Vous pensez régulièrement à cette idée que vous avez depuis un moment

  • écrire un article de blog sur votre dernier voyage
  • commencer un nouveau projet de couture
  • peindre le paysage qui vous a marqué cet été

 

Un des phénomènes liés de près ou de loin à la procrastination est l’action au pied du mur.

Parfois, on ne sait pas faire autrement: on n’est bon que dans l’urgence…

Vous voyez de quoi je parle?

Si vous avez manqué le premier article de cette série, vous le retrouverez ici.

 

Ca revient par vagues dans votre mental, mais où est votre idée? Dans ce mental justement, enfermée, cadenassée, privée de vie.

Elle n’a pas encore pris corps, mais vous y pensez, bien sûr…

Sauf que le temps file.

Si vous êtes comme moi, le changement de saison vous fait peut-être l’effet d’un électrochoc : panique à bord, l’été est fini et mon idée est toujours coincée!

On procrastine pourquoi dans ce cas?

 

Procrastiner à cause d’un délai inadapté

 

  • Un délai trop long

On laisse les semaines défiler avant la date butoir.

On attend la dernière ligne droite pour paniquer et se mettre à l’ouvrage, mi-angoissé mi-stimulé par le défi de réussir quand même en un temps record. Ca peut avoir du bon. Mais c’est très risqué et surtout épuisant.

D’un autre côté, si vous fonctionnez comme ça, vous n’aurez sûrement aucune affinité avec un fonctionnement beaucoup plus régulier, avec suivi d’un planning à la clé.

 

  • Absence de délai

qui va nous réclamer la peinture du paysage rêvé?

qui va nous demander des comptes sur l’écriture de notre livre?

ou sur le morceau de musique commencé le mois dernier?

Si personne ne nous a donné une date, on n’a aucune obligation de commencer ni de finir.

On ne s’est pas engagé vis-à-vis de soi.

Pas de deadline, rien qui presse. On s’arrange avec soi.

Et donc, bien souvent, on se fait passer en dernier et on ne tient aucun engagement vis-à-vis de soi-même.

 

 Le cercle vicieux de la procrastination

 

Le danger avec ce fonctionnement, c’est de n’avoir aucun résultat et de laisser à l’état d’idées ce qui aurait dû devenir des créations bien tangibles.

On se démotive, on se décourage, on se dévalorise.

C’est normal: on avait plein d’idées, et on n’arrive à rien!

Il nous manque la mise en route du circuit effort-réalisation-résultat-gratification.

On peut pourtant  retourner cette procrastination à notre avantage.

Laisser les idées s’entasser un peu, décanter, rêver, c’est bien.

Un temps.

Pour être véritablement créatif, pour que les autres puissent le constater, il faut libérer l’idée de la cage mentale et passer à la réalisation.

Un pas après l’autre.

Et c’est là qu’intervient la notion de délai et surtout d’engagement que cela représente.

 

 3 conseils pour limiter la procrastination dans les projets créatifs

 

Donc voilà ce que je vous propose d’essayer de mettre en place, si vous n’arrivez pas à amorcer la réalisation d’une idée de création:

  • donnez-vous une date butoir pour tout ou partie du projet, en étant vraiment indulgent et réaliste quant au temps qu’il vous faut. Tout en ne fixant pas une date trop éloignée non plus, sinon votre cerveau va s’ennuyer et repousser l’idée à plus tard puis à jamais.

 

  • dans l’idéal, donnez cette date à quelqu’un qui saura vous la rappeler: engagez-vous auprès des autres en leur parlant de vos projets et de leur date de réalisation. Dites-leur quand vous serez à même de leur montrer ce que vous avez fait, de façon concrète. A défaut, annoncez-le sur vos réseaux sociaux, notez-le sur votre agenda de façon à l’avoir bien en vue. Gardez l’échéance à portée de vue sur un calendrier ou un semainier, pour ne pas vous retrouver devant la page du jour J en ayant presque oublié!

 

  • bref, gardez votre mental stimulé par cette idée de réalisation! Cela est d’autant plus facile si vous rétrécissez l’écart de temps entre le moment où vous avez l’idée et celui où vous commencez à mettre les mains dans le cambouis. Ne laissez pas votre idée s’enfermer, s’évanouir, prendre la poussière. Comme une flamme, elle a besoin d’être entretenue.