Ta Voie se trouve dans ta Voix

Ta voie se révèle dans ta voix

Il est évident pour moi que nous sommes tous des cartes IGN dont les chemins sont à redécouvrir. Et parfois ce sont des chemins de très grande randonnée que nous empruntons pour revenir à notre coeur…

Rien n’est à rechercher à l’extérieur, si ce n’est les échos et les confirmations que nous résonnons de façon juste avec la vibration de notre âme.

Les mots que nous utilisons et ceux qui nous font vibrer : est-ce que ce sont les mêmes?

Est-ce que nous aimons ce que nous disons? Très peu certainement quand nous nous sentons contraints de répondre à autrui d’une façon imposée en apparence par le contexte.

Mais quels sont les mots qui nous ressemblent?

Si nous ne les disons pas, nous laissons notre âme mourir à petit feu.

Nous laissons la vibration s’atténuer d’elle-même.

C’est la même chose avec notre voix: si nous ne laissons pas notre voix libre de résonner comme elle le souhaite, alors nous nous coulons dans un « moule vocal ». Nous adoptons des attitudes, des prononciations et des timbres qui nous détournent de nous-mêmes. Nous nous cantonnons à chanter ce que nous pensons maîtriser mais nous n’allons jamais aller voir au-delà, non pas en dehors d’une zone de confort, mais à l’intérieur de nous, de nos instincts et nos élans profonds.

C’est là où je veux en venir: le reflet de notre âme se trouve dans nos mots et nos voix.

Dans le fond comme dans la forme.

Ce reflet, il peut se distinguer quand les conditions sont réunies pour qu’il émerge.

Loin des contextes où nous sommes pressurisés, où nous mettons en jeu un faux-self.

Dans les espaces-temps de pratique que je vous propose, rien ne compte d’autre que venir avec qui nous sommes en cet instant. Sans rien changer intentionnellement. Juste se laisser être et faire l’expérience de ressentir. C’est dans cet esprit que j’ai créé tous mes ateliers et mes séances en ligne.

C’est là que notre voix peut commencer à se libérer et refaire le chemin vers notre coeur et vers nos entrailles, notre hara, le foyer de nos vibrations uniques.

Il y a un endroit en nous où tout est inscrit, cet endroit c’est l’âme et le corps est le vaisseau qui véhicule toutes nos vibrations, celles qui nous portent vers notre nature profonde.

Et nous avons si peur qu’on lise en nous comme dans un livre ouvert, alors nous recouvrons le parchemin que nous sommes…. pour en faire une autre histoire.

Il peut être difficile de se rendre compte qu’on est à côté de soi, ou bien qu’on ne sait plus très bien qui on est.

Mais je voulais vous dire, comme il est réconfortant et libérateur de sentir que notre propre voix peut nous ramener à notre essence profonde. Cette expérience peut faire peur car il ne s’agit plus alors de chanter juste, de faire joli, ou de réussir.

Il s’agit d’être présent à soi.

Il n’y a que dans cet abandon confiant que notre âme se laisse entrevoir.

Et nous découvrons alors ce que nous sommes venus faire ici. Je ne parle pas de trouver sa voie professionnelle ou son mode de vie. Je parle de trouver le rôle que nous avons à jouer, la place que nous avons à prendre dans ce monde pour qu’il évolue aussi grâce à nous.

Chacun de nous possède une note unique, on la connaît sans avoir besoin de lui donner un nom (sol2, mi bémol etc). On la reconnaît intimement au fond de soi quand la résonance est si parfaite que nous nous sentons faire Un.

Et là, il n’est plus question de se demander qui nous sommes, où nous allons, pour quoi nous sommes ici.

L’ego se dilue et nous sommes enfin dans le monde et parfaitement en nous-mêmes aussi.

C’est comme ça que peu à peu, en faisant l’expérience régulière de se sentir profondément relié à soi, que nous pouvons mieux discerner

ce que nous avons envie de vivre,

vers quoi nous nous sentons appelés,

comment notre potentiel d’incarnation peut se révéler.

Pour aujourd’hui, fais l’expérience:

chantonne un air que tu aimes,

isole une phrase

puis une note

puis répète-la un peu pour sentir sa vibration.

Est-ce qu’elle est proche de toi?

Est-ce que si tu la modifies un peu, ça sonne mieux en toi?

Expérience toute simple – prendras-tu le temps de la vivre, en pleine présence, en conscience joyeuse et attentionnée envers toi-même?

Là où tu te sens en vie, en joie, là est le chemin.

Et ta voix est le canal le plus intime donc le plus fiable pour te faire ressentir ces états et installer en toi l’élan vers ta vérité unique, ta vibration singulière.

marion dorval

Ceux qui m’aident

 Cet article est un extrait de “Les mots doux et puissants” de juillet 2022. 

« Ceux qui m’aident ont une voix différente de ceux qui m’ont fait taire » (carnets personnels, 2022)

Pour celles et ceux qui se disent “je me sens différent et c’est un problème”.

Sans noirceur, impossible de ressentir la lumière en nous et dans le monde.

La joie et la souffrance cohabitent dans nos vies.

Avoir souffert de ce que j’ai considéré comme des injustices ou du rejet a donné aux preuves d’amour et d’acceptation une saveur bien plus intense et nourrissante. Et en premier lieu, la reconnaissance de moi-même à moi-même : juste être Soi.

Les jours où revient la tentation de juger ce monde comme mauvais – et moi avec -, je reconvoque dans mes cellules les expériences de confiance d’autrui, de reconnaissance et de soutien.

Je n’oublie pas par où mon coeurps est passé.

Mais je ne reprends pas ce chemin.

On ne pourra pas élever ce monde sans repartir de la terre.

On ne pourra pas s’élever sans se tenir les mains les uns les autres.

S’élever ensemble commence par reconnaître notre humus, celui des failles, désirs, travers et élans, et l’humus qui nous accueille si inlassablement, chaque jour depuis la nuit de temps.

Accéder à notre dimension verticale et se tenir debout tel un seul homme, voilà le rêve auquel nous aspirons malgré nos luttes intestines.

Les autres sont comme des balises dans nos vies.

Ils nous aident à passer les caps, rester sur notre voie, la retrouver.

Parce qu’ils semblent nous en détourner ou nous la révéler, ils agissent comme des repères pour nous situer par rapport à notre propre trajectoire.

Dans la vie, il est rare d’avoir appris à demander de l’aide, ou à en recevoir.

Pour certains d’entre nous cela est naturel.

Pour moi, avancer a longtemps signifié tracer ma route seule en faisant fi des intempéries, serrant contre mon coeur mon espoir et mes rêves, serrant aussi les dents quand les coups durs se faisaient sentir.

Etre aidée signifiait être en position de faiblesse donc susceptible d’être abusée ou d’être redevable.

Je ne connais personne qui ne cherche pas d’aide, même sans l’exprimer.

L’autosuffisance intime ce serait la mort de l’humanité : nous existons grâce aux pores de nos intériorités, qui laissent passer une part de nos souffrances et nos joies pour signifier aux autres que nous pouvons leur tendre la main. Nous sommes passés par là, nous avons avancé.

Nous sommes des balises.

Et pourtant, dans cette recherche d’aide, combien de fois se détourner de soi-même pour croire qu’autrui sait mieux que nous ce que nous pouvons faire?

Combien de fois laisser aux autres notre pouvoir de décision, de libre arbitre?

Où est passée notre intuition, notre autorité intérieure?

L’autorité extérieure, quand elle devient abusive, est un vautour qui plane sur nous pour nous réduire en miettes. Nous croyons voir l’aigle royal qui va nous emporter sur son dos pour planer, mais bien souvent nous laissons les mots, les voix d’un autre prendre le pas sur nos propres velléités.

Alors, qui peut nous aider dans nos quêtes existentielles?

Elles ne se résument pas à chercher qui nous sommes ou quelle est notre voie. Ce sont aussi ces demandes de soulagement physique, de soutien psychologique, d’accompagnement professionnel, d’espace de parole…

J’ai longtemps cherché de l’aide par défaut, parce que je subissais des situations inextricables et que l’aide extérieure était alors indispensable. Ce n’étaient jamais des aides d’appoint : j’attendais toujours d’en arriver à la situation d’urgence pour m’avouer incapable de m’en sortir par moi-même.

Enfant, ado, encore loin des démarches qu’on peut faire adulte pour « aller mieux », j’ai trouvé de l’aide à ma façon dans des liens d’âmes soutenants, réconfortants et nourrissants.

Adulte, et probablement jusqu’à ma mort, je trouve finalement la meilleure aide de la même façon.

Je trouve drôle que finissent par se rejoindre mes intuitions d’enfant et mes démarches réfléchies d’adulte. La raison a fini par s’allier à l’intuition…

Ce qui va suivre contient je l’espère le moins de ressentiment possible.

C’est difficile donc d’écrire. Il y a le ressentiment et l’aigreur qui ont longtemps prévalu. Avant de reconnaître que ces mésaventures ont aussi craquelé mon coeur pour l’attendrir et lui faire reconnaître l’amour reçu par ailleurs.

J’ai croisé des personnes parées de ces attitudes décrites plus bas. Vous aussi. Aussi, je mêle mes expériences à celles d’autres personnes que moi. Ces échos des voies, ce sont ceux qui nous enjoignent à reconnaître nos souffrances, les nommer à notre façon, les sublimer, leur donner un sens. Avec au bout le détachement, un regard bienveillant sur soi mais aussi sur ces autres qui nous ont mis dans des situations difficiles voire douloureuses, la plupart du temps avec de bonnes intentions de départ…. mais sans savoir se poser les bonnes questions sur ce dont nous avions besoin (et nous alors, l’avons-nous fait ? la réponse plus bas).

Nous sommes tous un jour le bienfaiteur maudit, le sauveur blessant pour quelqu’un d’autre. La question n’est plus de savoir qui a fait mal, mais pourquoi cela nous a fait mal. Qu’est-ce qui en nous a été ravivé, au point d’accuser l’autre de ne pas avoir pris soin de notre blessure? Pourquoi une brûlure si vive?

Ce qui nous aide, ce n’est pas

  • l’enseignant qui n’accepte pas les remises en cause de son savoir, ni un comportement d’élève différent des autres.
  • les psys qui ont laissé dans le placard certains de nos problèmes pour se concentrer sur leur domaine de prédilection et nous analyser à travers une grille réductrice et conformiste
  • la coach qui reproche à son client de ne pas avoir assez avancé tandis qu’elle, elle avait bien réussir à faire ce parcours-là auparavant, dans un délai raisonnable. « Pourquoi vous bloquez? Qu’est-ce que vous attendez ? Pourquoi vous avez peur ? »
  • le maître spirituel qui fait sentir son ascendance au point où toutes nos actions deviennent rigidifiées par la peur de mal faire…
  • le médecin qui prescrit des arrêts sans se pencher sur ce que le coeurps dit, parce qu’il faut bien fonctionner donc on camoufle le symptôme et on laisse la cause perdurer
  • la liste est longue si l’on se veut victime de personnes qui n’ont pas su écouter, déceler, reconnaître… chercher….admettre, être vivant plutôt que séparés de la présence.

Je sens aujourd’hui au plus profond de mes cellules que la peur est l’envers de l’amour.

Je perçois si clairement combien ces aidants n’ont pas su jouer leur rôle auprès de moi car ils s’aimaient si peu dans ce moment de rencontre, pétris par la peur de reconnaître leur incapacité, leur ignorance, leur désarroi, leur incompréhension… La peur de faire face à leurs propres peurs, leur désamour et donc leur évitement, leur fuite (souvent en se mettant en mode solution, qui n’apportait rien que confusion).

Je perçois tout autant à quel point toutes ces parts blessées en moi n’étaient pas capables de recevoir le silence ou les paroles sans me sentir mal, sans me victimiser en enfant rejetée, abandonnée, maltraitée, invisible, disons-le mal aimée. J’étais encore en train d’attendre de ces autres qu’ils viennent se substituer à l’amour de moi que je n’avais pas.

Dans ces rencontres ratées, il ne faut pourtant pas grand chose pour reprendre la route vers un lien apaisé avec soi.

Simplement signifier à l’Autre: je ne peux qu’être humain avec toi. Je n’ai plus rien d’autre à t’offrir que ma présence.

Ma compassion, mon soutien. Je ne serai jamais à ta place, je ne comprends pas tes difficultés, ce qui te freine ou te fait mal. Mais jamais je ne remettrai en doute ta valeur, ta volonté, ta capacité.

Et cela est le vrai don de soi.

Nous sommes validés par nos ressentis quand ils relient les tripes au coeur. Il n’y a pas moyen de se tromper sur ce qui nous fait nous sentir vivants et avancer dans notre direction, la plus intime, celle qui fait parler notre coeurps.

ce qui m'aide

‘Rien ne vaut de reconnaître ta vérité, depuis tes tripes jusqu’à ta bouche, depuis tes racines jusqu’à ton ici et maintenant.” #softandstrong

Ceux qui m’ont aidée, et ceux qui m’aident sont si nombreux qu’ils effacent en une fraction de seconde la liste précédente.

Ils me font me sentir valide de toutes les manières.

Parce qu’ils ont incarné leur souffrance sans en faire un bouclier contre le monde ou une hache de guerre, et ont replacé l’amour au-dessus de tout. Alors, la peur s’en retourne et on ne détourne plus le regard des difficultés des autres – même quand elles nous renvoient à nos propres failles.

La place pour l’amour est sans limite, elle naît de cette reconnaissance tacite qui élargit la mer du coeur et sort du confinement nos potentiels d’incarnation.

Je pense à beaucoup de personnes, trop pour les citer.

J’espère fort fort que vous aussi vous en avez plein dans le coeur.

Pour moi, ces personnes se retrouvent dans les mots et la voix de celles et ceux qui osent dire, parler, raconter, chanter, écrire l’intime de nos vies.

Ces auteurs qui m’ont soutenue, inspirée, motivée, réconfortée par leurs mots si justes. Des bouées de sauvetage et des guides depuis mon enfance.

Ces personnes qui ont témoigné de leur parcours de vie, en particulier les thérapeutes et accompagnants venant d’un chemin de résilience physique et.ou psychologique de souffrance qu’ils ont transmutée pour se mettre au service du soin des autres.

Ces compositeurs, chanteurs, qui ont si bien décrit l’intime de ma vie sans me connaître et m’ont ainsi tenue littéralement debout dans les moments de détresse où je frôlais le gouffre, et aussi dans les phases de grande joie où la musique nous permet de célébrer encore mieux.

Ces personnes, proches ou moins proches, qui ont su m’accueillir sans « rien faire » pour, juste en étant là, dans leur façon d’être, ce qui automatiquement m’a enfin autorisée, moi aussi, à être moi, sans fard, sans honte, avec joie et tranquillité.

Ces personnes dans ma vie qui ont su me dire les mots justes pour moi, dans l’amour et la simplicité, sans faux-semblant.

Et celles qui simplement en vivant leur voie personnelle m’ont prouvé qu’on peut prendre sa place dans ce monde en osant vivre ses différences.

Tous ces gens qui ont exprimé de l’intime pour me faire sentir reliée au monde.

Me faire sentir que je n’étais ni à part, ni obligée d’être une autre, ni condamnée à rester avec des étiquettes ou des souffrances. Me redonner la confiance en ma capacité à exprimer ma nature profonde.

Tous ces gens ont pris la parole, par les mots écrits ou par la voix, exprès pour moi ou bien pour un public dont j’ai fait partie.

L’effet sur le coeur et le corps des mots entendus ou lus est d’une puissance libératrice quand ils viennent nous toucher avec douceur à l’endroit de nos failles en demande d’attention, de nos désirs non encore réalisés, de nos aspirations d’âme.

Les mots sont insuffisants et impuissants pour décrire le sentiment de reconnexion à soi qui a lieu quand on se sent véritablement touché au plus profond par les mots ou la voix d’un autre.

C’est une reconnaissance, oui. De celle qui nous dit que nous ne sommes jamais seuls.

Et qui vient aussi nous rappeler que nous aussi, nous avons à exprimer quelque part, dans une place qui est la nôtre, notre part singulière, pour nous laisser voir dans notre parfaite imperfection, et pour toucher les autres à leur tour.

Ma vie aujourd’hui consiste à donner mes mots et ma voix pour accueillir ceux des autres, et ainsi contribuer à ma façon, à faire de ce monde un lieu de liberté d’expression.

C’est ce à quoi j’oeuvre aussi en guise de juste retour, de merci, envers toutes ces personnes qui m’ont élevée vers l’amour de qui je suis, et qui ont ainsi renforcé ma foi dans la richesse des rencontres de nos singularités.

L’horizontalité dans les relations à autrui c’est cela pour moi : se mettre ensemble au ras du sol, au bord des failles, pour y apporter plus d’amour et ainsi s’élever ensemble, sans distinction ni jugement d’aucune sorte, vers ce que nous sommes venus incarner. 

marion dorval

Mutations émotionnelles : trouver en soi le foyer de sécurité

Mutations émotionnelles : trouver en soi le foyer de sécurité

Cet article est un extrait de “Les mots doux et puissants” de juin 2022. 

MUTATIONS EMOTIONNELLES pour la période (quelle période? C’est celui qui lit qui le sentira en son coeur)

La maison, le retour à ce qui est juste pour soi et le monde.

Sur le seuil.

Encore entre deux mondes.

Comment apparaître?

Sur le seuil, bras ouverts,

accueillir la lumière

d’une saison nouvelle

S’en retourner dedans

pour préparer le reflet

qu’on veut voir dans le monde.

Recevoir.

Dans le foyer.

Dans le feu qui réchauffe triplement :

réchauffe sans brûler,

inspire sans écraser,

flamboie sans consumer

Viens t’asseoir

près de l’âtre

de l’âme

de l’Autre.

Viens là mon âme

cette moitié d’année, cette moitié de vie

ça n’est pas un feu follet aux lumières vaines.

Eteins celles qui n’éclairent qu’en surface

et maintiennent tes ombres dans la glace,

garde l’aube pour faire danser ensemble

tes joies et tes peines

l’éternité sereine

malgré l’angoisse

serrée en toi

l’espace reste là

pour le foyer

inébranlable

libre de s’agrandir

de choisir

oui ou non ou rien du tout

libre

de porter au monde

ta lumière ta voix

Maison peut tout encore

si l’on s’y retrouve

chacun chez soi

et chacun en l’autre

Sur le seuil du coeurps

un seul grand éclat:

la même blessure éternelle

qui demande partout depuis toujours

à guérir dans l’amour

Ce qui se passe dans la maison

c’est ce qui se passe dans le monde

un coeurps n’est que l’écho

d’un autre coeurps

Où est ta sécurité ?

Où arrêtes-tu de vaciller au gré des chaos?

Où peux-tu savoir que tu es chez toi?

Cherche au fond, sans relâche.

Ce ne sont pas les murs

qui te protègent.

Ils tomberont un à un,

car la faille réclame toujours

la lumière pour la révéler

et faire que les autres tombent

dans la révélation de la vérité

Maison peut tout encore

quand façades s’effondrent

malgré l’effroi du nombre

car bâtir ne peut se faire

qu’à partir d’une terre

commune : celle du fond

le fond du fond

déjà touché, enfin les abysses

révélant le trésor

caché derrière les côtes

derrière la cage

Ce coeur qui bat encore

dans un monde qui cherche

sa nouvelle maison

Prépare cette maison

Et reviens sur le seuil

porte ouverte rien à cacher

bras ouverts prêts à porter

liberté dans la maison monde

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marion dorval

Mémovoix, pratique sensorielle holistique par la voix

Mutations émotionnelles – être avec l’Autre

Mutations émotionnelles – être avec l’Autre

Mutations émotionnelles pour cette période. Avril 2022

ETRE AVEC L’AUTRE.

Ce sont des instants décisifs où chaque vibration compte.
Est-ce que nos bords vont se rejoindre?
Quand nos clivages deviendront des occasions de se retourner enfin sur l’Autre, sa perception, son vécu, alors peut-être qu’on naviguera bord à bord vers la même étoile.
 
Est-ce que ce monde qui te paraissait si loin de toi va finir par te ressembler un peu et te comprendre, te contenir de façon rassurante?
Qu’est-ce qui te sépare encore de ce toi-même profondément libre?
(…)
 
Moi aussi je dore mes stigmates à l’or fin, mes cicatrices deviennent des parures pour sortir de l’ombre.
Et rejoindre le miroir sous l’arbre…
Le miroir où se mire cet Autre là-bas qui te ressemble, mais en plus libre, plus détaché, plus joyeux et vivant.
C’est toi mais tu ne le perçois pas encore.
Tu en as peur.
(…)
 
C’est cela la post-op; c’est cela la post-résurrection.
C’est ce choix sans cesse renouvelé : je choisis la liberté, je laisse tomber l’illusion de la séparation, je rejoins la rive avec les autres, pas contre les autres.
AVEC. Amour Vers/En Corps.

marion dorval

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Les mots doux & puissants

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Soin et inspiration par les mots doux et puissants: