Oh, la peur de déranger! Tellement familière, tellement intégrée dans nos comportements parfois, au point qu’on laisse passer des opportunités. Au point de laisser passer sa vie si l’on ne réagit pas.
J’ai eu tant peur de déranger pour demander un renseignement.
Pour avoir une confirmation.
Pour lancer une invitation.
Pour parler de mon travail.
On va se le dire: personne n’aime être dérangé.
Mais qui aime être bloqué dans sa journée, ses projets, tout ça par crainte d’aller vers les autres?

Les fausses bonnes excuses

Vous les connaissez, n’est-ce pas?
Ce n’est le bon moment.
Je ne suis pas encore prêt.
Je vais attendre d’avoir plus de temps.
Je le ferai…
quand j’aurai une meilleure têtêe
quand il n’y aura personne autour pour m’entendre
quand j’aurai fini de me former sur ce sujet
quand l’autre aura l’air de bonne humeur
Complétez la liste!
Et en face de ces bonnes excuses, rendons-nous à l’évidence: il n’y aura jamais de moment parfait.
Le moment parfait c’est celui où nous nous lançons.
C’est justement l’unique et bonne raison d’y aller: qui sait si l’occasion se représentera?
Avons-nous une garantie qu’il y aura un meilleur moment?
Au fond de nous, nous savons bien que non.

Les autres peurs derrière la peur de déranger

Vous êtes hypersensible: vous savez observer finement.
C’est là un grand atout pour affiner la connaissance de soi et pour justement sortir des schémas inhibants.
Que va-t-il se passer si nous dérangeons quelqu’un?
L’autre peut réagir négativement envers nous: râler, se mettre en colère, refuser.
L’autre peut nous faire savoir que nous le dérangeons mais accepter notre demande.
L’autre peut ne pas répondre du tout.
Je suis sûre que vous avez d’autres scénarios en tête: la peur est un gros moteur pour anticiper les interactions sociales…
Et si vous creusez, vous allez trouver ce qui se cache derrière tout ça: oui, vous le savez.
C’est la peur du rejet.
La peur d’avoir honte.
La peur de se sentir vulnérable.
La peur de ne pas être parfait.
Ouf, tout ça!
Vous sentez l’enjeu qu’on peut mettre derrière une action anodine comme taper à la porte d’un collègue pour demander un renseignement?

Agir sans pression ni jugement

Voilà, on y est: nous pouvons nous défaire de cette peur en nous entraînant à agir sans pression ni jugement.
Cela demande de la constance et beaucoup de bienveillance envers soi.
Je me rappelle toutes les fois où j’avais si peur d’oser demander, et où après coup j’étais si fière et soulagée.
Prendre un premier risque. Et constater que rien de grave ne s’est passé.
Continuer. Et commencer à prendre confiance en soi.
Petit à petit, cela aide à suivre son élan plutôt que s’inhiber par réflexe.
Alors, c’est une sorte de gymnastique mentale?
Oui c’est ça!
Il s’agit de
  • Poser ses actions en conscience, en restant ouvert aux possibilités.
  • Faire confiance l’autre aussi sur sa capacité à dire si nous le dérangeons (pas forcément de la façon dont nous le voudrions, mais cela n’est pas de notre fait)
  • trouver une façon de nous exprimer pour être à l’aise dans sa demande
Au bout, il y a la fierté d’avoir franchi le pas.
Le sentiment de sécurité intérieure qui se renforce.
Et les progrès pour oser davantage, toujours dans le respect de l’autre évidemment.
Se sentir libre, avancer dans sa vie et ne plus subir la procrastination.
Parce qu’il n’est pas facile de s’entraîner seul à « oser déranger » les autres, j’ai à coeur de transmettre dans ma pratique des outils de communication efficaces, sous un angle ludique.
Mon approche par la voix permet à chacun de reprendre possession de son potentiel d’expression et de trouver une façon d’être pleinement soi, en osant en douceur et à son rythme. La voix est un des canaux fondamentaux d’expression : être à l’aise avec sa propre voix, c’est pouvoir être à l’aise avec les autres.
J’offre la possibilité de s’exposer à l’expression spontanée de soi, dans un cadre sécurisant et bienveillant. En vous entraînant à plus de spontanéité, en développant votre propre façon de vous exprimer, respectueuse de votre nature profonde, vous gagnez en affirmation et vous cultivez le plaisir d’être soi sans peur du regard des autres.