Eric, artiste origami: la création vecteur d’intégration sociale

  

Tesselectopus, création Eric Vigier

On peut se sentir différent et réussir son intégration sociale…


J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.
Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin. Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants. J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres.  

 A la rencontre d’Eric, le plieur fou…

 Qui es-tu Eric?

Je suis démesure passionnelle. Je suis un esprit libéré des conventions et influences et dont les créations sont à son image: une part de ma personnalité qui se sait imparfaite car la recherche de la perfection ne laisse pas de place à l’imagination dans la création. Mon âme d’artiste a appris à souffrir de cette contradiction car la réussite d’un acte n’est pas liée à sa perfection.

  • Pourquoi as-tu choisi de dédier ton temps à la création en origami ? 

2 façons de répondre. La première: j’ai toujours aimé la nature, l’art et les casse-têtes et l’origami et la convergence des trois. La seconde : Ce n’est pas un choix, je suis diagnostiqué autiste asperger et je suis intimement lié à mes intérêts spécifiques, ils font partie de moi, de mon fonctionnement. L’origami est une part importante de ma vie.

  • Comment t’y es-tu pris pour débuter l’origami et trouver ta propre façon de faire ? 

Suite au visionnage d’un film ou je fus émerveillé par la magie de l’origami, j’ai cherché seul, avec la feuille de papier, dès lors je n’ai eu de cesse de plier jusqu’à obtention de mes propres créations , et ce depuis 20 ans désormais.

Know thyself, création Eric Vigier

  • Au début de ton parcours artistique, as-tu eu peur de montrer ce que tu créais? Si oui, comment as-tu franchi le pas ?

Oui, en tant qu’autiste asperger, il était difficile pour moi de me confronter aux autres. De plus je ne pliais pas pour les autres en premier lieu mais pour moi. Puis c’est avec l’origami que je vais mettre en œuvre une manière différente d’aborder l’autre en l’utilisant comme vecteur d’intégration sociale, en écartant le regard de ma personne vers l’intérêt. Ainsi, je vais pouvoir l’utiliser pour m’insérer, par le geste mais tout en restant discret derrière le bouclier qu’est la feuille de papier.

L’origami a cet avantage qu’il est un art visuel que l’on peut montrer aisément, il surprend et capte l’attention. Cela m’a permis de rester dans un « cadre »  connu et sécurisant et une manière possible de se faire remarquer de façon positive au sein de la société.

  • Est-ce que tu te sens différent des autres ? Comment le vis-tu?

Assurément et ce depuis l’enfance, ou du moins la dizaine, quand j’ai réellement pris conscience des « autres ». Difficile de dire si je le vis bien ou non, cela dépend de qui m’entoure, à qui je suis confronté, le contexte. Il faut vivre dans la tête d’un asperger pour comprendre, avec ces perceptions sensorielles et réflexions sur l’univers qui m’entoure.

  

En plein Tempête, création Eric Vigier

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir plus proche des autres ?

Comme je l’ai exprimé dans une question précédente à demi mot, en tant qu’asperger, l’origami a été pour moi un vecteur d’intégration sociale ! Et cela je le porte lors de la mise en place de mes ateliers ou la communication est un point important.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

Cela m’apporte un bien être essentiel, une satisfaction d’avoir donné la vie, mes œuvres sont mes enfants. Pendant ce laps de temps de création, je suis dans un autre univers, une bulle de confort, ou plus rien ne m’atteint, que moi et ma vision de cette feuille. Pour le rapport aux autres, cela a évolué avec le temps car avant il n’y avait pas les autres, mais ces œuvres avaient une vie propre et je me devais de les montrer : une œuvre ne vit que si elle est vue.

Ma vision de la vie : l’origami m’a ouvert à tout un univers de perspectives philosophiques tellement profond car l’origami a un fort lien à la fois avec l’être humain et le monde, le monde qui nous entoure, notre planète mais aussi l’univers.

En savoir plus sur la portée philosophique de l'origami
se sentir différent asperger

Pas étonnant, en effet le monde est mathématique, or l’origami est mathématique à base de fractales et d’algorithmes qui peuvent devenir extrêmement poussés.

Pour les fractales, il s’agit d’un principe mathématique tel que  les formes découpées, fragmentaires d’un ensemble sont des motifs similaires à des échelles d’observation de plus en plus fines de l’ensemble lui-même (ex : flocons de neige, éponges …). Si l’on observe un flocon de neige, ou un chou romanesco, on observe ce principe fractal où le petit élément est identique au plus grand élément cumulant tous les petits.

Tout est lié par les mêmes lois, du plus petit  au plus grand, et quand on pratique l’origami à haut niveau, plus on avance en complexité plus on utilise ces lois au sein des règles mathématiques que l’on applique ou même de façon empirique, et l’on se rend compte que tout est lié. Ce lien qui unit tout est un des points de départ d’une réflexion philosophique.

Un autre point est le rapport à l’homme : Les bases de l’origami sont le pli Vallée et le pli Montagne, le pli en creux et le pli en bosse si on veut imager. Ce que l’on pratique sur la feuille pour lui donner forme est donc à l’image, encore une fois du monde avec ses vallées et ses montagnes que l’on retrouve partout comme au sein d’une feuille d’arbre ou de l’arbre lui-même, se trouvant en haut d’une colline ou en bas d’une vallée.

Mais par analogie à l’image de l’homme aussi : en effet l’homme en prenant de l’âge, se ride, comme se ride la planète, cette similitude est une base de réflexion philosophique entre le rapport de l’homme et la nature qui l’entoure allant jusqu’à la manière dont est pliée la molécule d’ADN qui nous compose.

Par expérience on complexifie les modèles origami, on ride de plus en plus la feuille, comme l’homme en vieillissant acquière de plus en plus de connaissances et de rides, les deux n’étant pas liées !

Ceci ne sont que des points de départ de questions philosophiques , je ne vous apporte ici , comme dit plus haut, que le lien entre l’ origami , sa pratique, et philosophie mais ne vous amènerai pas plus loin dans le déroulement, le processus de réflexion qui lui m’appartient ainsi que les réponses qui y sont liées.

Une de mes premières réflexions lors de ma pratique a été :

Si je plie une grenouille, les gens qui l’observent y voient une grenouille …

Or une grenouille, c’est fait de chair et de sang, ça vit, ça bouge, ça mange !

Ce que les gens observent est un bout de papier plié qui leur donne l’illusion d’être une grenouille !

La question est : Tout ne serait il pas qu’illusion dans ce monde ?

Rapport à l’homme : être ou ne pas être !

Sommes-nous réellement ?

A l’image de ce bout de papier qui semble être une grenouille mais qui n’en est pas une ?

se sentir différent aspergerIguanomobile, création Eric Vigier

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ? Le contact de la feuille et la magie de voir y émerger la forme désirée, sans ajout ou retrait de matière, tout est là !
  • Ta plus grande peur quand tu crées ? Que ceux qui contempleront n’ y voient pas toute cette magie des possibles
  • Tes sources d’inspiration ? L’univers
  • Ta devise ? Tout est possible
  • Que dirais-tu à quelqu’un qui pense ne pas être créatif, qui n’ose pas se lancer dans une activité créatrice ?

Si ce n’est «  Si je peux le faire, tu peux le faire », je ne dirais rien et lui confierais une feuille de papier.

  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

Je vais me répéter : Tout est possible !

Merci à Eric d’avoir partagé son parcours artistique et sa vision de origami!  

Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici: Eric Vigier, créateur de plis        Page Facebook: le plieur fou

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Créateurs inspirants et atypiques : Miriam et ses bijoux asymétriques

Créateurs inspirants et atypiques : Miriam et ses bijoux asymétriques

J’accompagne par l’expression créatrice tous ceux qui souhaitent accéder à la liberté d’être enfin eux-mêmes.

Naturellement, j’aime découvrir des personnes qui ont elles-mêmes fait ce chemin.

Dans cette série d’entrevues, je suis allée à la rencontre de créateurs atypiques et inspirants.

J’espère que chacun d’eux vous donnera l’envie de vous lancer dans une pratique créatrice pour oser davantage être vous, sans la peur du regard des autres. 

 

A la rencontre de Miriam, atypique assumée, inspirante et bienveillante qui oeuvre avec talent dans la création de bijoux asymétriques et la poésie…

“Bonjour, mon nom est Miriam Morales, maman comblée et créatrice de bijoux asymétriques de style bohème. De plus, je suis une grande passionnée de musique, de création artisanale et d’écriture. Je suis née au Chili, mais j’habite depuis plus de 35 ans au Québec.

J’ai toujours été une grande bohème dans l’âme et dans la vie. Grande amoureuse de poésie, de la nature et de musique, je crée mon univers familial autour de ces trois sphères très importantes. J’ai bâti ma vie avec l’art de l’asymétrie, qui se distingue par l’art de faire original et différent.

 

  • Pourquoi as-tu choisi de faire ce que tu fais aujourd’hui avec ton entreprise Célia les bijoux? 

Célia les bijoux, est née du premier voyage que j’ai fait dans mon pays natal, le Chili, lorsque j’avais 13 ans. Pour la toute première fois, je rencontrais ma famille et j’y découvrais ma passion pour la création de bijoux. Ce fut une amie de la famille qui me montra comment créer avec le tissage de perles. Une très belle rencontre, qui allait me destiner à ouvrir mon entreprise avec mes couleurs en janvier 2013.

Je voulais faire des bijoux, mais je voulais qu’ils soient plus que de simples accessoires qu’on finit par oublier dans un coffre à bijoux. Je voulais qu’ils portent un message, un souvenir, une empreinte dans le coeur, afin d’aider les gens et c’est par le biais de la poésie que je joins à mes bijoux que j’y parviens maintenant.

  • Pour te lancer dans la création, as-tu suivi une formation, des cours… ou ton intuition?

J’ai toujours créé de façon intuitive. Je n’ai pas suivi de cours. Je vais prendre un cours uniquement si je veux apprendre une technique de travail spécifique que je ne connais point, mais sinon je me lance comme mon coeur me le dit.

  • As-tu eu peur de montrer ce que tu créais? 

Au début, j’ai eu peur de montrer mes nouveaux bijoux. J’ai eu peur de présenter la nouvelle métamorphose de mon entreprise. J’affirmais officiellement que je faisais des bijoux asymétriques de style bohèmes auxquels je joins de la poésie. J’ai appris à faire confiance à mon intuition ainsi qu’à la vie.

  • Est-ce que tu te sens ou tu t’es déjà sentie différente des autres ? Comment le vis-tu ou l’as-tu vécu ?

Toujours. J’ai toujours l’impression d’être en décalage avec les gens autour de moi. Plus jeune, j’aimais les grandes conversations philosophiques des adultes. Pendant que les jeunes de mon âge étaient dans les bars, j’étais dans ma poésie, ma musique ou dans mes nouvelles littéraires; à griffonner un nouveau texte ou à jouer un nouveau morceau de flûte à bec. Qu’on le veuille ou non j’ai vécu des expériences de vie difficiles qui ont fait que je n’ai pas suivi le même chemin que les autres. Mon bonheur, j’ai appris à le forger et à le protéger. Et étant une grande solitaire, j’ai appris à me construire par ma force de vivre.

  • Au quotidien, qu’est-ce que ça t’apporte de créer? En quoi est-ce  que ça influence ton rapport aux autres, ta vision de la vie ?

C’est un besoin vital. Que se soit par la création artisanale ou par la musique, j’ai autant besoin de créer que de respirer. Car c’est dans la création, peu importe son médium, que je me recentre.

Je crois que cela a humanisé ma relation avec les gens. Et puisque je crée des bijoux asymétriques et que j’y joins un poème, cela fait en sorte qu’on sort du moule de porter un bijou en guise d’accessoire. C’est pourquoi cela ouvre la porte à des partages d’histoires de vie. Le bijou est devenu plus qu’un objet, il raconte une histoire, porte un message, un souvenir réel.

 

  • A ton avis, en quoi le fait de créer peut nous aider à nous sentir  plus proches des autres ?

Créer lance une vibration de connexion. Lorsque l’on crée, on devient plus humain, car nous sommes nous-mêmes dans ce que nous faisons. Il n’y a donc pas de masque devant les gens. En plus, on ressent tellement de fierté, de passion, que les gens qui connectent avec nous se sentent également portés par notre bonheur.

 

  • Ton plus grand plaisir quand tu crées ?

La liberté. Lorsque je suis inspirée, je me sens libre d’inventer et d’explorer de nouvelles idées. Même lorsque je fais du “sur mesure”, la plupart des personnes me laissent carte blanche, me font confiance pour choisir les perles qu’ils aimeraient. Et je vibre en toute liberté!

  • Ta plus grande peur quand tu crées ? Que les gens ne trouvent pas leur coup de coeur dans ce que j’ai fait. J’ai aussi peur de manquer de matériel spécifique, surtout lorsque je suis en pleine création, c’est pourquoi j’utilise beaucoup le système D lorsque je travaille pour ce genre de petits problèmes.
  • Tes sources d’inspiration, pour tes poèmes, pour tes bijoux ?

Lorsque je crée, j’écoute toujours de la musique. Je suis une très grande mélomane; c’est ce qui me guide dans mes créations. Je m’inspire aussi de la nature, de mes racines chiliennes, du style bohème, des voyages. J’aime amener les gens dans un voyage par mes bijoux et par mes poèmes. J’aime qu’ils puissent ressentir des émotions au travers de mes écrits, comme s’ils étaient l’acteur principal de mes textes.

 

  • Ta devise ? N’attends pas le moment parfait, prends le moment et fais-le parfait!
  • Veux-tu faire passer un message en particulier ?

La Vie est Belle! Peu importe si vous vivez des moments difficiles ou non, ayez de la gratitude pour ce que vous vivez aujourd’hui. Célébrez les moments heureux et les moments tristes. Essayez de comprendre l’enseignement qui se cache derrière celui-ci.

Vibrez dans l’entraide, dans le don de soi, dans la gratitude et le bonheur.

Vibrez dans ce qui vous rend unique comme être humain, dans vos talents.

Le matin, remerciez la vie d’être en vie!

Prenez le temps de rire, de danser, de chanter, de sortir de votre zone de confort, de célébrer le bonheur même si vous êtes seul.

Je ne dis pas que la vie est facile, mais c’est facile de la rendre difficile avec des pensées négatives. Vous êtes le chef d’orchestre de votre existence, c’est à vous de diriger les bonnes notes pour vivre votre bonheur!

 

 Merci à Miriam d’avoir partagé son parcours et sa vision de la créativité!

 Pour découvrir ses créations rendez-vous  ici: Célia les bijoux

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

3 clés pour sortir de la peur de se faire remarquer

Quand on est de nature introvertie, voire anxieux social, la peur des autres est telle qu’on fait tout pour éviter de se faire remarquer. J’ai moi-même baigné dans cette peur des années et je sais que la sensation d’être transparent par discrétion n’est pas agréable non plus… éviter toutes les situations où on peut être vu n’amène que de la souffrance au final.

Voici donc 3 clés pour vous aider à prendre conscience des blocages qui vous empêchent de sortir de cette peur et pour progresser pas à pas vers plus de liberté intérieure.

1) Identifiez les causes de cette peur

Qui vous a dit ou fait comprendre que vous devriez éviter de vous faire remarquer?

Recherchez dans votre vécu toutes les situations où une personne extérieure ou bien un proche (famille, amis…) vous a conseillé de rester discret.

Peut-être vous a-t-on dit que ce n’était pas bien d’être mis en avant, qu’il valait mieux ne pas trop se montrer. Peut-être que vous avez vécu des situations où vous étiez comme seul en scène et où on en a profité pour se moquer de vous, vous juger etc. Il suffit parfois d’une seule expérience pour créer un microtraumatisme et convraincre le mental que se faire remarquer n’amène que du négatif.

Essayez de trouver ce qui a déclenché votre croyance que dans la vie, il vaut mieux faire profil bas.

2) Changez votre perception de la situation

Je suis à peu près persuadée que vous associez l’idée de se faire remarquer à un défaut, un comportement négatif. J’étais comme vous: se faire remarquer, c’était se montrer, être culotté, prétentieux… Bref, c’était surtout se faire remarquer pour de mauvaises raisons, ou en tout cas des raisons associées à quelque chose de mauvais, répréhensible.
Recherchez votre propre définition de « se faire remarquer » et comptez les aspects positifs et négatifs évoqués. Etes-vous à égalité ou est-ce que le négatif l’emporte encore?

Autre chose: ce n’est pas parce qu’on a été remarqué une fois, ponctuellement, que l’on va devenir celui ou celle qui se met toujours en avant. Défaites-vous de l’idée que vous faire voir va vous enfermer dans une étiquette de personne prétentieuse, m’as-tu vu. Vous ne vous résumez pas à une seule action. Vous êtes plein d’autres choses, vous avez plein de nuances. Ce n’est pas parce que vous allez oser vous montrer que vous basculerez du côté totalement extraverti non plus! Vous pouvez rester hypersensible tout en vivant bien le fait d’être ponctuellement remarqué par les autres.

3) Trouvez les avantages à se faire remarquer

Voyons d’abord les inconvénients à être invisible aux yeux des autres:

– se sentir rejeté, ignoré, exclu

– souffrir de la solitude

croire qu’on n’a pas de valeur,  diminuer son estime de soi

– s’enfermer dans un fonctionnement d’évitement où on essaie à tout prix de rester discret et transparent

Alors qu’en acceptant de se faire remarquer, on renforce:

– le sentiment d’être reconnu pour ce qu’on est

– le sentiment d’être accepté

– le sentiment de pouvoir être compris

– la confiance en soi et l’estime personnelle

Alors, comment faire concrètement ?

Accepter le fait qu’on peut se faire remarquer, c’est surtout se donner le droit de créer sa place parmi les autres. Pour prendre l’habitude en douceur et à son rythme d’accepter d’être vu, les pratiques artistiques sont idéales. Pratiquer une activité créatrice, pouvoir s’exprimer par le moyen d’un art, c’est montrer aux autres qui on est. C’est vous exposer aux yeux des autre de façon indirecte et à votre propre manière. C’est montrer qui vous êtes, ce que vous ressentez, comment vous voyez le monde. Donc donner votre avis et vos idées d’une façon toute personnelle.

C’est aussi prendre le risque d’être apprécié et reconnu pour ce que vous êtes véritablement à l’intérieur de vous. De récolter des compliments, de faire ressentir aux autres des émotions inédites. De se sentir bien avec vous-même et plus libre.

Si vous ressentez le besoin de vous libérer de la peur d’aller vers les autres, découvrez le programme en ligne « Retrouver l’envie de s’ouvrir au monde »

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

Je me trouve inintéressant : 3 conseils pour éliminer cette croyance

En tant que personne hypersensible, il vous est sûrement arrivé de vous sentir comme une coquille vide face aux autres. Vous n’avez rien à dire. Vous pensez que vous ne valez pas la peine que les autres s’intéressent à vous.

 

J’ai connu cela : une estime de soi tellement mauvaise qu’on est littéralement bloqué pour sortir de sa bulle et oser aller vers les autres.  Et ce sentiment tenace de se trouver inintéressant.

Imaginez si vous pouviez vous débarrasser de cette croyance : est-ce que vous ne vous sentiriez pas tout simplement libre et fier de vous ?

Voici 3 idées à explorer pour vous sortir de cette pensée qui vous limite.

 

1) Quelles sont les peurs cachées derrière ce sentiment d’être inintéressant ?

Imaginez le pire : quelqu’un vous fait remarquer qu’il vous trouve inintéressant. Comment vous sentez-vous ? Je reconnais que ce n’est pas une expérience agréable même à visualiser ! Mais si vous la faites vraiment, il y a des chances que vous mettiez le doigt sur les véritables peurs en vous. Vous vous sentez nul, vous avez honte, vous voulez disparaître… Parce que l’autre vous signifie que vous n’êtes pas valable à ses yeux. Voilà comment on en arrive à se trouver inintéressant. Ce n’est pas grave en soi, sauf si vous attendez quelque chose de cette personne. Et quoi ? De l’amour bien sûr ! De l’attention, du respect, de la reconnaisance. On y est : lorsque vous attendez que l’extérieur vous apporte la preuve de votre valeur, vous vous sentez vulnérable. Vous attendez que les autres vous aiment à votre place.

 

2) Que trouvez-vous d’intéressant chez les autres ?

Un bon moyen pour se détacher de votre croyance est de prendre de la distance. Changez de focus et pensez à la façon dont vous percevez les autres. Qu’ont-ils de plus que vous qui pourrait les rendre intéressants ? Je suis quasiment certaine que vous surestimez ce que les autres donnent à voir. Or, eux aussi ont leurs failles. Il arrive à tout le monde de se trouver inintéressant. Vous ne voyez que ce que les gens veulent bien montrer d’eux. Rappelez-vous : personne n’est parfait. Vous comparer aux autres est le meilleur moyen de vous sentir inférieur à n’importe qui. Pourquoi ? Parce que vous imagienz que vous devez prouver aux autres que vous êtes intéressant en permanence. Cela n’existe pas. Il n’y a rien à prouver aux autres. Quel que soit votre mode de vie actuel, vous valez autant que n’importe qui.

 

3) Quelles parties de votre monde intérieur pouvez-vous mettre en valeur ?

Ce qui compte pour éviter de vous comparer inutilement, c’est justement de partir de ce qui fait votre différence. Qu’est-ce que vous avez plaisir à faire ? Quelles sont vos passions ? Vos talents, vos sujets de prédilection ? A quoi aimez-vous passer votre temps ? Il y a des chances que vous connaissiez un sujet dont vous pourriez parler pendant des heures ! Bien sûr, il ne s’agit pas de changer du tout au tout et de parler sans s’arrêter de vos passions. Il s’agit plutôt de prendre conscience que vous avez une vie intérieure riche, même si vous ne l’exposez pas beaucoup ou pas du tout aux autres. La prochaine étape pour vous sera alors de vous entraîner à déterminer les sujets sur lesquels vous pouvez facilement vous exprimer. Si vous êtes passionné, vous verrez qu’il est plus facile de parler de ses centres d’intérêt car alors vous vous concentrerez sur ce que vous dites. Pas sur vos ressentis, et pas sur vos jugements internes. C’est ainsi qu’on élimine doucement mais sûrement le sentiment de se trouver inintéressant.

 

Alors, comment faire concrètement ?

 Les pratiques créatrices sont un excellent moyen pour à la fois cultiver son monde intérieur et le partager par l’intermédiaire de ses créations. Montrer aux autres un peu de soi à travers ce qu’on écrit, ce qu’on chante, ce qu’on dessine… c’est s’exposer à sa façon et retrouver l’estime qui fait défaut quand on se trouve inintéressant. Cultivez votre créativité et vous vous sentirez suffisamment riche intérieurement pour dépasser la croyance que vous n’avez rien à partager.  Cela ne demande pas de devenir doué dans un domaine artistique! Il s’agit plutôt de retrouver plaisir à agir par soi-même, réussir à accomplir de petites choses qui font remonter l’estime de soi. Pratiquer un art c’est aussi un bon moyen de trouver des points communs avec d’autres personnes, donc pouvoir créer des relations basées non pas sur l’apparence mais sur ce qui fait votre authenticité. Vous donner cette chance, c’est vous aider à exprimer davantage votre voix unique et prendre votre place à votre façon.

 

 

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