S’autoriser à être heureux

En ce moment, les choses avancent bien.
Tout se met en place doucement mais sûrement.
Et il se peut même que ça aille vite, facilement.
Il se pourrait que ça aile bien, trop bien même.
Car s’il n’y aucune ombre au tableau, c’est certainement que quelque chose de terrible se prépare, n’est-ce pas?
C’est trop beau pour être vrai.
On ne le mérite pas.
Alors on trouve rapidement quelque chose qui ne va pas.
Il y a toujours un truc qui cloche!

Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve

Une zone d’insatisfaction, une pointe de frustration dans un domaine de notre vie.
Quel est ce réflexe étrange de vouloir aller mal?
On ne croit pas que ça soit possible de réussir les choses facilement, rapidement, sans douleur.
Alors si cela arrive, on se croit obligé de « payer » tôt ou tard le prix du bonheur et de la réussite.
C’est comme un sort qui nous poursuit: nous ne sommes pas de ceux qui peuvent tout obtenir dans la vie.
On confirme cette croyance en pensant que notre bonheur va prochainement être teinté de négatif. 
C’est normal, puisqu’on ne mérite pas d’être comblé.

Vivre sous la menace du malheur

Voyez ce qui se met en place à travers cette croyance:
  • l’illusion d’un monde divisé entre ceux qui auraient droit à un bonheur total, et les autres
  • une vision distordue du temps qui fait que l’on se projette toujours dans un futur inquiétant
  • le refus de prendre des risques pour aller chercher son bonheur
Plus on a peur, moins on agit. 
Moins on se donne de chance de trouver le bonheur.
Plus on se conforte dans l’idée que le bonheur se mérite et qu’il ne peut pas durer.
Faire dépendre son bonheur de soi-même
Il est hélas tentant d’évaluer son bonheur en fonction de ce que les autres possèdent eux-mêmes, vivent, et même ce qu’ils pensent de nous.
N’accordons pas aux autres le droit de juger notre bonheur ou de nous le dicter.
Restons libres, sans attachement, à la survenue de ces moments précieux qui nous font nous sentir vivants. 
Ils rendent à nos prétendues défaites un goût moins amer. 
Ils nous font relativiser nos supposées faiblesses. 
Ils nous aident à aimer plus et mieux ce qui est en nous, et tout ce et ceux qui sont autour.

Inverser la tendance : je mérite le bonheur

Au fond c’est assez simple:
  • revenir à l’instant présent plutôt que sans cesse s’inquiéter de la suite
  • intégrer l’idée que rien n’est définitif et que c’est cela qui peut nous rendre libre d’évoluer
  • cultiver l’idée du bonheur comme une présence joyeuse à l’instant plutôt que comme une vision en « tout ou rien » qui nous empêche de profiter de tous les moments précieux et bénéfiques pour nous.
Prendre des risques c’est savoir qu’on peut souffrir.
Mais c’est aussi augmenter sa confiance en soi car qui s’expose peut consolider sa capacité à rebondir, à faire face.
C’est ainsi qu’on renforce le sentiment de sécurité intérieure.
La spontanéité est une porte qui mène au bonheur, à la joie. Quand on s’autorise à agir et s’exprimer spontanément, on développe une relation au monde et aux autres faite de plus de légèreté. ça n’empêche pas du tout de rester quelqu’un de posé, de réfléchi. Etre spontané est la capacité à oser s’ouvrir aux autres en prenant le risque d’être soi. Et donc le risque de se faire apprécier aussi, en se montrant sous son vrai jour. On augmente les chances que les personnes se sentant proches de notre façon d’être, viennent vers nous…
Ma façon de cultiver le bonheur passe par la création.
C’est le moyen idéal pour s’autoriser à prendre des risques sans s’exposer trop directement au regard des autres, tout en respectant sa nature profonde. Pas besoin de talent spécial pour commencer à exprimer par la créativité ce qui est vivant au fond de nous.
Ainsi, on peut nourrir notre besoin d’accomplissement, se sentir fier.
Créer à partir de sa voix est un chemin que j’ai choisi pour moi et que je transmets activement car je constate à quel point oser se révéler est la condition pour savoir qui on est et s’affirmer positivement.
Donner à voir de soi sans avoir à tout raconter, profiter des bienfaits apaisants du chant, retrouver le plaisir d’être dans l’instant, pleinement présent à soi, sans peur du regard des autres.
Voilà ma mission pour vous aider à libérer votre voix(e), nourrir votre vie de bonheurs simples et profonds.
Si vous ressentez le besoin de vivre cela, je vous invite à découvrir mes accompagnements individuels ici.

Voie de reconversion: d’enseignant à gérant d’escape game

reconversion enseignant

Nouvelle interwiew avec le parcours de Frédérick Chesneau, ex-professeur d’anglais reconverti dans le domaine… du jeu ! L’écrit ne peut pas tout retranscrire mais je peux vous assurer qu’en discutant avec Frédérick, on ne peut que constater qu’il adore son nouveau métier et qu’il a pleinement réussi sa reconversion : ses peurs du début sont désormais derrière lui, et le bilan est plus que positif pour lui et son associé. Beaucoup d’entre vous se demandent s’il est encore possible de quitter son métier d’enseignant et de réussir à concilier travail et plaisir, tout en obtenant reconnaissance et satisfaction. En voici la preuve ! NB : interview réalisée en 2017

 

  • Quel est ton métier actuel et comment l’as-tu appris ?

Je suis patron dirigieant d’une entreprise de divertissement, plus précisément d’activité indoor, l’escape game : le principe du jeu est que des personnes enfermées dans une pièce ont 60 minutes pour en sortir en résolvant des énigmes scénariséses. Le jeu se déroule dans un décor créé spécialement, ce qui donne l’impression d’être dans une ambiance de film.

L’escape game est une activité tellement récente qu’il n’existe pas de formation spécifique. J’ai suivi un master en Sciences du jeu à Paris XIII. Le domaine du jeu m’a toujours fasciné. En parallèle de l’enseignement, j’avais travaillé comme bénévole dans une association de jeux. J’ai aussi travaillé pour Hasbro en tant qu’animateur de jeux sur des stands. J’ai découvert cette formation – juste à côté de chez moi- au moment de penser à la reconversion.

 

  • Pourquoi as-tu choisi de te reconvertir ?

Je n’ai jamais vraiment voulu être enseigannt. Ce métier que j’ai exercé durant 17 ans était sécurisant mais dès le début, je ne me suis pas senti à ma place. J’ai fait des efforts et j’ai eu quelques satisfactions et appris des choses qui me servent encore aujourd’hui, mais sans plus. Ce travail était alimentaire.

J’ai effectué un chagnement d’établissement en espérant que ça relance la machine, et ça a été tout le contraire. Le corps a dit stop et j’ai fait un burn out. J’ai été contraint de m’arrêter et de m’interroger:

« Est-ce que je peux continuer à faire ça en me faisant mal ?

Est ce que j’ai envie de passer le reste de ma vie sans entrain alors que j’ai déjà la quarantaine ? De quoi j’ai envie au final ? »

On n’est pas habitudé à se demander « qu’est-ce qui me transporte ? »

 

  • Peux-tu nous retracer brièvement ton parcours depuis que tu as lancé ton projet de reconversion ?

2015 : master 2 Sciences du jeu – que j’ai suivi pendant mon arrêt. Il ne faut pas avoir de scrupules et faire ce qu’on estime être pour bon pour soi. Stage autour du thème de le reconversion professionnelle organisé par la celllule mobilité carrière. : rien de très neuf mais de quoi conforter la décision du départ…

2015-2016 : en disponinilité, coordinateur dans une ludothèque- ça ne me convenait pas car l’environnement n’était pas favorable.

Mars 2016 : démission de la luduothèque et retour forcé à l’EN durant quelques mois (réintégration après disponbilité).

Un ami me sollicite pour aller voir un escape game et rapidement, nous décidons de faire le saut et de nous lancer dans cette aventure grâce à une franchise !

Mars à juin 2016 : toujours en poste, mais le projet de création en parallèle aide à supporter le travail.

Stages à la CCI pour se former comme autoentrepreneur (formation payante mais les bases en comptabilité et juridiques sont très intéressantes et utiles)

Juillet 2016 : démission.

 

Quel regard ton entourage et tes collègues ont-ils porté sur ta reconversion ?
J’ai reçu beaucoup de soutien et de compréhension de la part de mon entourage. Mes collègues étaient au courant de mon souhait de départ. A partir du moment où on sait ce qu’on veut faire, le regard des autres a moins d’emprise.

 

  • As-tu rencontré des difficultés lors de ta reconversion et si oui lesquelles ?
  • La demande d’IDV : seulement 25% du montant dû a été réellement perçu ! Il faut être prêt à relancer l’administration car tout est fait pour nous décourager.
  • La demande de démission : compliquée, car elle devait être acceptée au bon moment pour faire coïncider la création d’entreprise et obtenir le versement de l’IDV. J’ai dû faire un recours au tribunal administratif car le délai de 4 mois au bout desquels la réponse pour la démission devait être donnée, avait été dépassé.
  • Si tu devais repasser par ce processus de reconversion, qu’aurais-tu aimé avoir comme aide ou informations ?

Au final tout s’est bien déroulé ! A partir du moment où on a dédicé de s’y mettre , les choses se sont bien passsées, on a fait des rencontres qui nous ont permis d’avancer, des opportunités se sont présentées… Nous avons démarré en franchise, ce qui était sécurisant pour nous. La peur qu’on a au début dépasse de loin la réalité !

 

  • Quels points communs vois-tu entre ton métier actuel et ton ancien métier d’enseignant ?

L’escape game me demande la préparation d’un scénario d’une heure, on doit amener les gens là où on veut. L’objectif est que les gens s’amusent, pas qu’ils perdent pied. Il faut donc concevoir des choses réalisables et faire preuve de pédagogie. Il faut également arriver à comprendre les peurs et les réticences des gens.

En tant que prof d’anglais j’apprécie de pouvoir m’occuper des clients anglophones.

Je suis amené à gérer pas mal d’imprévus : les gens ne sont jamais les mêmes, donc il me faut m’adapter à la clientèle.

  • Peux-tu nous décrire ta journée de travail ?

Je travaille tous les week ends. Je suis en repos le lundi.

Le matin je m’occupe de la gestion des réservations et du côté administratif à la maison, cela me laisse du temps pour les enfants.

13H30 : je suis à l’esacpe game, qui fonctionne à ce moment sur réservations, jusqu’à 21H30 environ.

Samedi matin : 9H-minuit

Dimanche : 9H-18H

Les vacances d’été ne me manquent vraiment pas : je m’amuse !

Parfois il y a des coups de rush où physiquement c’est dur… le corps tire la sonnette d’alarme et alors on lève le pied.

Je n’ai pas pris de vacances depuis 2 ans mais cela ne va sans doute pas tarder puisqu’on a maintenant des employés.

 

  • Qu’est-ce que tu adores dans ton travail actuel et qui n’existaient pas dans ta vie d’enseignant ?

Je ne vais jamais au boulot à reculons !

J’ai de la satisfaction à faire ce travail. Dans l’EN, les élèves n’étaient pas forcément volontaires, là les gens choisissent de venir et me disent merci, alors que j’ai juste fait mon boulot!

Avant en tant qu’enseignant j’avais très peu de retour de la hiérachie, parfois un peu des élèves… Là je suis content, j’ai des retours immédiats et positifs !

 

  • A ceux qui hésitent à se reconvertir, à se lancer à leur compte comme toi, que conseillerais-tu ?

Je conseille aux futurs entrepreneurs de faire un stage avec la CCI pour voir concrètement les différents aspects de la gestion d’entreprise.

Ne pas hésiter à bien s’entourer !

Aller voir des gens qui font l’activité qui nous tente.

On apprend très vite sur le tas, ne pas s’inquiéter pour ça.

Beaucoup de la retenue qu’on éprouve est basée sur la peur, or c’est normal d’avoir peur mais la réalité est bien moins effrayante que l’idée qu’on s’en fait !

 

Pour aller plus loin sur le thème de la reconversion: 

Je ne vais jamais au bout des choses

Je ne vais jamais au bout des choses

“Je décide de faire un peu de rangement. Et puis je retrouve

  • des photos non classées empilées depuis déjà plusieurs mois
  • un carnet de l’an dernier avec des notes qui semblent posées là sans avoir de suite
  • des fichiers dans l’ordi qui portent tous le même nom « projet »
  • une feuille de routine bien-être que j’ai arrêtée de suivre au bout de quelques jours

Tout ce que je commence, je ne le finis pas.

J’ai plein d’idées, je suis enthousiaste quand je commence, mais ça ne va jamais plus loin.”

 

Peut-être que c’est un comportement récurrent chez vous…

Ne pas réussir à terminer, c’est s’exposer à vivre de la frustration.

On est déçu par soi-même.

On ressent un sentiment d’échec, d’incapacité.

L’inachevé a un goût amer: « tout ça pour ça », « je suis nul, j’arrive à rien »…

 

Qu’est-ce qui m’empêche de terminer?

Bien souvent, l’élan du début retombe vite.

C’est là qu’on peut se rendre compte des mécanismes cachés derrière ce fonctionnement problématique.

Si je suis emballé par mon idée, je perds vite conscience des contraintes liées à sa réalisation.

Peut-être que j’ai le temps de commencer aujourd’hui, d’y passer du temps. Mais je n’ai pas planifié la suite, et surtout je n’ai même pas pensé qu’il allait me falloir bien plus de temps que ce que j’imagine pour finir. Je ne suis pas toujours réaliste sur la durée nécessaire. 

Et si j’avais tout le temps de finir? 

Alors, je serais en mesure de pouvoir partager ou montrer mon travail.

Comment est-ce que je me sens avec cette idée? 

Peut-être que j’ai peur du regard des autres sur ce que j’ai fait.

Peut-être que je ne supporte pas l’idée d’être déçu par le résultat.

Ce ne sera jamais assez bien, jamais aussi parfait que dans mon esprit.

Je ne supporterai pas le décalage entre mon idée et sa réalisation matérielle.

Peut-être que je me sentirais vide, parce que je n’aurais plus rien d’autre à faire. 

Dans ce cas, avoir toujours toutes choses non terminées autour de moi  fait écho à ma peur du vide, du silence… écho à toutes ces choses en moi dont je ne veux me défaire: des situations non réglées, des événements non digérés… que je garde là sans rien en faire.

 

Terminer, c’est s’affirmer et oser vivre sa vie

 Le rapport au temps révèle bien à quel point on désire inscrire sa marque durant son passage sur Terre.

Quand je ne termine pas, je n’ose pas prendre le risque de l’imperfection.

Je refuse de me confronter à la déception, à l’échec, aux sentiments en demi-teinte.

Je suis dans le tout ou rien: je voudrais parachever mon projet rapidement et parfaitement, ou alors rien du tout.

Prendre le temps de se confronter à la difficulté, persévérer dans l’effort, c’est reconnaître qu’on ne peut s’engager qu’en révélant ses failles. Mais aussi risquer de réussir, de briller, d’être reconnu.

C’est avancer et s’autoriser à voir plus grand, une fois qu’on sera allé au bout de son idée. La satisfaction du travail fini, quel qu’il soit, entretient évidemment l’estime de soi. Si je m’en prive, je me conforte dans l’idée que je ne vaux rien ou presque.

Comment terminer sans me mettre la pression?

J’ai constaté que le plus dur est de cultiver l’élan du début sans l’enfermer mais sans le laisser s’éteindre non plus.

Pour cela, il faut à mon avis deux grands ingrédients.

 

Une motivation profonde pour donner du sens

 

  • Est-ce que l’action dans laquelle je me lance a vraiment du sens pour moi? Ou est-ce que je la fais pour correspondre à une mode, pour tester une activité, pour faire semblant? Si je laisse tomber au final en ayant conscience que je ne tenais pas tant que ça à aller au bout, alors j’aurai moins de frustration.

 

  • Souvent, la motivation est plus facile à entretenir quand il y a un challenge ou une stimulation qui nous plaît. Un peu de pression pour ne pas laisser tomber à la moindre occasion, ça peut aider. A chacun de doser pour savoir ce qui peut le faire tenir sur la durée.

 

Un cadre stimulant pour passer à l’action

 

  • S’inscrire dans un cadre, c’est poser des contraintes qui sont là pour faire progresser le projet et aussi pour canaliser les émotions ressenties tout au long de sa réalisation.
  • On peut déjà commencer par faire un constat réaliste du temps dont on dispose: est-ce qu’il faut vraiment que je termine ça en 3 jours? Est-ce que j’ai vraiment du temps devant moi, pour m’y mettre un peu chaque jour et finir dans le temps voulu?
  • Mettre la barre un peu moins haut ce n’est pas céder à la facilité: c’est tenir compte de la réalité et calmer son perfectionnisme.
  • Structurer est indispensable si on a tendance à s’éparpiller : on a souvent peur que ça tue la créativité ou que ça rende les choses moins agréables, mais au contraire ça allège le mental et on peut ainsi se concentrer sur l’essentiel.
  • Mettre en place une routine est une bonne solution pour ne pas perdre de vue son idée et pour la faire progresser tranquillement: on choisit une durée et un jour auquel on se consacre à avancer.

Le cadre, ce sont aussi les personnes qui peuvent aider à réaliser l’idée. 

Peut-être que s’entourer de gens qui s’y connaissent, demander de l’aide, permettra d’alléger la tâche. 

Peut-être que les autres peuvent aussi servir de témoins: on peut s’engager devant eux à terminer son idée à telle date. S’engager devant une personne de confiance peut bien fonctionner si on tolère un peu de pression. 

Et à plusieurs? Si on s’inscrit dans un groupe où chacun veut réaliser le même type de projet, la motivation peut augmenter. L’entraide et la stimulation bienveillantes sont des ingrédients précieux pour aller au bout et ne pas procrastiner.

Si vous voulez aller plus loin pour être bien en vous et avec les autres, découvrez mon accompagnement en expression vocale créatrice:

Changer de voie, choisir sa voix?

 

C’est ça la quarantaine?
Je réalise que je ne me suis pas choisi un chemin facile. Peut-être que toi non plus, peut-être que tu penses que tu ne l’as pas vraiment choisi… pour toutes sortes de raisons.

 

J’ai commencé par faire beaucoup de non-choix: m’adapter, me suradapter pour essayer de comprendre comment fonctionnait le monde, les relations entre les gens. Ce qui s’apparente à de la survie m’a pourtant permis de fréquenter plusieurs milieux et de mener plusieurs vies.

 

J’aurais pu rester ingénieur agroalimentaire mais pour une végétarienne élevée au bio, ça s’annonçait mal
J’aurais pu rester professeur des écoles ou prof de FLE mais pour quelqu’un qui cherche à ne plus donner d’ordres ni en recevoir, un burn out m’aura suffi pour sortir de cette cage dorée

 

Et puis à force de ne pas rentrer dans les cases des autres, j’ai choisi de me créer ma place. Un endroit à ma mesure, qui ne me demande pas de faire comme il faut.

 

Mais là encore, la vie m’a demandé de choisir…
J’aurais pu faire prof de chant, c’est si facile de retomber dans les travers professionnels pédagogiques de type transmissif sans rien apprendre véritablement sur soi et l’autre, c’est tellement stérile de copier-coller des méthodes.
J’aurais pu me servir des étiquettes qu’on m’a collées pour faire du coaching pour phobiques sociaux ou pour adultes surdoués, mais ce qui m’anime c’est surtout de pouvoir libérer les autres de leurs carcans.
J’aurais pu accepter de rentrer dans le petit monde merveilleux du développement personnel.

 

Bref, j’ai finalement compris qu’on n’a pas fini d’essayer de me mettre en boîte! Et comme j’ai des racines-arêtes de sardine bien têtue, j’échappe aux filets et je continue à frayer mon chemin parmi les courants contraires. Comme beaucoup d’autodidactes.

 

La seule chose qui m’intéresse c’est bien de pouvoir créer, que ce soit des poèmes, des marionnettes, des musiques, des chansons, des danses… Et la seule chose que je suis capable de faire, c’est d’aider les autres à dépasser leurs peurs et leurs blocages pour retrouver ces espace-temps où non, plus personne ne te demande d’être, de faire ou de penser comme ci ou comme ça. Et où le fait de créer quelque chose d’unique est précisément ce qui permet d’être dans l’instant et dans la reliance véritable.

 

Ce chemin exigeant et difficile est le seul qui vaille la peine pour moi, le seul qui m’éviter de me fourvoyer dans les milieux trop tièdes et consensuels, là où j’ai été longtemps en manque de reconnaissance. Ca me demande de continuer à affirmer ma posture avec bienveillance, détachement, en faisant confiance à la vie.
Alors je plonge avec délices dans les mots et les sons qui guérissent, et si ça peut aider d’autres que moi, tant mieux.
Aujourd’hui j’ai surtout compris que je ne veux plus choisir entre tout ce qu’on me propose de déjà défini. Je choisis de rester indéfinissable, c’est ma forme de liberté.
Je veux un regard large (défi pour une grande myope) et permettre à chacun, y compris à moi-même, de se voir dans toute sa globalité.
Au fond, je ne fais que revenir à ce que je souhaitais ardemment quand j’avais douze ans: vivre selon mes principes. Avec mes capacités d’adulte, j’essaie donc de vivre l’harmonie, la beauté, la liberté. Et ça me demande de travailler avec tous les éléments, c’est ça qui me plaît au fond: m’alléger comme l’air, creuser sans cesse dans la terre, garder le feu allumé pour rester éveillée, et surtout me mouvoir dans l’eau en symbiose totale avec les dimensions qui me composent et composent les autres.

Voilà, c’était un texte en je(u), spontané donc sans longueur maîtrisée, sans doute le plus personnel que j’aie jamais posté sur ce réseau tellement vivant et anonyme à la fois.