyons d’abord les inconvénients à être invisible aux yeux des autres:

– se sentir rejeté, ignoré, exclu

– souffrir de la solitude

croire qu’on n’a pas de valeur,  diminuer son estime de soi

– s’enfermer dans un fonctionnement d’évitement où on essaie à tout prix de rester discret et transparent

Alors qu’en acceptant de se faire remarquer, on renforce:

– le sentiment d’être reconnu pour ce qu’on est

– le sentiment d’être accepté

– le sentiment de pouvoir être compris

– la confiance en soi et l’estime personnelle

Alors, comment faire concrètement ?

Accepter le fait qu’on peut se faire remarquer, c’est surtout se donner le droit de créer sa place parmi les autres. Pour prendre l’habitude en douceur et à son rythme d’accepter d’être vu, les pratiques artistiques sont idéales. Pratiquer une activité créatrice, pouvoir s’exprimer par le moyen d’un art, c’est montrer aux autres qui on est. C’est vous exposer aux yeux des autre de façon indirecte et à votre propre manière. C’est montrer qui vous êtes, ce que vous ressentez, comment vous voyez le monde. Donc donner votre avis et vos idées d’une façon toute personnelle.

C’est aussi prendre le risque d’être apprécié et reconnu pour ce que vous êtes véritablement à l’intérieur de vous. De récolter des compliments, de faire ressentir aux autres des émotions inédites. De se sentir bien avec vous-même et plus libre.

Si vous ressentez le besoin de vous libérer de la peur d’aller vers les autres, découvrez le programme en ligne “Retrouver l’envie de s’ouvrir au monde”