Savoir reconnaître sa propre valeur

Je ne sais pas ce que je vaux… je ne sais pas me mettre en avant… j’ai peur de me prendre pour un autre… 

Comment sortir de cette peur de ne pas être à la hauteur pour enfin se valoriser et se réaliser personnellement et professionnellement ?

Voici la vidéo et ci-dessous l’article: 

 

https://www.youtube.com/watch?v=7n3yFrPJ7i8

 

 

Je fais cette vidéo car j’ai été moi-même confrontée à ce problème : je me suis longtemps cachée. J’étais la fille qui ne se met jamais en avant parce qu’elle doute trop de sa valeur. 

Aujourd’hui j’ai envie de vous dire qu’on peut être discret et pourtant faire reconnaître son potentiel, ses talents, sans que ce soit prétentieux. 

Et pour ça, il vous faut examiner la question d’une autre façon.

 

 Sur quels critères vous évaluez-vous?

Il est tentant de se comparer aux autres et de se trouver “moins ceci ou cela”, “pas assez comme ci ou comme ça”.

Voyez comme nous avons ce réflexe de juger notre valeur en regardant ce que les autres font, pensent, disent.

Peut-être que vous avez des jugements plus ou moins conscients sur

–  votre physique

– vos qualités, vos défauts

– votre position sociale 

– vos compétences

– votre mode de vie

– votre aisance relationnelle

etc.

Observez ce qui se passe bien souvent: on se compare aux autres pour renforcer notre croyance que nous ne sommes pas encore à leur hauteur. Nous nous attachons à l’mage que les autres nous renvoient, sans voir bien des aspects de leur parcours et de leur personnalité.

 

 Se donner de la valeur sans condition

Juger de sa valeur par rapport aux autres n’a donc que peu de sens: bien sûr que nous avons une valeur intrinsèque!

Qui que nous soyons, nous sommes valables de recevoir respect, amour, reconnaissance… tout ce que nous méritons simplement parce que nous sommes importants.

Alors pourquoi n’avons-nous pas assez d’assurance en nous pour ne pas remettre sans cesse en cause notre valeur?

Nous cherchons sans cesse des preuves à l’extérieur de ce que nous valons.

Tant que nous n’avons pas construit cette sécurité intérieure, nous continuons à vouloir valider par la comparaison notre “niveau” de réussite ou d’accomplissement.

 

Changer de regard sur soi progressivement

Commencez déjà par faire de la comparaison quelque chose de constructif.

Changez de critères : au lieu de toujours regarder la même chose chez les autres, intéressez-vous à d’autres points.

Regardez ce qu’ils aiment, ce qu’ils détestent… autant d’éléments qui invitent davantage à se connaître et prendre position pour affirmer ses convictions. Est-ce que vous aussi vous aimez les mêmes choses, partagez-vous les mêmes opinions, les mêmes combats? Utilisez la comparaison pour affiner vos idées et vous donner envie de prendre modèle sur les personnes qui vous inspirent, plutôt que pour vous complexer.

Ce qui fait de vous quelqu’un d’unique est ce qui vous fait vibrer, vous donne envie de vous battre ou bien de sourire.

Basez-vous là-dessus pour renforcer le sentiment de savoir qui vous êtes vraiment plutôt que vouloir ressembler à ce que vous percevez d’autrui.

C’est à l’intérieur que l’estime de soi prend naissance.

La créativité pour se valoriser

Que ce soit par la danse, le dessin, le théâtre… chaque fois que vous créez, vous donnez au monde une partie de ce qui constitue votre essence profonde. Cela aide à renforcer le sentiment de fierté et de satisfaction. La création n’admet pas de jugement de valeur : cela n’a aucun sens… ce que vous exprimez à travers vos mouvements, votre dessin, votre voix, est le reflet de votre monde intérieur. C’est unique et donc incomparable.

Pouvoir libérer ce qui résonne en vous est une façon douce et puissante à la fois de reconnaître votre valeur. Plus vous êtes à même de lâcher prise en créant, plus votre regard sur vous est bienveillant. Nul besoin d’avoir du talent ou des compétences particulières pour commencer quelque chose qui vous emmènera vers le beau, le bien, le bon. 

Cultiver sa créativité est le meilleur terreau pour construire ou reconstruire une image de soi valorisante, sécure, indépendante du regard des autres.

 

Si vous voulez aller plus loin pour être bien en vous et avec les autres, découvrez mon accompagnement en expression vocale créatrice:

Trop de douceur?

« La douceur est une force de transformation secrète prodiguant la vie. Je crois que la puissance de métamorphose de la vie elle-même se soutient dans la douceur. » Anne Dufourmantelle

Je crois qu’on n’obtient rien par la force volontariste. J’ai moi-même passé trop de temps à vouloir être et faire comme les autres. Encore aujourd’hui, il m’est difficile de ne pas me replier dans un camouflage d’adaptation. Je croise des êtres sensibles qui s’épuisent à vouloir se libérer de carcans de toutes sortes.


Je n’ai jamais réussi à obtenir un changement durable sur moi-même en me confrontant de manière directe à ce qui me faisait peur.

Je vois beaucoup de gens qui pensent devoir travailler sur eux pour changer : un travail qui leur demande de se faire violence.


Car c’est d’une violence inouïe que de se forcer à s’approprier le fonctionnement des autres quand il ne correspond à sa propre vérité.
Se métamorphoser, c’est tous les jours et tout le temps: life is movement et nous sommes constamment façonnés et remodelés par nos pensées. Mais cela n’a absolument pas besoin de se faire en se cognant pour lutter contre ses maux.

 

Je crois profondément que se diriger avec douceur vers ce qui nous fait du bien, puis l’amplifier, est un chemin plus sûr que se confronter à ses difficultés en s’exposant de façon brutale et directe.

Ce n’est pas une démarche bisounours ou mièvre, cela demande beaucoup d’attention, d’exigence, de patience mais cela amène vers une meilleure connaissance de soi et un rapport aux autres plus apaisé.

Il n’est plus question d’être en opposition mais simplement de trouver la place où l’on est bien.

J’aide les personnes que j’accompagne à prendre conscience de ce qui se passe quand elles s’autorisent à libérer peu à peu leur voix. A partir de là, le chemin se construit plus facilement et de façon plus fluide : on sait où on va, on sait qui on est.

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La méthode caméléon : pratique mais épuisante

Non je ne suis pas moi-même quand je m’adapte en permanence comme un caméléon au fonctionnement des autres…

Tu ne peux pas t’épanouir quand tu passes ton temps à penser à ce que les autres vont penser de toi.

Ce n’est pas toi qui réponds

  • quand tu dis oui à tout
  • quand tu aides au-delà de tes capacités ou envies
  • quand tu t’effaces de peur de prendre trop de place
  • quand tu acceptes ce qui ne te plaît qu’à moitié

 C’est la part de toi-même qui se sent obligé d’être comme ci ou comme ça.

Je peux l’affirmer aujourd’hui, car après avoir vécu dans une suradaptation totale, je fais désormais parfaitement la différence entre mes choix spontanés et ceux qui sont dictés par la peur de ne pas être à la hauteur ou comme les autres attendent que je sois.

 

A force de se cacher, le corps et le moral craquent

Tu es mille personnages que tu joues très bien mais qui t’éloignent de ton être intérieur.

Et tu sais que ce n’est pas toi: ton corps te le fait sentir par une tension intérieure ou par une grande lassitude. Le corps finit par parler et nous gêner par le malaise qu’il révèle: somatisations, tensions permanentes… 

Parfois on ne s’en rend même pas compte. J’ai moi-même mis des années avant de me rendre compte que j’étais de nature anxieuse à cause de cette suradaptation. J’anticipais en permanence les pensées et les comportements des autres pour m’ajuster en conséquence.
Le moral finit par être perturbé: qui es-tu vraiment quand tu n’es plus obligé de te faire ou d’être en fonction des autres?

Tu n’avances pas dans ta vie car tu voudrais être partout, tout faire, répondre à toutes les injonctions. 

L’avantage de s’adapter est qu’on passe bien souvent pour une personne facile, agréable. Une personne sur qui on peut compter, fiable et responsable. 

Le risque est grand de s’oublier

Sais-tu qui tu es vraiment?

 Passer son temps à choisir entre se montrer sous un masque ou éviter les interactions empêche d’exister librement. On perd le sentiment de sécurité intérieure: nos repères, ce sont les autres. A l’intérieur de nous, ça change trop souvent au niveau des émotions pour qu’on puisse se stabiliser rapidement quand on est submergé par les stimuli extérieurs.

Choisir est terriblement compliqué quand on est de nature hypersensible,  car cela veut dire

  • renoncer donc s’éloigner de son idéal de perfection
  • s’affirmer donc risquer de déplaire

Retouver en douceur le chemin vers soi

As-tu envie de souffler un peu et de t’autoriser à être toi-même de temps en temps?

Il ne s’agit pas de se mettre à nu et d’exposer toutes ses pensées au monde!

L’idée est plutôt de retrouver un espace-temps où

  • tu peux te détendre pour retrouver tes élans naturels
  • tu peux en confiance montrer un peu de toi sans peur du jugement
  • tu peux lâcher prise peu à peu et t‘affirmer en douceur et à ta façon
  • tu retrouves le plaisir de t’exprimer en respectant ta nature profonde

Tu peux commencer par renouer avec les activités qui te font du bien et pour lesquelles tu éprouves un intérêt qui n’est pas influencé par le regard des autres.

Choisis ce qui te parle vraiment et sois conscient de la qualité de présence à toi que tu peux éprouver quand tu pratiques. Plus tu expérimentes pleinement ce type de moment, plus tu te rends capable de reproduire cette sensation de bien-être et de confiance dans d’autres circonstances. Tu redeviens maître de tes choix et tu as moins peur du regard des autres.

Si tu as envie d’aller plus loin, je propose des accompagnements autour de la voix, en individuel. Des séances où tu peux petit à petit reprendre ta place pour oser davantage: 

Hypersensible: je ne supporte plus rien

hypersensible je ne supporte plus rien
Rester dans sa bulle quand on est hypersensible est un réflexe naturel. Le monde extérieur apparaît comme source de tant de stress qu’il devient vital de pouvoir se replier si besoin dans un cocon. La peur des autres, le flot des émotions, la gestion des imprévus: autant de facteurs qui rendent compliqué et fatigant le contact avec l’extérieur. On éprouve le besoin de se recharger en étant seul, au calme, entouré de repères familiers et rassurants.
J’écris cela en réalisant comme je me sens bien chez moi, loin de toute agitation et de toute sollicitation.
Je me rappelle pourtant combien l’évitement des interactions sociales a longtemps été un frein dans ma vie personnelle comme professionnelle…tout ce qui suit est donc le fruit de ma propre auto-observation et conscientisation.

Je ne suis bien que quand je suis seul chez moi

En recherchant en priorité la sécurité intérieure par le contrôle des paramètres environnementaux, on s’installe doucement et sans doute sans s’en rendre compte dans une stratégie unilatérale: on limite les situations stressantes et on cherche à passer le plus de temps possible loin de toute agression visuelle, verbale, olfactive…
Qui voudrait se faire du mal en sachant à l’avance que sortir va demander beaucoup d’efforts avant (anticipation anxieuse), pendant (stress d’exposition) et après (rumination, honte…)?
Certainement que tu le sais déjà si tu me lis: la peur ne s’envole pas quand on la fuit. Au contraire, elle se renforce.
Un autre phénomène se met également en place: à force d’éviter, on devient intolérant.
Passer une heure dans un restaurant, marcher dans la rue à l’heure de sortie des classes, échanger quelques mots avec un voisin de palier… au début on se force, puis on évite un peu, beaucoup… jusqu’au jour où on devient réellement allergique à ces situations qui exigent trop d’efforts d’adaptation.
L’éviction totale fait qu’on supporte de moins en moins les contraintes.

Oser se confronter tout en se préservant

Comment trouver l’équilibre entre éviter et se forcer, pour ne pas en arriver à ne plus rien supporter?
A mon sens, l’idéal est de pouvoir prendre en compte ces différents éléments:
  • connaître parfaitement ses besoins
  • écouter sa petite voix pour ne pas dépasser ses limites
  • accepter que les autres aussi puissent souffrir d’une façon ou d’une autre dans les interactions sociales ou dans certains environnements du quotidien
  • déterminer l’effort minimum et raisonnable qu’on puisse faire pour soi-même (en vue d’évoluer, de s’autoriser à essayer), mais aussi pour les autres (pour maintenir le lien).
Concrètement ça donne quoi?
Avec un exemple, voilà ce que ça pourrait donner.
Quand tu es invité à une soirée où tu ne connais personne sauf l’organisateur, tu ressens probablement l’envie de dire non par réflexe.
Mais peut-être pointe en toi l’envie d’y aller, sauf que beaucoup de barrières se dressent: la durée de la soirée, le nombre de personnes, le fait que tu ne les connaisses pas, etc.
Refuser est plus confortable mais peut être culpabilisant vis-à-vis de celui qui t’a invité.
Qu’est-ce qui pourrait te permettre de tenter l’expérience sans que ça soit trop souffrant?
Quel est l’effort minimum que tu pourrais faire pour que l’autre comprenne que tu as envie de passer du temps avec lui, mais dans les conditions qui te permettent d’apprécier le moment plutôt que le subir?
Quelle est la durée idéale qui te permettra de prendre ta place parmi les autres sans t’effacer ni fuir, sans te confronter trop longtemps ou avec trop d’intensité à ce qui te rend vulnérable?
Je n’ai pas de solutions toutes faites, car toi seul sais ce que tu peux supporter sans que ça devienne souffrant: y aller juste pour une demi-heure, rester plus longtemps sur place mais sortir de temps en temps pour souffler, dire que tu passeras entre telle et telle heure, demander à ce qu’on te présente un ou deux invités pour ne pas rester seul…

Nuancer sa vision des choses: moi, l’Autre, nos besoins et nos difficultés

Dans chaque situation, l’idée est de ne pas voir tout en noir et blanc. Il y a moyen d’aménager pour VIVRE l’expérience sans transformer l’inconfort en souffrance.
Garder le contact plutôt qu’éviter systématiqument est par contre préférable voire indispensable pour cultiver l’élan d’aller vers l’extérieur et maintenir sa tolérance à un niveau comptable avec la vie en société.
Si je m’étais autorisée à reconnaître mes besoins, j’aurais dit plus souvent « oui, je suis d’accord pour faire ça mais à condition que », plutôt que me sentir incapable, refuser et donc rester chez moi, honteuse de ne pas pouvoir faire comme les autres. Et certaine d’entrer dans un cercle vicieux où l’exposition suivante serait encore plus redoutable et donc difficile à envisager.
Un autre aspect indispensable et indissociable est d’apprendre à se décentrer.
Si je ne supporte plus rien à force de rester dans ma bulle, je peux facilement imaginer que les autres sont plus tolérants que moi. On fait un petit pas de côté et on va voir comment ça se passe quand on essaie de se mettre à la place des autres?
  • Comment les autres réagissent-ils de leur côté?
  • Sont-ils toujours prêts à faire cet effort de sortir, d’aller dans la foule, de prendre les transports, de discuter deux minutes avec quelqu’un par pure courtoisie…?
  • Sont-ils d’humeur et d’énergie toujours égales au point de dire oui à toutes les sollicitations sans que ça leur coûte?
Je pense que la réponse est dans la question… voici quelques évidences qu’on a tendance à oublier quand on se sent mal ou qu’on se met toujours en mode survie :
  • personne n’a les mêmes besoins au même moment
  • personne n’a le même degré de sensibilité aux mêmes éléments
  • personne n’a les mêmes intérêts et envies

Réapprivoiser le monde à sa façon sans en faire un ennemi

La différence est une question de perception.
Se reconnaître soi, dans ses spécificités, et reconnaître que l’autre en face a lui aussi ses propres difficultés à surmonter.
Nourrir le lien c’est possible si chacun prend soin de lui avant même de prendre soin de la relation.
Tu peux moduler ta distance au monde et aux autres selon ton humeur du moment.
Tu peux aussi ne pas voir l’extérieur uniquement comme une source de problèmes.
La clé c’est de composer… avec soi et avec les autres, chacun s’insérant à sa façon dans le monde, à sa mesure, à son rythme.
Marion Dorval

Qui suis-je ?

Je suis Marion Dorval.

J’aide les personnes hypersensibles et atypiques à oser exprimer leur voix et prendre leur place en respectant leur nature profonde.  Après longtemps souffert d’un sentiment de décalage permanent avec les autres, je mets enfin en oeuvre ce qui me tient à coeur depuis toujours : partager qui je suis vraiment, sans porter de masque, sans me couler dans un moule, et m’exprimer en laissant de côté la peur et le perfectionnisme. 

                       Marion