Faire ce que les autres attendent de moi

Cet article est un extrait de ma lettre « Les mots doux et puissants » de novembre 2020. 

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Faites vivre votre passion, elle vous réchauffera quand le monde deviendra froid. Citation amérindienne

 

Dear One,

tu ouvres ma lettre mensuelle pour la première fois, ou pour une énième fois.

Peut-être que ce sera la dernière aussi, d’ici les quelques lignes que tu auras lues en diagonale.
C’est probable si le contenu ne t’apporte pas ce que tu attendais.

Notre monde actuel est réglé sur un principe de consommation d’objets, d’êtres, de concepts et ma lettre n’y fait pas exception.
Depuis que j’accepte ce fait, les choses sont quand même bien plus légères et si je ne rentre plus dans l’offre de trucs et astuces comme on me l’a enseigné il y a deux ans,  au moins je livre ce que je suis et je sais que quelque part, c’est plus nourrissant que de délivrer des solutions toutes faites. Ces solutions qui alimentent la croyance que quelque part, on a un problème si on ne se sent pas bien en permanence. Moi mon truc , c’est de me poser des questions, pas de trouver des réponses définitives : c’est ça qui me tient en vie, me fait avancer, oser, douter, m’émerveiller, découvrir en permanence, me projeter dans l’expérience.

J’ai failli changer tout le contenu prévu aujourd’hui pour être plus en accord avec mes ressentis du moment liés à ce chaos mondial. Je me suis déjà exprimée là-dessus dans un message plein d’espoir, pour rester vivants au coeur de l’incertitude.

Et pour le reste, il me semble que le thème de la lettre fait écho aux défis que nous devons relever aujourd’hui : celui d’être bien vivants, proches de nous-mêmes pour nous rapprocher de nouveau un jour des autres, sans fard, sans faux-semblants, sans plus se raconter d’histoires qui laissent certains sur le côté et qui nous maintiennent dans l’illusion de récits collectifs stériles parce que superficiels – et paradoxalement super forts pour maintenir nos carapaces, au fond c’est logique de se protéger en se racontant des histoires qui arrangent tout le monde.

Donc, pour ce mois de novembre  : faire ce que les autres attendent de moi vs être là où on ne m’attend pas…

Dès que je sens que les autres attendent, dès que je me sens attendue, je me fige.
Ce ne sont plus des élans spontanés, pas la peine d’espérer le petit grain de folie.
Je rentre dans les injonctions intérieures. Ce serait bien de. Il faut. Peut-être que.
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Oser briller de sa pleine lumière

Cet article est un extrait de ma lettre « Les mots doux et puissants » de décembre 2020. Pour lire le texte en entier, connectez-vous.

C’est comme dans la vie, on rit, on souffre, on perd, on gagne, on s’arrange, et certains moments aussi, on a le sentiment d’urgence. Pendant longtemps pour moi, il y a eu urgence. Qu’est-ce qu’il fallait faire quand ça n’allait pas ? Chanter et puis, écrire. – Anne Sylvestre

 

Dear One ,

j’arrive mains froides coeur chaud avec l’en-vie joyeuse de te délivrer mes mots doux et puissants.

Comment te dire à quel point c’est jouissif de sentir les mots au bout des doigts et des lèvres, d’arriver à ce stade où le désir d’expression mûri en moi au cours du mois écoulé vient prendre forme ?
Les mots doux et puissants que j’envoie chaque mois n’ont jamais mieux porté leur nom qu’en cet hiver.

Nous y voilà, à la fin de cette année 2020 qui sort de l’ordinaire.
Nous entrons dans ce mois de fêtes traditionnellement associé à la lumière et à la naissance du divin.
Comment faisons-nous pour rayonner et renaître à nous-mêmes ?
Nous avons à notre disposition: corps, esprit, langage.
Nous tentons notre vie durant de réunir tout cela pour être compris et….aimés.

Un canal nous aide à faire ce pont pour révéler notre vérité et nous relier aux autres : notre voix, c’est à dire nos mots, nos sons, purs messagers de notre langage intérieur.

Alors plus que jamais dans cette urgence à relever le monde, à relever les corps, j’ai juste envie de partager ce qui m’a aidée l’année durant. 

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Assumer sa singularité avec paix

Cet article est un extrait de ma lettre « Les mots doux et puissants » de janvier 2021. 

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La Terre n’était plus une blessure
mais un corps
comment va être possible le voyage
entre la blessure et le corps
et comment s’y établir ?

Adonis, in Singuliers.

Dear one,

Comment écrire une lettre à plein de gens quand on ne se sent plus du tout légitime par rapport au sujet abordé?

C’est ce qui m’est arrivé juste là. Et c’est très bien ainsi!

L’écriture se nourrit au fil du temps, ma lettre mijotait dans ma tête depuis novembre (oui, je suis lente, ou plutôt j’attends le bon moment).

Et puis nous y voilà, le 20 janvier est enfin arrivé, le passage au verseau que j’attendais tant.

Un nouvel air peut souffler, peut-être, et ce changement de visage aux Etats-Unis me rappelle le contenu de ma lettre: le défi de vivre ensemble en étant chacun reconnu comme uniquele rayon de lumière au fond de l’obscurité. Cette évidence physique qui fait qu’une lumière ne brille que par la noirceur qui l’entoure…

Alors, cette singularité, qu’en faire? La paix oui, mais c’est un chemin, c’est bien pour ça que ça n’est pas zen 24/24 puisque le zen, c’est tomber le masque de l’ego et se laisser embrasser par le vide, en accueillant pleinement les trépidations du mental et les sursauts du corps. J’espère un peu de dépouillement dans cette lettre, puisque je n’ai au final rien à prouver.

Comme tout un chacun, mes singularités sont plurielles.

Un exemple pour parler ne serait-ce que d’une chose:

fut un temps lointain que tu as peut-être connu, cette lettre était orientée vers les prétendues solutions à trouver pour mieux vivre avec phobie sociale, douance, anxiété sociale, autisme. Concernée moi aussi, il m’était facile de parler de ça, depuis quinze ans que j’échange et partage sur les internets à ces sujets. Mais ça nourrissait de l’aigreur, de la non-horizontalité et un sentiment d’injustice mal placé, cela ravivait des blessures chez moi et chez les autres en faisant la promo de ce film où tu te dis « les autres ne comprennent rien, moi je suis comme ça parce que j’ai vécu ça et ils ne peuvent pas se rendre compte. Je dois lutter pour survivre, ce monde n’est pas pour moi ».

(…)

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