Faites vivre votre passion, elle vous réchauffera quand le monde deviendra froid. Citation amérindienne

 

Dear One,

tu ouvres ma lettre mensuelle pour la première fois, ou pour une énième fois.

Peut-être que ce sera la dernière aussi, d’ici les quelques lignes que tu auras lues en diagonale.
C’est probable si le contenu ne t’apporte pas ce que tu attendais.

Notre monde actuel est réglé sur un principe de consommation d’objets, d’êtres, de concepts et ma lettre n’y fait pas exception.
Depuis que j’accepte ce fait, les choses sont quand même bien plus légères et si je ne rentre plus dans l’offre de trucs et astuces comme on me l’a enseigné il y a deux ans,  au moins je livre ce que je suis et je sais que quelque part, c’est plus nourrissant que de délivrer des solutions toutes faites. Ces solutions qui alimentent la croyance que quelque part, on a un problème si on ne se sent pas bien en permanence. Moi mon truc , c’est de me poser des questions, pas de trouver des réponses définitives : c’est ça qui me tient en vie, me fait avancer, oser, douter, m’émerveiller, découvrir en permanence, me projeter dans l’expérience.

J’ai failli changer tout le contenu prévu aujourd’hui pour être plus en accord avec mes ressentis du moment liés à ce chaos mondial. Je me suis déjà exprimée là-dessus dans un message plein d’espoir, pour rester vivants au coeur de l’incertitude.

Et pour le reste, il me semble que le thème de la lettre fait écho aux défis que nous devons relever aujourd’hui : celui d’être bien vivants, proches de nous-mêmes pour nous rapprocher de nouveau un jour des autres, sans fard, sans faux-semblants, sans plus se raconter d’histoires qui laissent certains sur le côté et qui nous maintiennent dans l’illusion de récits collectifs stériles parce que superficiels – et paradoxalement super forts pour maintenir nos carapaces, au fond c’est logique de se protéger en se racontant des histoires qui arrangent tout le monde.

Donc, pour ce mois de novembre  : faire ce que les autres attendent de moi vs être là où on ne m’attend pas…

Dès que je sens que les autres attendent, dès que je me sens attendue, je me fige.
Ce ne sont plus des élans spontanés, pas la peine d’espérer le petit grain de folie.
Je rentre dans les injonctions intérieures. Ce serait bien de. Il faut. Peut-être que.
(…)

Cet article est un extrait de ma lettre « Les mots doux et puissants » de novembre 2020. 

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