Mémovoix Manifeste 

15.07.2021

La révolution, si elle doit avoir lieu, se fera dans et par les corps.

 

Corps fatigués, meurtris, cachés, reniés, jusqu’au fond de chaque cellule les mémoires engrammées de la mémoire de mille lignées.

Corps transformés, mixés, esseulés, beautés non révélées, traces qui parlent et tendent leurs sutures pour se lier à d’autres histoires.

Corps transcendés, transfigurés, jouissants.

Corps aux mille voix d’émotions plus semblables qu’il n’y paraît.

Une révolution par contagion émotionnelle via le véhicule du corps.

Redécouvrir cette pure sensation: être.

Etre et ressentir parmi tous les êtres vivants.

 

Reconnaître la souffrance et la beauté pour s’inspirer la force et la joie d’être incarnés dans cette matière, ce corps-vaisseau.

Dans la chair se tissent des histoires mille fois croisées d’une époque à l’autre, d’un continent à l’autre.

Ces ressentis qu’on croyait être les seuls à éprouver au tréfonds de soi, au plus profond de nos tripes.

Les corps parlent. Ils peuvent aussi s’écouter les uns les autres si nous mettons le coeur à l’oeuvre pour cela.

Commencer à écouter son propre  corps, c’est entendre le monde entier murmurer ce qu’il vit dans sa chair.

C’est entamer ce travail qui relie enfin corps et esprit, individuel et collectif, et tous les principes antagonistes.

C’est renoncer aux séparations stériles et dépasser la dualité pour transcender nos existences, dans notre plus simple appareil…

Pour cela, le verbe doit se faire chair, encore une fois.

Parler, évoquer les vécus du corps. Faire vivre au corps l’expérience de se relier à la joie profonde d’exister, de s’exprimer pleinement.

Avec le verbe des mots ou avec le verbe du pur son, car la voix exulte quand elle est en accord avec le corps-vaisseau qui l’abrite.

Parce que la vie d’un corps, c’est aussi la trajectoire d’une âme, une parcelle d‘humanité, de vivant, reliant absolument tout.

Les échos des corps sont une voie, un chemin pour enfin réaliser qu’il y a une unité à toucher quelque part, bien au-delà des divisions de toutes sortes.

Je me pose souvent la question: faut-il donc avoir été touché dans sa propre chair pour compatir à la douleur de l’autre, aux envies de l’autre corps, aux besoins de l’autre corps, quand ils nous semblent si éloignés de notre propre vécu? (parce que sinon c’est si facile de dire « oui tu as raison de choisir ceci.cela pour ton corps, oui moi aussi je me sens comme toi »)

Si j’écoutais mieux ce que mon propre corps réclame, est-ce que je ne serais pas en mesure de moins juger ce que l’autre veut.peut ou ne veut.peut pas faire du sien?

Self care is collective care.

Je me sens solidaire des corps qui restent solidaires des autres, avec mesure et respect.

J’oeuvre avec ma transmission, depuis l’émetteur de mon coeur et le réceptacle de mon ventre à faire en sorte que corps et coeurs se réveillent, se révèlent et se relient.

Un corps vivant est un coeur qui vibre.

Un coeur qui vibre rend un monde vivant.

Une voix qui s’élève depuis un corps-coeur vibrant, élève à son tour le monde vers un horizon de justesse et d’accueil inconditionnel de Soi et donc de l’Autre, de la Vie.

 

marion dorval

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