DAMN THAT WAS SOOOOOOO GOOD! 😍✨🎉
Mon premier concert post-confinement. Des années que je cours après Anne Paceo pour la voir en concert. Je ne pouvais pas rêver mieux pour retrouver tout ce qui m’avait manqué depuis vous savez quoi, je ne me suis pas emballée tout de suite car je craignais l’annulation de dernière minute. Trois heures avant le début du concert, l’excitation était bien là.
Quelle expérience.
Nous, masqués, assis sagement, espacés. Chacun sa sueur, chacun ses souffles, chacun ses regards remplis de lueurs. Il ne reste plus que ça de nos visages pour les musiciens qui nous font face. Ils n’ont pas reculé, ils n’ont pas eu peur. Ils sont bien plus forts que ça! qu’est-ce que vous croyez?
Je comprends soudain à quel point ce moment reflète ce que peut la musique: guérir l’âme et le corps en recréant l’unité originelle.
Nous, immobiles, transfusés de vibrations, d’énergies symbiotiques, de chaleur, en quête de feelings raréfiés.
Eux, les shamanes, debout pieds poings yeux voix mains volètent, s’agitant savamment pour créer cet égrégore et nous l’offrir sans aucune retenue.
Si la transe-fusion agit si bien, c’est que Les Six n’ont pas peur du contact: ils savent qu’ensemble ils peuvent nous rejoindre bien au-delà des barrières et que leurs sons nous atteignent comme si nous étions collés serrés. Comme avant, et comme j’en rêve souvent: plus de séparation public-scène, plus de distinction créateurs-spectateurs.
Une célébration en offrande.
L’ironie de la chose: on ne peut qu’être touchés, y’a décidément pas d’autre mot.
Quand on est impuissant à agir, à s’exprimer, être au contact d’êtres qui peuvent le faire librement devant nous nous met face à deux réactions : le détournement de regard, parce que ça fait trop mal et c’est trop frustrant.
Ou bien la contamination joyeuse.
ça n’est possible que si le partage est là, librement consenti et total. Il ne faut pas longtemps pour qu’un coeur veuille être invité au partage. Avec la musique c’est fulgurant parfois.
Hier soir ce phénomène s’est produit dès les premières minutes avec les notes de leurs fous rires. Cette euphorie contagieuse s’est muée chez moi en larmes de petite madeleine fondante de recevoir ce cadeau de légèreté et d’insouciance.
Nous, assis, recevant tout en plein coeur. Eux se rapprochant sans cesse de nous avec leurs ombres luminescentes (haha fallait que je le case). J’ai senti la sérotonine se répandre en moi en goutte à goutte continu et crescendo. Fou comme le corps réagit par mimétisme, ça souriait beaucoup en face de nous, impossible de faire autrement que de faire pareil (oui sous les masques, vous ne pouviez pas voir mais les bouches bougeaient!). Le plaisir.
J’aime la musique d’Anne Paceo parce qu’elle est générosité, chaleur, partage, horizons, infinis, syncrétisme, métissage, combats pluriels et joie. Elle nous rendrait peut-être bien apprentis-sages.
Elle voulait qu’on soit ensemble et je crois qu’elle est chef 5 étoiles pour créer ça et nous le faire déguster sans bouder son plaisir, en nous offrant les plus beaux morceaux.
J’aime encore plus le fait que ce soir je n’ai pas vu Anne Paceo: j’ai vu la musique se faire sous mes yeux et les six étaient transfigurés. Freedom, beauty and love. What else?
Ce soir on n’a pas pu danser, crier, sourire pour leur rendre la pareille.
On a fait tout le reste et ça s’est transmis de nous à eux, je crois.
La vie est énergie, l’amour est énergie, la musique est énergie et ça a bien circulé dans tous les recoins de nos petits corps recroquevillés.
Un méga merci à Ann Shirley de nous avoir invités à chanter avec elle. C’est toujours un geste d’amour que d’inviter quelqu’un à chanter avec soi.
Ce fut la dernière phase du processus chamanique, celle qui te fait prendre conscience que tu es de nouveau réveillé, bien vivant, vibrant. Le fluide énergétique est bien entré en toi, il se diffuse tranquillement. J’ai comme croyance que lorsqu’on chante avec quelqu’un, dans le mélange de nos voix se créent des liens qui perdurent dans un espace-temps encore inconnu de nous.
Voilà, que dire? C’est beaucoup de mots pour tenter de décrire l’indicible qui se vit dans le corps et le coeur… l’énergie était pure, simple, sublime. Oui, décidément une grande chance de vivre des moments pareils, d’un côté comme de l’autre. On le mesure plus que jamais avec la situation actuelle.
Je crois qu’il y a là de la justesse d’échange, entre eux d’abord, entre eux et nous aussi : une horizontalité que savent manier amoureusement ces musiciens, juste laisser passer la vie totalement en eux et l’offrir.
The sound was really great, your were all great (damn your voices thrilled me!), vous étiez incroyablement beaux, galvanisés et généreux dans ce cercle ouvert, sans fin, et j’ai pris ma dose avec cet égrégore pour tenir encore quelque temps sans concert, si jamais.
Merci. Encore, encore!!!
marion dorval

Touchant. Vibrant. Inspirant.

Les mots doux et puissants: l’inspiration pour trouver en soi l’écho intime qui fait avancer et oser.

Merci Marion d’être toi. Ceci m’inspire et j’espère qu’à mon tour, je serai moi de plus en plus…

Merci pour ce que tu es. Te lire est toujours source de joie et structurant pour moi qui doute et m’aime peu.

Tes paroles font tellement écho chez moi… ta sensibilité et tes mots pour l’exprimer me touchent profondément.