Je suis là, bloqué.  

Dans ce moment qui se répète si souvent, je cherche encore comment être spontané.  

C’est ça qu’il me faudrait là, tout de suite: agir sans réfléchir. 

Ne pas écouter ces petites voix qui me disent :  

“c’est pas vraiment le bon moment, attends d’être prêt.”  

“Calme-toi, on va prendre les choses une par une avant de se lancer.” 

“Et si jamais tu te plantes?”  

“Tu veux agir, très bien, mais réfléchis aux conséquences de ton geste: tu risques de le regretter si jamais…”  

” Mais tu vas faire un truc au rabais là, prends au moins le temps de bien faire les choses.” 

 

Toutes ces phrases qui mentent, parce qu’elles veulent en vérité signifier qu’une dictature règne dans le mental, dans le coeur et jusque dans le corps. 

Toutes ces phrases qui sous-entendent plutôt:  

“Tu as peur de ne pas être parfait.”  

“Et tu as raison, tu ne seras jamais à la hauteur de X que tu admires tant.”  

“Tes proches vont avoir honte de toi.” 

” Tu vas avoir l’air ridicule. On va se demander ce qui t’a pris.” 

” Les autres vont trouver ça bizarre. Et ça va empirer ton cas.”  

“Tu ne seras jamais aussi bien, ni assez bien, pour que ça en vaille la peine.” 

Au contraire, ça en vaut tellement la peine. 

 

 

Etre spontané, le risque ultime?

 

Une vie, des milliers de tentatives. Des millions de possibilités de résultats, d’effets.  

Pour un essai, toujours une seconde chance au moins.  

Alors laisser la spontanéité entrer, ça n’est pas se l’imposer.  

ça ne marche pas comme ça.  

C’est plutôt s’autoriser à penser que parfois, les choses peuvent se faire 

– à la va-vite 

– par surprise 

– sans penser à tout tout tout en amont

 

Pour qui a peur de prendre des risques, penser – ne serait-ce que penser – ainsi est déjà un grand pas.

C’est faire sauter le bouchon de la pression. 

Car être spontané c’est aussi:  

– se donner plusieurs chances pour atteindre son but, si but il y a 

 – dans l’idéal, ne pas se fixer de but… le fameux lâcher prise sur POURQUOI je fais ça, COMMENT je fais ça 

– s’écouter plutôt qu’agir en fonction de ce qu’on croit que les autres pensent, disent, font 

– se donner le droit d’être imparfait  

 

En résumé, c’est s’autoriser à vivre plus légèrement. Etre dans le présent et écouter ses envies. 

Bien sûr, comme pour toute chose nouvelle, cela demande une certaine pratique. 

Régulière, douce.  

Comment font les autres? 

Ils regrettent parfois de ne pas être plus spontanés. Mais pas au point d’être bloqués et figés pour oser dans les situations importantes pour eux. Pas au point de se flageller ou de vouloir tout contrôler toujours.  

Ils se trouvent parfois trop spontanés et pensent qu’ils feraient mieux de se taire, de réfléchir avant d’agir. 

Bref, ils sont à d’autres endroits, mais peuvent vivre et ressentir la même chose à des degrés différents.

 

 

Apprendre à être spontané?

 

Je dirais plutôt développer une écoute de soi qui laisse la place pour que la spontanéité émerge peu à peu.  

Il est facile de croire qu’on ne peut pas être spontané: à un moment donné, si on a bien verrouillé à double tour notre monde intérieur, on peut penser qu’on ne ressent jamais d’élan spontané.  Qu’on en est tout bonnement incapable.

On n’a simplement pas permis aux élans de se déployer.  

Une première étape: ne plus camoufler ses élans, oser se les avouer à soi-même d’abord. Reconnaître ce qu’on envie de faire, de dire, d’exprimer.  

Une chance qu’ont les personnes hypersensibles, atypiques, introverties, c’est de posséder un sens aigu de l’observation. 

C’est là qu’on peut en profiter pour noter ses réactions, ses attitudes, ses pensées en situation de non-contrôle. 

Observer ce que les autres font en pareille situation: s’inspirer des autres aussi, pour entrevoir de nouvelles façons d’agir et de pensée. Des façons qui peuvent peu à peu devenir les nôtres si elles nous parlent. 

Apprendre à se faire confiance sur sa capacité à rebondir en cas d’imprévu. Et ça, c’est précisément ce que je transmets à travers mes séances individuelles.

Je vous entraîne tranquillement à prendre de l’assurance face à l’inconnu, à oser vous lancer sans savoir ce que ça va donner. 

S’approprier le monde pour en retirer ce qui nous plaît et l’intégrer dans nos attitudes, nos actions  

Et inspirer à notre tour les autres en donnant à voir des parcelles plus spontanées de nous.